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    LA VIE COMMUNAUTAIRE DE NOS PIGEONS

     

    Chaque amateur de pigeons qui les examine tous les jours, qui connaît leur comportement ainsi que leurs moeurs, connaît la vie en com­mun de nos pigeons. Nous voyons la plus petite cellule de cette vie en commun lorsque nous regardons un couple. Nos pigeons vivent par paires. Si une paire est accouplée, ce mariage dure généralement la vie entière, et la mort seule, ou une séparation violente, peut le briser.

    Ce fait ne se constate pas seulement chez nos races spéciales et chez les pigeons appri­voisés, mais peut se voir aussi chez d'autres pigeons vivant dans les clochers, les ponts, les monuments et même chez les pigeons sauva­ges des bois. C'est un véritable outrage de l'éleveur (contraire à la nature) que d'accou­pler de force ses pigeons hautement sélection­nés. Il les appareille selon l'intérêt et le but de son élevage pour atteindre son idéal. Cette violence faite aux pigeons dans un but spécial provoque souvent des effets contraires à la nature et la réaction des oiseaux dans leurs corps et "âmes" n'est pas saine. Nous savons par expérience que ces mariages forcés ne sont pas toujours fameux. Dans la plupart des cas, le mâle et la femelle se soumettent à la volonté de l'éleveur, mais des existences pa­reilles ne sont pas toujours heureuses. Très souvent les produits de ces accouplements le montrent. Mais nous avons vu aussi des cas où les deux sexes ont résisté au mariage forcé ; ils sont restés passifs et nont pas voulu s'accepter.

    Les pigeons qui se sont accouplés observent une fidélité constante. La femelle est sûre et ne regardera jamais un autre mâle, même s'il lui fait la cour ardemment. La pigeonne ne s'en préoccupera pas, sauf peut-être si son époux accuse certaines faiblesses.

    Les mâles ne sont pas aussi constants et ne donnent pas un aussi bon exemple. Mais ces accidents n'entament pas la qualité d'un ma­riage. Le mâle pigeon remplit fidèlement ses devoirs familiaux. Il n'inviterait jamais ses "amis" à son nid et les en sortirait sans le moindre respect, nonobstant que la femelle défendrait son nid par tous les moyens possi­bles. C'est pourquoi on voit rarement un mâle délaisser la femelle qu'il a choisie.

    Nos pigeons sont monogames, et dans une famille les jeunes sont inclus jusqu'à ce qu'ils aient grandi et qu'ils puissent trouver leur nourriture eux‑mêmes. Cependant, on voit souvent des cas où un couple couve de nou­veau et prend encore soin de ses petits. Cela cesse seulement lorsque la seconde couvée éclôt et réclame toute l'attention des parents.

    On ne peut trouver de querelles matrimo­niales dans la vie de nos pigeons. La femelle se soumet pleinement à son mâle. Il la conduit au nid et, dans les jours précédant la ponte, il ne lui laise aucun repos avant qu'elle ne soit sur le nid et n'ait pondu le premier œuf. La vie de famille de nos pigeons étant limitée à un couple, on peut se poser la question de savoir si on peut parler de vie communautaire. Même les jeu­nes abandonnent cette vie de famille dès qu'ils commencent à voler. A partir de ce moment ils sont des étrangers pour leurs parents et l'on ne peut noter aucune relation familiale quelcon­que par la suite.

    Y‑a‑t‑il réellement une vie communautaire dans un pigeonnier ? L'éleveur peut seule­ment procurer une manière de vivre ensemble exempte de querelles et combats. Il doit aménager le pigeonnier de façon que chaque couple ait un nid de grandeur suffisante ; il doit éliminer les sujets dépareillés. S'il néglige de le faire, il y aura de dures batailles entre diffé­rents couples et les pigeons célibataires. Les pigeons mâles sont spécialement durs et achar­nés dans ces combats. Même si vous êtes très attentifs à la dimension des nids, si vous voulez que chaque couple n'habite que le sien propre, vous trouverez quelquefois des mâles qui ne sont pas contents du leur et essayent de s'en approprier davantage.

    Comme nous l'avons souvent observé, ces mâles ne peuvent supporter aucun couple dans leur voisinage. Si un tel mâle s'est emparé de plusieurs nids et en a éjecté ses voisins par sa plus grande force, il essayera toujours d'agran­dir son territoire et deviendra le dictateur du pigeonnier. Un tel mâle doit être écarté des autres couples de la volière.

