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    Depuis des dizaines d'années, les fabricants et vendeurs de médicaments ont fait

    en sorte que le cholestérol serve de bouc émissaire dans les maladies cardio-

    vasculaires, et ceci sans preuves vraiment tangibles. Fort heureusement,

    des hommes de science courageux et épris de vérité, se sont élevés, contre ces mensonges et partis-pris intéressés, trop souvent hélas en pure perte.  Cependant,

    un peu partout, des scientifiques ont repris le flambeau. C'est le cas en France,

    du Professeur Philippe Even dont la compétence et la probité

    ne peuvent être mises en doute.

    Les explications que nous donne aujourd'hui le Professeur Even, corroborent 

    l'article qui suit à propos duquel il est important de noter qu'il a éte publié

    dans notre revue Sélections Avicoles, en Janvier 1973 à partir d'observations

    faites depuis le début des années 1900.


     LES ŒUFS ET LE CHOLESTEROL

     

    Depuis longtemps, le rapport a été établi entre la dose de cholestérol dans le sang, et l'athérosclérose. Dès le début, la réaction logique a été : «pour éviter l'athérosclérose (ou artériosclérose), éviter de consommer des aliments riches en cholestérol». Sans que cette méthode de prévention ait apporté la preuve de son efficacité, elle a été admise par le corps médical, puis par le grand public, sous l'impulsion de la presse « spécialisée» dans les questions de santé. C'est ainsi qu'il y a quelque temps on a pu voir une photo en couleurs représentant un poulet prêt à r6tir et un morceau de veau, avec un gros titre : «ces viandes infiltrées de cholestérol» ; le lecteur devait sans doute le voir, ce cholestérol ennemi, dans ces viandes qui, bien entendu. étaient baptisées pour la cir­constance : poulet d'élevage et veau aux hormones.

    Mais avant d'en arriver à ces excès de plume et de photo­graphie, la première victime de ces notions fut l'oeuf qui, cela est bien connu, contient des quantités notables de cho­lestérol.

     

    Or, depuis peu, on sait que ces données sont fausses. Le cholestérol du sang, le cholestérol qui se dépose dans certaines artères, n'a aucun rapport avec le cholestérol consommé ; c'est uniquement du cholestérol fabriqué par l'organisme. Bien plus, il apparaît que l'organisme en fabrique d'autant plus que la ration alimentaire est pauvre en cholestérol. On peut donc même être amené à prendre le contrepied de ce qui était admis, et à conseiller le cholestérol pour éviter les maladies cardiaques !

     

    C'est évidemment une révolution dans ce qui était admis depuis 60 ans ; bien des médecins généralistes risquent de rester encore longtemps sur un principe aussi ancré dans les esprits, et ne parlons pas du grand public et de la presse «santé» qui, avec le cholestérol, va perdre son serpent de mer.

    Les aviculteurs américains ont immédiatement compris que c'était une nouvelle importante qu'il fallait que chacun d'entre eux (ainsi que tous ceux qui sont intéressés par l'avi­culture), diffuse auprès de son médecin d'abord, auprès du public ensuite, Divers articles ont paru sur ce sujet dans la presse avicole américaine, et nous donnons ci‑après, la tra­duction d'un article paru dans Poultry Digest. C'est le conden­sé d'une causerie intitulée «les oeufs et le cholestérol», faite par le Docteur R. C. Atkins, médecin à New ‑York, devant 700 personnes, au cours d'un dîner offert en l'honneur de P. Alampi, secrétaire de l'Agriculture du New Gersey.

     

    Le Dr. Atkins est un médecin spécialisé en maladies de la nutrition et dans le métabolisme des hydrates de carbone. Il est affilié au St Luke's Hospital. Il est l'auteur du livre «La révolution diététique du Dr. Atkins», publié aux U.S.A. le printemps dernier.

     

                                     CE N'EST PAS LE CHOLESTEROL DES OEUFS

    QUI EST LE COUPABLE, MAIS LE SUCRE.

     

    1 - La majeure partie du cholestérol du sang n’a pas été absorbée, mais est fabriquée par l'organisme.

    2 - On ne peut pas augmenter le taux de cholestérol sanguin en man­geant plus de cholestérol.

    3 -  La dose d'insuline dans le sang est étroitement liée aux troubles cardiaques.

     

    Il y a 60 ans, on a montré qu'il y avait une relation entre la dose de cholestérol dans le sang, et une maladie que l'on venait de découvrir : l'athérosclérose.

     

    Au cours des années qui ont suivi, on n'a jamais pu avoir la preuve que la dose de cholestérol dans le sang, qui ne pouvait être diminuée par le régime alimentaire, influait en quelque sorte que ce soit, sur les maladies cardiaques.

