• Les protéines dans l'alimentation des oiseaux

     

    Les protéines dans l'alimentation des oiseaux

     

    LES PROTÉINES DANS

    L’ALIMENTATION DES OISEAUX

    Les protéines sont des composés très complexes souvent connus aussi sous les termes de matières azotées, albumines, matières protéiques. Les protéines sont toujours d'origine vivante, animale ou végétale. Elles sont constituées par des enchaînenents complexes d'un grand nombre de molécules élémen­taires chimiquement assez simples, les acides aminés, que l'on peut fabriquer par synthèse chimique ; ces acides aminés (donc également les protéines) sont constitués de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote ; certains contien­nent du soufre. Une protéine donnée est faite de l'enchaînement, dans un certain ordre et répété un grand nombre de fois, d'un certain nombre d'acides aminés.

    Du point de vue alimentaire, les protéines apportent donc en particulier l'azote qui permet à l'organisme de constituer ses propres tissus vivants ; pour cela la digestion détruit les protéines et les réduit en acides aminés et souvent même détruit ces acides aminés eux‑mêmes : à partir des éléments de ce jeu de construction », l'organisme reconstruit des acides aminés puis les protéines qui lui sont propres. Cependant il existe certains acides aminés que l'organis­me animal est incapable de fabriquer et, tout comme des vitamines, il faut absolument que ces acides aminés dits «essentiels» ou «nobles» figurent dans la molécule des protéines présentes dans la ration. C'est le cas de la méthionine par exemple.

     

    DESTRUCTION DES PROTÉINES

    Dans un organisme, il y a constamment des cellules vivantes qui meurent et sont remplacées par d'autres : ces cellules mortes libèrent des produits azotés ; les protéines en excès dans la ration sont digérées et utilisées à la production d'énergie ou de chaleur tout comme les sucres ou les graisses. Il en résulte encore des déchets azotés.

    Chez le marrimifère, ces déchets sont éliminés par les reins sous forme d'urée ; chez l'oiseau,sous forme d'acide urique et d'urates. Ce sont ces urates qui constituent l'urine (solide) des oiseaux et que l'on trouve dans les fientes sous la forme de matières blanchâtres.

     

    TROUBLES ET AFFECTIONS LIÉS AUX PROTÉINES

           FIEVRE ET DIARRHÉE BLANCHE:

    Dans de nombreuses maladies on note le symptôme diarrhée blanche qui n'a rien de caractéristique et est lié à la fièvre. L'élévation de la température corporelle correspond à une produc­tion accrue de calories qui devrait être compensëe par un apport alimentaire plus important de graisse ou surtout d'hydrates de carbone plus rapidement utilisables ; en leur absence, en raison de la perte d'appétit de l'oiseau malade, l'organisme brùle ses propres tissus, ses protéines, pour faire des calories. L’oiseau malade et fiévreux maigrit ,non seulement parce qu'il mange peu mais aussi parce qu'il perd ses réserves plus vite qu'un oiseau bien portant soumis au jeûne, car il les brûle,en plus, pour les transformer en chaleur. Cette destruc­tion importante de protéines augmente les déchets azotés, donc l'élimination des urates et par suite la diarrhée blanche.

    Chez l'oiseau fiévreux, assurer un supplément d'alimentation sous forme de sucre, de miel, est une chose nécessaire ; si l'oiseau ne mange pas, sucrer son eau de boisson car, en général, il continue à boire à cause de sa fièvre.

     

    EXCES D'AZOTE ‑ TROUBLES DE L'ÉLIMINATION DES URATES

           GOUTTES VISCÉRALE ET ARTICULAIRE :

    Ce sont les reins qui assurent l'élimination des déchets azotés ‑, cette élimination peut être insuffisante en cas d’apport excessif de protéines dans l'alimentation ou par suite de lésions des reins (néphrite par intoxication, par avitamInose A, par maladies infectieuses ‑ tumeur,des reins).

    Il en résulte une accumulation d'urates, d'abord dans les reins puis dans tout l'organisme : c'est la goutte viscérale ; des urates blanchâtres apparais­sent à la surface des organes internes : coeur, foie, etc... . C'est la forme grave et aiguë, rapidement mortelle, correspondant à la crise d'urémie chez le main­mifère.

    Dans la forme chronique qui résulte en général d'un excès prolongé de protéines dans la ration, les urates s'accumulent dans les articulations, surtout des pattes, et forment des nodules blanchâtres très visibles sur celles‑ci : c'est la goutte articulaire.

    Le traitement est souvent illusoire dans la goutte viscérale dont l'évolution est rapide, il consiste à supprimer totalement l'azote de la ration. Opter pour l’alimenta­tion sucrée. En outre, donner de la pépérazine (solvant de l'acide urique) et des diurétiques. Donner de la Vitamine A pour améliorer l'état de l'épithélium rénal. Dans la goutte articulaire, la diminution des protéines sera moins totale ; les autres traitements restent valables.

     

    BESOINS EN PROTEINES :

    Ils n'ont pas été établis avec précision pour les diverses espèces d'oiseaux ; Ils sont plus importants pour les insectivores, dont la nourriture est surtout animale, que pour les granivores ; chez ces derniers les besoins sont cependant élevés pour les jeunes dont la croissance est si rapide. On considère qu'une propor­tion de 18 à 20 % de protéines est correcte pour les jeunes canaris. Une fois la croissance terminée, cette proportion peut être réduite de moitié.

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