    Ainsi, voyons‑nous nos pigeons vivre dans le même habitat mais pas en communauté. Mais là où l'on trouve la communauté, c'est lorsqu'ils sont dans les airs. Ils s'y maintien­nent étroitement groupés et rarement un pi­geon isolé délaisse de lui‑même le voisinage de son pigeonnier. Les vols sont toujours effec­tués en commun et tous les habitants du pi­geonnier y prennent généralement part. Les vols d'entraimement du matin les réunissent tous, sauf ceux empêchés par l'accouvaison. Les jeunes aussi prennent part à ces vols matinaux.

    Ce genre de vie communautaire est typique chez les haut‑volants. Quiconque visitera un éleveur de cette race aura l'occasion d'observer un tel vol. Un groupe monte si haut en spirale que bientôt vous ne pouvez plus le distinguer à l'oeil nu. Les heures et les heures passent. Les oiseaux tracent régulièrement leurs cercles dans le ciel ! Subitement, l'enne­mi approche. Les pigeons, volant en ordre dispersé, se regroupent aussitôt. Le plus ra­pide devient le chef du groupe. La vitesse augmente et le maraudeur n'a aucune occasion d'entrer dans le groupe et d'enlever saproie. Sa seule chance est de briser le groupe. Un autre moyen d'éviter l'ennemi est de le dominer en montant à des hauteurs plus grandes et en lui échappant ainsi. Dans un ciel nuageux, vous ne pourriez même pas voir les pigeons à la lunette.

    Le principe de sauvegarde et de conserva­tion de la vie les fait se soumettre volontaire­ment au meilleur volant qui les conduit plus haut et les rassemble en un groupe compact àl'heure du danger. C'est leur vie communau­taire, celle que nous sommes capables d'ob­server. Vous pouvez constater la même chose si vous voyez vos pigeons reposer pacifique­ment sur le toit ; lorsqu'un oiseau de proie s'approche, ils essayent de s'échapper en for­mant un groupe compact et en montant en spirale à la plus grande hauteur. Un pigeon n'échappera jamais à un oiseau de proie en se dissimulant au sol.

    Nous concluons de nos observations que la vie communautaire de nos pigeons n'est cons­tante et sociable qu'à l'extérieur du pigeonnier ou lorsque la sécurité et la sauvegarde de leur vie est en cause.

     

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    BLOC-SEL ET MELANGE MINERAL

     

    Beaucoup de colombiculteurs sont convaincus que les mélanges minéraux qu'ils trouvent dans le commerce ou qu'ils fabriquent eux‑mêmes presque toujours d'après des formules empiriques, en particulier sous forme de blocs à picorer, apportent tous les minéraux nécessaires aux pigeons. C'est une information inexacte qui trouve ses racines dans de vieilles publications qui ne sont plus d'actualité. Elle a été maintes fais colportée par des auteurs coupables de n'en avoir jamais vérifié le bien-­fondé.

    En rélalité, les besoins du pigeon, au moins à certains stades de sa vie, sont infini­ment supérieurs à ce qu'il peut consommer en mélange minéral quelconque, et surtout en bloc‑sel, d'autant plus que les compo­sants de ces derniers sont souvent peu assi­milables, et par conséquent très mal utilisés par l'organisme de l'oiseau.

    Ce qu'il faut craindre surtout, c'est que les pigeons trient dans une composition plus ou moins pulvérulente, les éléments qu'ils préfèrent, et notamment le sel ordinaire dont ils sont avides ; cela risque de leur être bien plus néfaste que salutaire.

    Avec le bloc‑sel, les oiseaux ne peuvent pas choisir. Cependant, pour la fabrication du bloc, il faut avoir recours à un liant qui est généralement du plâtre dont la valeur alimentaire est rigoureusement nulle. Or la proportion de cette charge inutile est importante, de même que celle du grit qui, en la circonstance, n'est ni plus ni moins un petit gravier grani­tique. Le prix d'un bloc‑sel est donc loin d'être en rapport avec sa valeur réelle sur le plan alimentaire.

    De plus, si le bloc est trop dur, les pigeons le mangent mal ; s'il est trop friable ils le gaspillent. De toute manière, le bloc‑sel ne peut être considéré que comme une friandise et rien de plus. Il ne faut surtout pas lui attribuer des vertus qu'il n'a pas, ni compter sur lui pour un apport suffisant en minéraux.