     

    Cependant, presque tout le monde est prêt à accepter la recom­mandation médicale comme définitive. Et les médecins font preuve de cette logique que l'on attend de personnes non informées ; le Dr. A. Yudkin, l'un des plus grands nutritio­nnistes du 20ème siècle appelait cela «logique du Reader's Di­gest» : vous avez du cholestérol dans l'aorte et il y a du cholestérol dans les oeufs. Donc, si vous mangez des oeufs, vous augmentez votre cholestérol. Cela semble parfaitement logique. Cependant, maintenant, on a beaucoup appris sur le metabolisme sanguin et sur le cholestérol.

     

    L'ORGANISME FABRIQUE SON CHOLESTEROL

     

    La majeure partie du cholestérol du sang est synthétisé par l'organisme, et rie provient pas de l'alimentation. Environ 25 pour cent viennent de l'alimentation et 75 pour cent sont fabriqués par l'organisme. Si nous pouvions supprimer com­plètement le cholestérol de notre alimentation, notre organisme se mettrait à en produire davantage, et la dose totale ne serait pas sensiblement modifiée.

     

    Pour chaque dose de 100 milligrammes de cholestérol que l'on enlève de la ration alimentaire, on abaisse le cholestérol sanguin d'environ 3 unités. Pour quelqu'un qui aurait une dose de cholestérol de 2000 mg/litre ‑ ce qui est le cas générai ‑, en enle­vant 100 mg de cholestérol du régime, le cholestérol sanguin deviendra 1970 mg/litre, soit une baisse de 1,5 pour cent.

     

    Un oeuf contient environ 200 à 250 mg de cholestérol. Dans l'alimentation américaine actuelle, il se consomme en moyenne, à peu près un oeuf par jour et par personne. Cette moyenne a subi une baisse, et auparavant, il se consommait plus d'un oeuf par jour, alors que nous sommes maintenant un peu en‑dessou s ( en 1970, 320 oeufs par personne et par an).

     

    Lors de statistiques faites en 1965, chaque personne absor­bait environ 275 mg par jour de cholestérol provenant des oeufs et la quantité totale se situait autour de 520 mg, ce qui fait ressortir que les oeufs apportaient un peu plus de la moitié du cholestérol quotidien.

     

    Si une loi interdisait la consommation des oeufs, le cholestérol sanguin ne baisserait donc que de 8 unités, soit environ de 3 à 4 pour cent. Ce n'est pas suffisant pour changer quoi que ce soit aux maladies cardiaques

     

    LE PRINCIPE DE LA CONSTANTE

                                                                                                   

    L'organisme vivant a un principe qui est de maintenir constantes, un certain nombre de données. Si nous mangeons du sucre, notre pancréas secrète plus d'insuline pour que la dose de sucre dans le sang (glycémie) reste sensiblement constante. Si nous mangeons plus de graisses, l'organisme s'efforcera de brûler l'excès. Il en est de même pour le cholestérol. ­Plus on en mange, moins l'organisme en fabrique, et on ne peut augmenter sensiblement le cholestérol du sang en mangeant plus de cholestérol.

     

      Pourtant, il ne fait aucun doute que quelque chose dans notre alimentation, favorise les maladies de coeur. Ce n'est qu'en 1911 que le premier cas de thrombose coronaire fut décrit Il a fallu arriver au 20ème siècle pour découvrir une maladie dont plus de la moitié d'entre nous sommes menacés.

     

    Pourquoi cela n'a‑t‑il été découvert que si tard ? Ce n'est pas faute de compétence des pathologistes de nos universités ; ils étaient parfaitement habiles et compétents en anatomie pathologique, et capables de trouver ce qui était anormal. Et pourtant, ces spéciaIistes n’ont pas décrit la thrombose coronarienne. Cela semble invraisemblable compte tenu de la fréquence actuelle de cette maladie ; on peut donc dire qu'il s'agit vraiment d'une maladie du 20ème, siècle.

     

    LES SINGES ET LE REGIME ALIMENTAIRE AMERICAIN

     

    Nous avons toujours rencontré des difficultés en expéri­mentation animale. Nous n'avons jamais pu provoquer chez l'animal d'athérosclérose, c'est à dire de durcissement des artères.

     

    Il n'y a que très peu de temps que le Dr Wisler a montré que la meilleure façon de la provoquer chez le singe, était de lui donner à manger exactement ce que mangent les américains.



      Le Dr. Wilser et son équipe avaient tenté de parvenir à ce résultat en donnant aux singes du cholestérol, des graisses saturées et beaucoup d'autres choses, en vain. Mais, quand ils ont commencé à les alimenter avec le régime habituel des américains : pizzas, céréales, glaces, sucre candi et scraps, alors les singes commencèrent à présenter les mêmes genres de troubles coronariens que l'homme.

     

    PROGRES DES MALADIES CARDIAQUES

    BAISSE DE LA CONSOMMATION D'OEUFS

     

    L'augmentation des maladies cardiaques est un fait très réel. L'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) en fai depuis ces dernières années seulement ‑ l'étude. Nous igno­rons quelle en était l'importance au 19ème siècle, mais elle était sùrement très faible. Nous avons vu leur fréquence aug­menter de 20 pour cent au cours des quinze dernières années. Au cours de la même période, la consommation d'oeufs par personne baissait de 20 pour cent.