    On a même vu apparaître des mélan­ges minéraux et des blocs‑sel vitaminés, ce qui ne fait qu'enrichir l'étiquette et justifier le prix plus élevé du produit. En réalité, les minéraux sont de puissants oxydants qui détruisent rapidement la plupart des vitami­nes qui leur sont associées.

    Pour les mélanges faits à l'élevage, il faut être très prudent avec certains éléments minéraux tels que le zinc et le cuivre. Ce sont des oligo‑éléments qui sont utiles sous forme de traces ; en revanche, ils sont très vite toxiques. Il en est de même pour l'iode. Il convient également de se méfier du soufre minéral (fleur de soufre) qui est sans intérêt parce que non utilisable par l'organisme, et qui peut s'avérer dangereux.

    Il faut aussi savoir que le phosphate bicalcique n'est guère plus riche en phosphore que la poudre d'os, et il l'est moins en calcium ; par contre, son prix est nette­ment plus élevé. Le calcium est le compo­sant principal des coquilles d'huîtres et de la poudre d'os. Quant au magnésium sous for­me de chlorure, il n'est guère utilisable car il est hygroscopique, c'est‑à‑dire qu'il attire l'humidité de l'air et se liquéfie ; il n'est donc pas indiqué dans un mélange sec.

    Les coquilles d'huîtres et la poudre d'os sont de bons produits, à condition évi­demment que les pigeons les consomment, ce que le sel peut aider à faire dans un mélange. Le sel doit cependant être donné avec prudence, tant les pigeons en sont friands.

    Dans la pratique, le colombiculieur doit surtout se soucier de fournir à ses élèves du calcium et du phosphore en quantité suf­fisante, et sous forme assimilable, ce qui est essentiel. Il lui faut éviter de jouer à l'apprenti sorcier avec un certain nombre d'autres éléments minéraux d'utilisation pour le moins délicate.

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    DES POIS POUR LES PIGEONS

     

    Sans les pois, il ne serait pas facile de nourrir les pigeons au grain d'une façon satisfaisante. Ils sont les soutiens de la portion de protéines du régime parce que le blé et le maïs n'en sont pas assez riches, spécialement du point de vue de leur "valeur biologique".

    Il est bien vrai que les parents produi­sent leur propre lait de pigeon pour leurs petits, quel que soit le régime. Toutefois, ils ne peuveut le faire qu'aux dépens des tissus de leur propre corps et ce "rapt" doit être restitué au moyen d'un régime, riche en pro­téines d'une haute valeur biologique. Mais le point principal est le fait qu'il faut des pro­téines en quantité, quelle que soit leur valeur biologique, car le système digestif des oiseaux est capable de synthétiser certains amino‑acides de haute valeur biologique en partant de protéines de valeur biologique réduite. Les protéines de haute valeur biolo­gique consistent surtout en amino‑acides qui activent le développement des plumes et de la chair.

    Tandis que les protéines des pois ne sont pas d'une valeur biologique élevée, elles sont du moins en plus grande quantité que celles du maïs et du blé ; et cela est d'importance avec des oiseaux comme les pigeons qui ont la faculté de synthétiser des amino‑acides spéciaux à partir des protéines, même de valeur médiocre. C'est ainsi que les pois permettent aux parents de récupérer les pertes de leurs propres tissus (dans leur jabot) tout en produisant du lait de pigeon. Bien entendu, si l'on pouvait ajouter aux pois des protéines de haute valeur biologique, les oiseaux seraient capables de produire du lait bien meilleur et beaucoup plus facilement, en sacrifiant moins de tissus de leur propre organisme.

     

    RATIONS D'HIVER POUR PIGEONS

    Pendant l’hiver, les pigeons deman­dent un mélange de graines différent de celui de l'été. Toutefois, la différence n'est pas grande dans les régions tempérées, mais il n'est pas facile pour l'éleveur de faire un bon mélange de grains lui‑même parce qu'il est essentiel d'avoir une connaissance parfaite de la nutrition des pigeons. Par exemple, le régime d'été doit contenir moins de calories ou de principes nutritifs producteurs d’énergie que la ration d'hiver. Mais cela n'est pas aussi facile à faire qu'il n'y paraît, au moins sur sur le pa­pier.