     

    Quand l'O.M.S. a poussé ses investigations dans d'autres pays, elle a relevé qu'au Japon, il y avait eu dans la même période, une augmentation de la consommation de graisses saturées et de produits laitiers, et celle des oeufs avait aug­menté de 300 pour cent. On a pu vérifier ainsi qu'il n'y a pas de corrélation entre la consommation d'oeufs et les troubles cardiaques, et chaque fois qu'une étude a été faite sur ce problème ; les résultats ont été les mêmes.

     

    En Israël, un certain Dr. Kahn, qui s'est beaucoup inté­ressé aux tribus du Yémen, avait été surpris de constater que ces gens ignoraient le diabète, les maladies de coeur et les troubles de l'aorte ‑ trois choses qui dans notre société, vont de pair, souvent chez un même individu.

     

    Après la seconde guerre mondiale, beaucoup de yéménites gagnèrent les villes. Vingt ans plus tard, ils présentent le même pourcentage de troubles cardiaques que les autres habi­tants des villes ; un examen minutieux de leur régime alimen­taire révéla que leur consommation de graisses d'oeufs et de presque toutes les autres choses était sensiblement la même qu'avant leur installation en ville.



      Pourtant, il y avait une différence significative. La con­sommation du sucre était une chose inconnue dans les tribus yéménites, alors que ceux qui étaient venus vivre en ville s'étaient mis à consommer les mêmes quantités élevées de sucre que les autres habitants de la ville.

     

    Dans chaque étude sur la fréquence des maladies de coeur, une corrélation a pu être établie avec la consommation de sucre ou d'hydrates de carbone raffinés comme la farine ou le riz poli.

     

      En Afrique,  les Massaïs et les Somburos sont connus pour leur très faible dose de cholestérol dans le sang. Pourtant, ils ont un régime très riche en cholestérol et en graisse, mais ils ne mangent pas de sucre. Les Esquimaux n'ont jamais de maladies de coeur, tant qu'ils vivent du seul régime esquimau qui n'est guère que de la graisse.

     

      LE REGIME ALIMENTAIRE DES AMERICAINS A CHANGE

     

     La preuve la plus évidente est donnée par une étude du régime alimentaire des américains au cours des 130 dernières années. En 1840, la consommation annuelle de sucre par tête ne dépassait pas 7 livres. Au début du siècle, elle était montée à 60 livres ; à la fin de la seconde guerre mondiale, elle était à 100 livres ; et elle est maintenant à 120 livres ( 1 livre = 454 g.). Si nous y ajoutons le sucre contenu dans les sirops, le miel, les fruits et le lait, cela porte à 170 livres environ.

    Aux yeux de tous ceux qui ont étudié les maladies de coeur, cette consommation de sucre est l'explication de leur fré­quence actuelle.

     

    NOS ANCETRES ETAIENT DES MANGEURS DE VIANDE

     

     Nos lointains ancêtres ‑ avant la civilisation ‑ étaient carnivores. Ils ne savaient pas cultiver les céréales et ne pouvaient que chasser. Peut‑être mangeaient‑ils des oeufs pris dans les nids, quelques fruits sauvages de faible valeur énergétique. Cette race a survécu avec une ration contenant 90 pour cent de graisse et de protéines, et pas plus de 10 pour cent d'hydrates de carbone.

     

    Puis vint la révolution agricole quand l'homme a commencé à cultiver les céréales. A cette période correspond à peine 1 pour cent de la présence de l'homme sur la terre. Il disposait alors de céréales brutes, telles qu'elles sont récoltées, mélangées dans sa ration, avec graisses et protéines, ces dernières constituées, comme pour nous, de viande et d'oeufs. Et ce n'est pas en ces 100 dernières années, que l'organisme humain pouvait s'adapter à une aussi invraisemblable consom­mation de sucre tellement différente de tout ce que notre orga­nisme avait pu consommer jusque là.

     

    Actuellement, notre organisme fait face à cet apport in­considéré de sucre, en secrétant de l'insuline. Notre pancréas est ainsi capable de faire face à peut‑être 10, 15 ou 20 livres de sucre raffiné par an.

     

    En revanche ce même organisme ne peut faire face à 100, 150, voire 200 livres de sucre raffiné, comme cela arrive parfois. Cela se répercute sur le pancréas qui commence à fonctionner de façon désordonnée parce qu'il ne peut contrôler la dose d'insuline. Il devient suractif, et produit trop d'insuline. Nous arrivons ainsi à con­server une faible dose de sucre à cause de ce taux élevé d'insuline. Quand le pancréas devient incapable de faire face, le diabète survient. Dans ce processus, il y a un rapport entre la forte dose d'insuline secrétée, et les maladies de coeur.

     

    LE ROLE DES TRIGLYCERIDES

     

    Nous avons trouvé que la dose de cholestérol avait une corrélation avec les maladies de coeur. Un peu plus tard, cependant, nous avons découvert qu'une autre graisse, un triglycéride, avait elle‑même un rapport. Le triglycéride est la graisse que l'on stocke quand on est trop gros, et qui constitue une partie des cellules graisseuses. Ces triglycérides sem­blent avoir autant de rapport avec les maladies cardiaques que le cholestérol, et toute étude ou théorie qui cherche établir un rapport cholestérol/maladies cardiaques sans tenir  compte des triglycérides, est incomplète. Il est possible d'élever la dose de cholestérol et de réduire les triglycérides sans rien changer. On peut aussi réduire le cholestérol et augmenter les triglycérides sans rien changer non plus. Pour arriver à un résultat, il faut abaisser l'un sans augmenter l’autre.

     

    RAPPORTS ENTRE INSULINE ET TROUBLES CARDIAQUES

     

    Nous avons vu que la substance présente dans le sang qui avait le plus de rapports avec les troubles cardiaques, est l'insuline. Et les sucreries que nous devrions éviter sont ce qui fait produire le plus d'insuline. Nous savons tous que l'insuline est produite quand nous mangeons du sucre.

     

    C'est la relation qui existe entre l'incidence croissante des maladies cardiaques, et la modification de notre régime alimentaire. Il existe une foule de faits qui prouvent le rôle de l'insuline dans les troubles cardiaques. Un pathologiste a pu montrer que si l'on injecte de l'insuline à un rat, la formation d'athérosclérose est augmentée.

     

    EFFET DE FORTES DOSES DE SUCRE CHEZ LE RAT

     

    J'ai récemment rendu visite au Dr. John Goodkin, à Lon­dres. C'est probablement le plus grand nom dans la compré­hension des maladies cardiaques. Il m'a montré les photo­graphies d'aorte d'animaux de laboratoire, qu'il avait prises. Les sujets recevant un régime riche en sucre présentaient des dépôts de graisse sur toute l'aorte. Ceux qui avaient reçu le même régime mais sans sucre, avaient des aortes normales.

     

    Il y a bien d'autres faits techniques qui montrent qu'il n'y a aucun rapport entre la consommation d'oeufs et les maladies cardiaques. Les graisses présentes dans le sang ont mainte­nant été divisées en 5 types numérotés de 1 à 5. Un type correspond à une forte teneur en cholestérol, un autre à un taux élevé de triglycéride, un autre à une combinaison des deux. Dans nos études, 95 pour cent des sujets étaient nor­maux ou du type 4. Ce type 4 correspond au plus grand trouble, à une forte teneur en triglycéride. Il a été prouvé sans l'ombre d'un doute que ce type 4 est lié à une forte consommation de sucre et hydrates de carbone ; il est sans rapport avec la consommation de graisse.

     

    Nous avons traité 8.000 patients avec un régime spécial réduisant les hydrates de carbone, mais nullement les oeufs, la viande et les graisses saturées.

     

    QUAND LES ŒUFS FONT BAISSER LE TAUX DE CHOLESTEROL

     

    Avec ce régime, 63 pour cent des sujets traités ont montré une baisse du taux de cholestérol ‑ 11 pour cent ont présenté une baisse de 100 unités ou plus, c'est‑à‑dire une diminution fantastique. Dans de tels cas, le problème du cholestérol disparut, bien que nous leur disions de manger autant d'oeufs qu'ils le désiraient. En outre, 95 pour cent ont montré une baisse du taux de triglycérides.

        

    Nos théories s'écartent des données admises. Je ne sais pas comment la profession médicale ‑ et ceux qui ont recom­mandé de réduire la consommation d'oeufs ‑ peuvent être assez ignorants du métabolisme du cholestérol pour ne pas savoir que les oeufs n'ont rien à y voir. Ils sont vaguement au courant qu'il y a une erreur de régime parce qu'il y a recru­descence de maladies cardiaques, et ils pensent qu'il faut faire quelque chose. D'une façon ou d'une autre, ces hommes là se sont trouvés en position d'autorité, et du fait qu'ils ont eu à prendre position, ils ont dit la seule chose qu'ils sa­vaient : « s'il y a trop de cholestérol, cela vient des œufs ».

     

    C'est sans doute qu'ils ne sont pas au courant d'études comme les nôtres car, en toute vérité, nous avons eu des difficultés à la suite de la publication de nos travaux. Des personnes comme le Dr. Frédérik Stare, de Harvard, conseil de l'Institut Américain des Céréales, ont à contrôler beaucoup de publications sur la nutrition. Chaque fois que nous écrivions quelque chose qui ne correspondait pas à son propre point de vue, cela était rejeté. C'est pourquoi nous avons dû avoir recours à des publications banales pour faire connaître nos idées.