    Tout d'abord, dès l'instant où nous diminuons le nombre de calories en été, en réduisant simplement la proportion du maïs et du blé par rapport à celle des pois, ou en augmentant la proportion des pois par rap­port à celles des autres graines, non seule­ment nous modifions la valeur énergétique du mélange, mais aussi sa teneur en protéines, en principes minéraux et en vita­mines, sans le savoir et même sans l'avoir voulu.

    Un changement de saison apporte aussi une modification de l'état physiologique des oiseaux pour la simple raison qu'en été, l’oiseau consom­me moins de nourriture totale qu'en hiver. Donc, si le régime d'été était le même qu'en hiver, les oiseaux ne consommeraient pas assez de protéines, de vitamines, de sels minéraux en été. C'est là de l'arithmétique pure, car moins ils consomment de nourri­ture, moins ils absorbent de vitamines, de protéines et de sels minéraux. Donc, la première chose à faire est d'augmenter ces principes nutritifs en été et de réduire en même temps les hydrates de carbone (céréales). Il s'agit d’un travail qui dépasse les capacités de l'amateur moyen, ce dernier n’étant pas à son aise à propos de la valeur nutritive des aliments et de la nutrition en général.

    En hiver, il lui faut inverser le procédé en augmentant la teneur de la ration alimentaire en hydrates de carbone et en réduisant les autres princi­pes nutritifs parce qu'un excès de protéines pendant cette période, modifie la physiologie des oiseaux et les encourage à la reproduction alors qu'ils ont besoin de repos. Il est donc plus facile de préparer un régime d'hiver pour la non‑reproduction qu'un régime de reproduction d'été riche en certains principes nutritifs. En effet, la ration d'hiver dite de non ­reproduction contient plus de blé et de maïs et moins de pois, tandis que l'addition de pois en supplément et la réduction de blé et de maïs en été (et pour la reproduction), n'ap­porteront pas par elles‑mêmes assez de prin­cipes minéraux et de vitamines, en vue de la reproduction, pour la simple raison qu'en été l'appétit de l'oiseau est moin­dre qu'en hiver.

    D'où il résulte que la ration d'été doit être riche non seulement en protéines mais aussi en principes minéraux et en vitamines pour atteindre ce résultat. Le mélange d’été pour la reproduction doit donc contenir aussi des grains plus riches en énergie que les pois (céréales), mais surtout il est nécessaire d’assurer réguliè­rement, notamment par l'eau de boisson, un apport supplémentaire de vitamines, miné­raux et même d'acides aminés.

     

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    L'HYGIENE ET LA SANTE DES PIGEONS

     

    S'il est vrai que les pigeons sont sujets à de nombreuses maladies, il est démontré aussi que ces maladies peuvent être évi­tées en unissant certaines règles hygiéni­ques à une saine alimentation. Il n'est pas étonnant du tout que le pigeonnier dans le­quel l'hygiène n'est pas observée soit une source de déboires constants,

    En premier lieu, il faut éviter l'encombre­ment. Maintenir dans un local trop étroit un trop grand nombre d'animaux, c'est infailli­blement les condamner à toutes sortes d'épidémies, plus contagieuses les unes que les autres.

    Une bonne aération est indispensable car les pigeons ont besoin, pour prospérer, d'un air fréquemment renouvelé ; les ouver­tures dont tout bon pigeonnier devra être largement pourvu, ne seront totalement fermées que pendant l'hiver, lors des grands froids, et durant la nuit seulement.

    La propreté aussi est une des conditions essentielles de bien‑être ; on nettoiera fré­quemment les cases et les nids et, au moins une fois par an ; en février‑mars, d'ordinaire avant l'époque de la reproduc­tion, on procèdera à un nettoyage complet suivi d'un blanchissage au lait de chaux, et à des pulvérisations de solution désinfectante.

    Peu d'oiseaux aiment autant la propreté que les pigeons ; mais il ne suffit pas de maintenir le pigeonnier propre, il faut que le pigeon puisse lui‑même se maintenir dans cet état et faire journellement sa toilette. C'est dans ce but qu'il lui faut, outre l'eau destinée à sa consommation, un bassin où, été comme hiver, il ira chaque jour prendre un bain, différant en cela es­sentiellement des poules ou autres gallina­cés qui n'ont besoin d'eau que pour leur boisson.