     

    Ce dont l'Amérique a besoin, c'est d'un régime alimen­taire totalement révolutionnaire. Nous devons revenir à l'ali­mentation des 17, 18 et 19èmes, siècles, avant que nous subissions une recrudescence des troubles cardiaques. C'est une alimentation qui est très pauvre en hydrate de carbone purifiés et qui comprend des oeufs, de la viande, et toutes les autres protéines.

     

    Plutôt que de jouer le rôle de bouc émissaire, l'aviculture serait bien inspirée de patronner des recherches, je peux lui promettre qu'elle sera très heureuse ‑ sans préjuger des recherches entreprises ‑ que ces études, avant tout autre chose confirmeront qu’une forte consommation d'oeufs est, de toutes manières, un progrès par rapport à notre régime alimentaire actuel. Il est grand temps de faire quelque chose.

     

     


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    EMPECHER LE PICAGE CHEZ LES POUSSINS

     

    Au cours de l'élevage des poussins, vous constatez que les jeunes sujets se piquent fâcheusement les uns les autres, s'arra­chent mutuellement les plumes, arrivant même à provoquer la mort de plusieurs d'entre eux. Il convient donc de supprimer sans délai la cause de cette affection d'origine physiologique, due soit à un déséquilibre alimentaire, soit à des conditions anormales de vie.

     DÉSÉQUILIBRE PHYSIOLOGIQUE

    Lorsque le picage est la conséquence d’une ali­mentation déséquilibrée, il résulte soit d'une carence en matières azotées, soit d'un manque de vitamines. Dans le premier cas, vos jeunes élèves manquant de protéines, cherchent à s'en procurer au détriment de leurs congénères ; ils commencent à les piquer principalement à la base des plumes. La vue du sang les excitant, ils ne se contrôlent plus et arrivent à mettre à mort ceux qu'ils ont commencé à piquer. En effet, leurs attaques se situent plutôt au croupion et plus spécialement autour de l'anus, cette région du corps du poussin étant la plus vulnérable. Ayant attaqué leur victime à l'anus, ils atteignent les intestins, et se mettent alors à vider leur proie.

    Lorsque vous constatez une manifestation de picage, examinez donc la composition de la nourriture de vos élèves. Les aliments les plus riches en protéines étant les farines animales et les tourteaux, la nourriture de vos poussins doit contenir en contenir suffisamment pour que la proportion de protéines soit de l’ordre de 20 %. Les proportions des protéines ne sont peut‑être pas suffisantes dans les rations. Dans ce cas, augmentez‑les pour arriver au minimum indispensable en ayant recours à un aliment  suffisamment riche en protéines ou à des compléments alimentaires adéquats.

     CONDITIONS ANORMALES DE VIE

    Des groupes de poussins étant élevés souvent dans des conditions de vie un peu contre nature, il en résulte une sorte de déséqui­libre pour l'organisme. Ce déséquilibre provient soit du confinement exagéré dans la poussinière, soit d'une nourriture trop concentrée. Considérez ces deux points importants auxquels il vous est possible d'apporter des mesures pour faire cesser ce déséquilibre.

    A l'état naturel, les volailles prennent beaucoup d'exercice physique en se dépensant à la recherche de leur nourri­ture. Confinés en nombre dans une chambre close, les poussins privés de cet exercice physique essaient de dépenser leur énergie d'une autre façon, et c'est à ce moment que risque de survenir le picage.

    Prévenez cet inconvénient en donnant à vos élèves la possibilité de s'évader hors de la poussinière, dans le parquet enherbé attenant, dès que la tempé­rature extérieure le permet évidemment.

     PROLONGER LA DURÉE DES REPAS

    Pour conserver à vos poussins un bon équilibre « mécanique », donnez‑leur une ali­mentation bien dosée. Ils doivent absorber un volume déterminé de nourriture. Les mélanges secs et les granulés sont en général équilibrés, mais en même temps très concentrés. Vos poussins ont donc vite absorbé la dose nécessaire pour calmer leur faim ; ils passent à manger un temps beaucoup plus limité que s'ils devaient, comme primitivement, chercher leur ali­mentation dans la nature à la suite de la mère poule. Leur bec restant trop longtemps inoccupé, ils éprouvent une sorte d'ennui et cherchent quelque chose à picorer. Ne trouvant rien d'autre, ils s'atta­quent à leurs congénères.

    En pareil cas, modifiez le régime alimen­taire de vos élèves. Sans supprimer l'ali­ment composé sec dont ils disposent, ajoutez un ou plusieurs de ces aliments de suivants qui apportent du volume :

    Préparez une pâtée humide en humec­tant une partie du mélange sec. L'absorp­tion de celle‑ci étant plus longue, vous pro­longerez la durée des repas. Distribuez cette pâtée humide en supplément de la pâtée sèche ou des granulés. Veillez cependant à ce que cette préparation humide soit consommée dans la demi-journée car elle risque de fermenter, surtout en été. Vous pouvez aussi distribuer dans la litière et en faibles quantités, des petites graines comme le millet et le sorgho. Ajoutez également des légumes. Ces derniers n’étant pas très nourrissants, vos élèves en mangeront une quantité relativement importante pour être suffisamment rassasiés.

    Donnez‑leur à picorer de la verdure (choux, laitue, chicorée, épinard, mouron blanc, carottes, betteraves). Ainsi occupés, ils n'éprouvent plus cette sensation de faim provoquée par la concentration d'aliments qu'ils absorbent et qui les nourrissent, mais cela sans vraiment satisfaire leur faim. Ne ressentant plus le besoin de manger, ils ne sont plus tentés de s'adonner au picage. Parez à cet inconvénient en distribuant chaque jour verdures et racines sur lesquelles vos poussins occupent leur bec désoeuvré.

    Voici des moyens à votre portée. Connaissant les causes de ces regrettables déviations et les moyens d'y remédier, vous pourrez mettre ces derniers en oeuvre avec toutes les chances d’obtenir des résultats satisfaisants.

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    Poule Orloff

     

     


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    LE REGIME ALIMENTAIRE

    DES JEUNES PONDEUSES

    Lorsque les poulettes entrent en ponte, elles doivent être bien développées aux points de vue ossature et muscles, tout en n'ayant que le minimum essentiel de graisse sur le corps. L'alimentation doit satisfaire les besoins particuliers de chaque lignée.

    Plusieurs régimes alimentaires ont été suggérés pour la croissance des poulettes de race légère. Ils varient beaucoup de l'un à l'autre et chacun a ses adaptations spécifiques. Si le régime suivi dans le moment donne de bons résultats, il faut y regarder à deux fois avant de changer car le succès n'a pas de substitut.

    Certes, il n'y a pas de système parfait pour développer un oiseau. On peut en utiliser plusieurs étant donné que les différentes lignées d'oiseaux actuellement élevées varient beaucoup. Une lignée peut très bien répondre à un régime alors qu'une autre en exige un complètement différent.

    Prévoir une bonne charpente

    Quelle que soit la lignée, l'objectif est le même dans le développement des oiseaux. A l'âge de 22 semaines, le squelette doit être bien développé. Cela est très important car si l'ossature n'est pas parfaite lorsque les poulettes entrent en ponte, elles présen­teront de nombreux cas d'anomalies au bréchet et aux pattes.

    Il importe aussi que l'oiseau ait un bon développement musculaire. S'il ne l'a pas atteint, il faudra qu'il y parvienne une fois entré au poulailler de ponte. Ses besoins en protéines seront plus grands et l'efficience alimentaire peut s'en trouver réduite, car seront détournées à d'autres fins les protéines prévues pour les besoins de la ponte. Il est fort probable alors que la production d’oeufs ne persistera pas aussi longtemps que l'aviculteur le désire.

    Maintenir le taux de graisse au minimum

    S'agissant de l'embonpoint de l'oiseau, la poulette doit porter le minimum de graisse. Ce point est important car le gras est dispendieux à former, et il n'est pas béné­fique quand la poulette entre en ponte.

    La plupart des aviculteurs sont d'avis que leurs poulettes devraient être âgées d'environ 22 semaines lorsque 10 % sont en production. Elles donnent ainsi un minimum de petits oeufs, et pondent au maximum durant une longue période sans arrêts subits.

    Toutes difficultés qui surgissent lors de la croissance des oiseaux posent plusieurs problèmes. L'un de ces problèmes réside dans le fait que les poulettes de différents élevages réagissent différemment. Certains sujets ont tendance à faire de la graisse een conséquence de quoi il faut restreindre leur alimentation dans le poulailler de ponte. Les lignées les plus légères ne sont généralement pas enc!ines à faire du gras et on peut leur servir un régime alimentaire complet durant toute la saison de ponte. Il y a lieu de tenir compte de la saison et d'ajuster le régime alimen­taire en conséquence. Il faut traiter diffé­remment les jeunes éclos en automne et ceux éclos au printemps.

    Différences entre les lignées

    Chez les oiseaux matures, les exigences alimentaires ne sont pas les mêmes chez toutes les lignées si on s’en réfère à la littérature existante. Les besoins en protéine varieraient entre 12 et 18 %. Deux raisons expliquent cette différence :

    1 ‑ Les besoins en protéines varient avec les souches.

    2 ‑ Les aliments utilisés dans les rations ne sont pas toujours les mêmes.

    Besoins énergétiques

    Les besoins énergétiques des poules se situent approximativement à 2800 calories, avec une variante de 55 unités en plus ou en moins. A ce niveau, il n'est point nécessaire d'user de restriction avec certaines lignées alors que d'autres la requièrent. Ici, il faut faire preuve de jugement dans le degré de restriction à imposer en optant pour la solution la plus juste et assez stricte pour empêcher les poulettes de devenir trop grasses. En pratique. la restriction ne devrait jamais dépasser 8 % de la quantité consommée librement.