    N'oublions pas que la propreté est aussi le meilleur moyen d'éviter la trop grande pullulation de tous les parasites qui assiè­gent ces pauvres oiseaux. En appliquant ces soins et en suivant ces précautions, on évitera les pertes qui ne manqueront point dans un pigeonnier mal tenu.

    Il y a surtout un moment critique dans tout élevage : l'automne et les premiers froids. Ils coïncident avec la mue, et si cel­le‑ci est une fonction et non une maladie, elle offre toutes les apparences de cette dernière.

    Chez les jeunes pigeons, la mue com­mence dès qu'ils sont aptes à pourvoir eux-­mêmes à leurs besoins en nourriture ; chez les adultes, elle peut avoir lieu de juin à novembre. Les pigeons qui muent sont délicats ; ils crai­gnent la pluie et l'humidité. Il faut leur don­ner, durant toutes cette période, une nour­riture réconfortante et les empêcher autant que possible de sortir par temps de pluie. Ceux qui muent tard sont surpris par les chutes de température qui se pro­duisent à cette époque de l'année et ils en souffrent. La mue peut alors être arrêtée et les sujets en mourir. On les voit, les plumes hérissées, se maintenir immobiles dans un coin. Il est temps d'intervenir.

    Les oiseaux ainsi éprouvés seront placés dans un local tempéré ; il est préférable de les mettre séparément dans de petites ca­ges grillagées ou des appareilloirs et de leur donner une nourriture stimulante et fortifiante : graines, pâtées, etc. Ici peut se placer une recommandation importante : dès que l'on aperçoit dans le colombier, un oiseau qui, hérissé, fait la boule, signe cer­tain trouble sérieux, voire de maladie, il faut le séparer des autres jusqu'à ce qu'il soit guéri ou, du moins, jusqu'au moment où on est convain­cu que son problème n'est pas contagieux.

    Une très bonne pratique consiste à sépa­rer les deux sexes durant l'hiver, c'est‑à­-dire à mettre dans des compartiments dis­tincts, sans communication, d'un côté les femelles, d’un autre les mâles.

      Il est évident que les pontes d'hiver ne sont pas recommandables ; par temps froids et humides, les femelles pondent dif­ficilement et, souvent, l'oeuf est arrêté dans l'oviducte. D'autre part, les pigeonneaux, pendant les froids, sont malingres et n'at­teignent jamais la taille des parents.

    Pour éviter dans le pigeonnier, la ponte d'hiver préjudiciable, il faut enlever, durant la mauvaise saison, les nids et tous les ma­tériaux qui pourraient inciter les femelles à pondre.

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     Cravaté allemand, type ancien.

     

     


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    LE COMPORTEMENT DU PIGEON REPRODUCTEUR

    Tout le monde sait que les pigeons sont monogames et que, lorsqu'ils s'accouplent, ils oublient rarement leur fidélité. Mais par­fois, il arrive accidentellement qu'un mâle, comme beaucoup de mâles dans l'univers, apporte ses soins à deux femelles. On ra­conte nombre de ces histoires partout où l'on élève ces magnifiques volatiles, si passion­nés, et quelquefois jusqu'à l'exagération, comme les hommes.

    Le mâle seconde la femelle durant la pé­riode d'incubation des oeufs. La femelle de­meure sur le nid, d'habitude, de 4 heures de l'après-midi à 10 heures du matin suivant et le mâle la remplace pendant ses heures d'ab­sence. Mais il ne faut pas trop croire, comme on le soutient, à la fidélité indubitable du mâle qui devient bigame lorsque l'occasion se pré­sente. L'infidélité de la femelle se manifeste lorsque le mâle est trop vieux et sa compa­gne l'abandonne alors pour s'unir à un mari plus actif. Pour cette raison, l'éleveur a tou­jours avantage à accoupler des sujets de même âge.

    Les pigeons sont des animaux très volup­tueux, au point que, lorsqu'il s'en trouve un groupe sans femelle, ils se livrent à des ac­tes de pédérastie, poussés par d'ardents désirs. Dans ces cas, ils sont particulière­ment agités et maigrissent fortement.

    Pour l'amour, ces oiseaux sont très ex­pressifs dans leurs caresses, qu'ils échan­gent longuement avant d'en venir à l'acte amoureux. Et ils sont plus passionnés dans la manifestation du sentiment qui les anime qu'aucun autre animal.

    Lorsqu'on veut accoupler deux pigeons de provenance différente et éviter les bagarres possibles, on met ensemble les deux sujets pour quelques jours, avant de les unir, dans une même cage où se trouve une séparation grillagée afin de leur permettre une connaissance plus précise et provoquer une sympa­thie mutuelle.

    Lorsque les deux sexes sont unis, on re­marque que le premier soin du mâle est de pousser sa compagne vers le nid où elle devra déposer ses oeufs. Le pigeon est ja­loux de sa femelle et désire qu'après la fé­condation elle se retire pour ses devoirs, parce qu'après l'accouplement elle est dans un état de lascivité qui la pousserait à se donner à d'autres mâles si son compagnon l'abandonnait temporairement pour une rai­son quelconque.

    C'est pourquoi le mari, qui connaît bien cette faiblesse et, conscient du péril, prend les devants et la femelle reçoit force coups de bec lorsqu'elle s'obstine à rester loin du nid.

    Durant toute la période de l'incubation, le mâle est vigilant et fait bonne garde pour empêcher quelqu'intrus de courtiser sa com­pagne. En ce cas, même si le mâle n'est pas de forte taille pour défendre sa situation de chef de famille, mais plutôt petit, il est pos­sédé d'une audace et d'une force combative qui le distinguent et lui assurent le succès.

    Dès l'éclosion, les parents se dépensent sans mesure pour assurer à leurs petits toute l'excellence de leur affection en les réchauffant pour qu'ils soient vite secs et qu'ils prennent rapidement des forces. Ils ne se comportent pas comme la plupart des oiseaux qui abecquent leurs jeunes ouvrant largement le bec dans l'at­tente de l'aliment distribué tour à tour. Chez les pigeons, au contraire, ce sont les petits qui introduisent leur bec dans la bouche des parents pour prendre leur nourriture. Ils nais­sent les yeux clos.

    Pendant la première décade, les pigeon­neaux demeurent le plus possible sous la mère et y sont gardés avec empressement.

    Le maintien de la chaleur leur est indispen­sable car ils viennent au monde revêtus d'un rare duvet qui ne les protège pas du froid, et une bonne chaleur leur est nécessaire pour prendre progressivement force et vigueur.

     

    Les habitudes des pigeons, pour les heu­res de relève au nid, ne sont pas changées à la naissance de la progéniture. Quand, à son heure habituelle, la mère quitte le nid pour se restaurer et pourvoir aux nécessités physiologiques, et aussi se reposer, le mâle la remplace jusqu'à son retour au milieu de l'après-midi. Ce qui n'exclut pas que certai­nes femelles ayant une tendresse plus im­pulsive pour leurs petits, reviennent au nid plut tôt qu'à l'accoutumée.

    Après la première décade, les petits ont ouvert graduellement les yeux. Les pa­rents sont alors peu à peu dispensés de la pres­sante fatigue de les réchauffer à leur contact pendant les heures du jour, et limitent leur assistance à la nuit seulement, environ une semaine encore.

    Pendant la première période de 8 à 10 jours, les jeunes reçoivent de leurs parents la becquée consistant en une bouillie jaunâ­tre, séreuse, qui provient d'un gonflement spécial de la muqueuse et qui a une grande analogie avec le lait de cetains mammifères. Et petit à petit, elle est rempla­cée par des grains et des céréales après ramollissement dans le jabot. Pour évacuer cette substance semblable au lait, ces oiseaux procèdent à de fortes contrac­tions du jabot, ce qui leur occasionne de gros efforts entraînant une fatigue de l'organisme. C'est pourquoi les pigeons qui nourrissent doivent recevoir une nourriture saine, nutritive et for­tifiante.

    Les jeunes nés au printemps sont, comme dans toutes les espèces, toujours les meilleurs.

    Certains éleveurs ont voulu parfois substi­tuer des sujets d'un nid avec d'autres d'une race plus appréciée. Mais comme la matière séreuse que les pigeons émettent dans le bec de leurs petits n'est pas produite à vo­lonté mais seulement lorsqu'elle est néces­saire, il faut, en pareil cas, que la substitu­tion soit faite au bon moment avec des jeu­nes du même âge. Il est préférable de faire plutôt couver les oeufs appréciés par des pigeons assidus au nid, et de procéder à la substitution des oeufs. C'est ainsi que l'on opère avec les races de prix, connues pour présenter des difficultés de reproduction.

     

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