    Ajuster le calcium à la saison

    On recommande d'ajuster le niveau de cet élément avec la saison. En été, une proportion de 3,75 % est requise alors que 3,25 % suffira en hiver. Même au niveau élevé recommandé en été, la qualité de la coquille de l'oeuf posera des problèmes. Néanmoins, du calcium additionnel ne règlera pas toujours le problème.

     

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    Coq New-Hampshire

     

     


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    DE L’UTILITE DE PRENDRE EN MAINS

    LES VOLAILLES

    Un éleveur de volailles peut conserver celles‑ci en parfaite condition s'il manipule chacune d'entre elles toutes les semaines . Avec un nombre réduit d’animaux, cela ne constitue pas une tâche trop importante.

    A l'heure des repas, il est facile de les attraper pour vérifier leur forme. Ou alors, on peut les saisir le soir, à la lumière arti­ficielle, lorsqu'elles sont perchées.

    Les prendre en mains implique qu'elles soient domestiquées et familières ce qui ne posera donc aucun problème pour les captu­rer au moment des repas. Ne versez pas toute la nourriture dans les mangeoires ; donnez leur ration petit à petit afin que les volailles poussées par la faim viennent vers vous spontanément et sans crainte.

    La manipulation varie quelque peu selon l'âge des oiseaux. Les mâles et les fe­melles adultes subiront obligatoirement un contrôle lors de la mue. Tout sujet ne se trouvant pas dans un état correct doit être nourri à part durant une courte période. Il convient avant tout qu'il ne soit pas empêché de manger et si on a prévu à cet effet une cage supplémentaire, on peut y installer au besoin un oiseau afin qu'il reçoive un régime approprié. Il est vrai­ment surprenant de voir comme il peut être facile de garder les volailles en bonne forme grâce à cette simple méthode.

    Avec les jeunes poulettes, on vérifiera si elles sont bien en chair. Si on découvre un oiseau dominant dans le groupe, on fera en sorte que chaque sujet reçoive sa quantité exacte d'aliment. Dans ce cas précis, instal­lez deux mangeoires pour que chaque oiseau ait une chance de se nourrir correctement. Il est d'ailleurs préférable que le sujet domi­nant soit mis à l'écart des autres.

    Aucune poulette arrivée à maturité ne doit, durant cette période, présenter d’amai­grissement sauf si elle souffre de la présence de vers intes­tinaux, si un coryza la tracasse ou si elle est faible. Une poule qui mange bien et qui perd du poids au niveau de la poitrine peut être victime de vers surtout si ses déjections sont brunes et très liquides.

    Les poules qui ont fini de muer sont susceptibles d’avoir une épaisse couche de graisse abdominale, d’où le risque de les voir pondre des oeufs sans coquille ou de les voir confrontées à des problèmes ovariens lors­qu'elles recommenceront à pondre. Il sera alors temps de les débarrasser de cette graisse en leur fournissant une alimentation adaptée et en leur procurant davantage d'exercices et d'occu­pations, ce qui est réalisable en mettant à leur disposition une litière souple qu'elles pourront gratter à leur guise.

    La nourriture les aide à gagner un peu plus de corpulence pendant un certain temps lorsqu'elle apporte des éléments qui sont riches en matières grasses. Une ration quotidienne de verdure s'avère très utile. On peut donner de la verdure finement hachée à la mi‑journée par exemple. Des carottes finement râpées ou des oignons hachés constituent également un apport non négligeable.

    Ne tombez pas dans la mauvaise habi­tude qui consiste à supposer que les poux rouges sont uniquement dangereux par temps chaud. Inspectez les perchoirs, si possible enlevez-les pour véri­fier qu'il n'y en a pas dessous, et si vous en détectez, pulvérisez un insecticide efficace et non toxique pour les volailles,  dans les fissures là où ils sont présents.

    Quand vous manipulez les volailles, examinez le duvet abdominal de chacune d'entre elles, à la base des plumes, pour chercher les poux ou leurs oeufs. Utilisez une poudre insecticide adaptée et répétez l'opération quelques jours plus tard. Lorsque les volailles ont la possibilité de se rouler dans la terre sèche ou de la litière en bon état, elles restent relative­ment exemptes de parasites externes. Otez fréquemment les anciens matériaux de garniture des nids et remettez‑en des nou­veaux.

    Manipuler les volaille - en particulier celles destinées aux expositions - constitue un véritable atout lors des concours. Lors­qu'elles sont bien apprivoisées, elles apprennent rapidement à se tenir comme vous le souhai­tez, ce qui est un avan­tage certain. En leur apprenant à se présenter correctement, de nombreuses fautes secon­daires peuvent être corrigées.

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    LES DIFFICULTES DE LA SELECTION

    Le premier but de l'éleveur est d’améliorer ou de maintenir la production. Il peut, en même temps, s'occuper de certains points concernant le type de race ou les quali­tés économiques, comme la résistance aux maladies, la longévité, etc. A mesure qu'aug­mente le nombre de ses sélections, sa tâche devient de plus en plus étendue.

    Non seulement l'éleveur se trouve en pré­sence de difficultés évidentes en essayant de retenir un certain nombre de facteurs généti­ques dans une lignée, mais son travail est compliqué et son succès dans un sens ou un autre est souvent masqué par des facteurs en­vironnants. En sélectionnant il essaye de créer un certain génotype. Le génotype, comme le savent la plupart d'entre vous, est le total des caractéristiques génétiques de la volaille. C'est la faculté inhérente à la poule de pondre un oeuf gros ou petit, d'en produire beaucoup ou peu, d’avoir une crête simple ou non, des pattes blanches ou non, etc.

    Quelques‑unes des caractéristiques du géno­type apparaissent à la simple inspection visuelle, mais dans de nombreux cas, elles peuvent être cachées par le phénotype. On peut décrire ce dernier d’une façon grossière comme le total des facteurs environnants et des caractéristiques générales, l'aspect phy­sique de la volaille. Par exemple, votre poule peut avoir la faculté génétique de pondre des oeufs, résultant de son génotype, mais le phénomène provenant d'une mauvaise exploi­tation peut l'empêcher totalement de montrer cette faculté. Le pauvre éleveur se trouve en face du difficile travail d'essayer de fixer dans son troupeau certaines caractéristiques dési­rables, mais à moins que des soins ne soient satisfaisants, il ne peut être sûr de la réussite ou de l'échec de son effort. Il faut donc insister sur le fait que le bon élevage doit aller de pair avec une bonne gestion si l'on veut réussir.

    Revenons maintenant au but que poursuit notre sélectionneur. On suppose qu'il recherchent surtout les qualités économiques dont la production élevée des oeufs et la vitalité sont les principales. On pense qu'il veut fixer ces caractéristiques pour que ses volailles et leur progéniture les possèdent. Beaucoup d'éle­veurs ont prétendu pendant des années que les semblables produisent les semblables. Sur cette supposition qui est malheureusement fausse en ce qui nous concerne, ils ont accou­plé des femelles ayant donné une haute pro­duction pendant leur année de jeunes poules, avec des coquelets dont les soeurs avaient bien produit. Les résultats n'ont pas toujours été satisfaisants. Dans le passé la majorité de nos sélectionneurs ont agi ainsi. Il en est résulté des augmentations momentanées de la production puis une chute et le succès de nombreux éleveurs en renom a été éphémère.

    Depuis un certain nombre d’années, on constate une stagnation de la capacité de production des pondeuses plutôt qu’une amélioration durable et continue. En quoi la méthode est‑elle fausse ? La réponse est que vous ne pouvez être sûr que le comportement d'une volaille en particulier ou de quelques parents sélectionnés, puisse donner une indi­cation sur le génotype de cet oiseau.

    La solution du problème réside dans le fait que le sélec­tionneur doit contrôler chaque pas qu'il fait dans le sens de l'amélioration, c'est‑à‑dire qu'il doit contrôler la descendance avant de se lancer dans quelque groupe d'accouplements que ce soit. C'est une méthode laborieuse mais la seule qui soit sûre. Mais peut‑il réduire ce travail au moyen d’une méthode spéciale ? Peut‑il travailler sur des lignées qui les con­duiraient à une amélioration ? Il apparaît que la seule méthode qui pourrait le conduire au but est l’intraculture. Pour les buts que nous poursuivons, la seule différence entre l'intraculture et la reproduction en ligne directe est que la première pro­cède à un rythme plus rapide et le sélection­neur atteindra plus vite un bon ou un mauvais résultat.

    L'intraculture a pour effet la concentration des facteurs dans la lignée. Ils peuvent être bons ou mauvais, mais dans la descendance ils seront renforcés. A moins que votre contingent initial ne soit bon et seulement s'il ne révèle aucun facteur faible, vous obtien­drez le succès par cette méthode. D'autre part, ce n'est que par elle que vous atteindrez la sta­bilisation des facteurs que vous désirez.

    Maintenant, si vous n'avez pas tellement envie de créer un contingent d'élevage, mais plutôt une souche commerciale de pondeuses, vous pouvez essayer une pé­riode d'intraculture, puis le croisement des lignées intracultivées. Si les parents sont juste moyens, les hybrides devraient être au‑dessus de la moyenne. Mais, même avec des parents, de toute première classe, les hybrides ne seront pas nécessairement meilleurs. Cela donc peut réussir ou pas, en conséquence de quoi il est plus prudent que l'éleveur moyen s’abstienne.

    Cet article a pour but de montrer la difficulté de la tâche du vrai sélectionneur, de l'homme qui produit des sujets pour la reproduction. Si vous avez le moindre doute sur vos capacités, vous feriez mieux de vous en tenir à une bonne exploitation, de disposer d’un troupeau de pondeuses, juste moyen du point de vue du génotype et de vous procu­rer de bons coquelets chez un sélectionneur vraiment consciencieux.

     

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