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    PERTE D’APPETIT

    ET ASPECT DES DEJECTIONS

     

    Si on lit en détail divers manuels concernant les maladies aviaires, on trouve pour la plupart des maladies un symptôme commun : « vési­cule biliaire distendue, pleine de bile épaisse ».

    De telles maladies doivent donc avoir un point commun si elles produisent toutes ce même effet sur la vésicule.

    En fait, il n'est pas difficile de provoquer cette dilatation de la vésicule : il suffit de laisser l'oiseau sans nourriture pendant 48 heures. Le point commun entre les maladies en question est simplement qu'elles provoquent la disparition de l'appétit.

    Cette vésicule dilatée permet donc unique­ment le diagnostic de « perte d'appétit ou anorexie » et cela n'est qu'un des faits dans une série d'événements qui produisent des modifications de divers organes, caractéris­tiques de l'arrêt de l'alimentation.

    Il est important de savoir que si l'on mélan­ge à l'aliment un produit témoin non toxique, sans goût ni odeur, sans action sur la digestion et qui pourra traverser le tube digestif sans modification ‑ comme le charbon ou le carmin ‑ il apparaîtra dans les excréments 48 heures après avoir été administré ; cela signifie qu'un sujet normal et vigoureux, quand il a le jabot plein, a de quoi alimenter son tube digestif pendant environ 6 heures.

     RÔLE DU SYSTÈME NERVEUX

    Il existe un système de nerfs spéciaux, dans la paroi de l'intestin, qui assure le mouvement des aliments le long du tube digestif ; le stimulus est provoqué par la présence de matières alimentaires dans l'intestin ; quand ces aliments ont traversé le tube digestif, ce stimulus cesse. C'est le même système qui pro­voque l'évacuation de la bile venant de la vésicule et qui est déversée dans l'intestin.

    La bile a plusieurs fonctions importantes. Elle est normalement mélangée avec l'aliment qui passe dans le tube digestif mais elle est produite en permanence par le foie ; la vési­cule est un réservoir où la bile produite s'accu­mule quand le tube digestif est vide. Quand l'oiseau s'alimente à nouveau, les nerfs de l'intestin déclenchent l'évacuation de la bile en réserve qui se déverse à travers le canal cholé­doque qui se déverse dans la partie postérieure du duodénum.

    La bile fraîchement produite est fluide et n'est ni épaisse ni visqueuse ; mais la vésicule a un volume limité et il y a un phénomène qui concentre la bile en lui enlevant de l'eau ; sous un même volume, il y a donc au total plus de sels et de pigments biliaires mais cette bile concentrée est plus foncée, plus épaisse et c'est elle que l'on observe dans certaines maladies quand les oiseaux ne mangent plus.

    Un autre résultat de l'anorexie est la baisse du taux de glucose dans le sang. Quand il y a des aliments dans l'intestin, leurs hydrates de carbone sont convertis en sucre par les diastases, et ces sucres sont absorbés, augmen­tant le taux de sucre sanguin. Quand cette absorption cesse, le sucre sanguin diminue.

    Quand le taux du sucre dans le sang dimi­nue, un des premiers résultats est l'augmen­tation de l'activité de muscles lisses de la paroi intestinale ; c'est cette augmentation des mouvements de l'intestin (péristaltisme) qui provoque les « crampes d'estomac » quand on a faim. Le résultat de cette activité musculaire est une contraction de l'intestin qui diminue de longueur et qui est plus épais. Cependant, au fur et à mesure que le dextrose (sucre), consommé par l'énergie musculaire, décroît, les muscles se relâchent, deviennent flasques, et la paroi est alors mince et presque transpa­rente ; si l'oiseau boit, l'intestin peut se remplir de liquide. Des bulles de gaz sont visibles à travers la paroi.

    Nous voyons ainsi une succession de phéno­mènes au fur et à mesure que le jeûne se pro­longe :

    1 -  L'intestin est plein et fonctionne norma­ lement.

    2 -  Il est vide et devient le siège d'une acti­vité musculaire intense.

    3 -  Il se contracte, se raccourcit et s'épais­sit.

       4 -  Il devient fiasque, atone, la paroi est mince.

    5 -  Il est presque transparent, rempli de liquide et de gaz.

    Tout au long de ce processus, le foie, lui, continue à sécréter de la bile qui est stockée dans la vésicule sous forme d'un liquide de plus en plus épais. Si le jeûne continue, la bile, sous l'effet de l'accumulation, peut être évacuée dans le canal cholédoque et, de là, dans l'intestin grêle. Quand il n'y a plus de tonus musculaire de l'intestin, cette bile se répand en tous sens et une partie peut remonter vers le gésier, alors que quand il y a péristal­tisme normal, elle est uniquement entraînée dans le sens normal du transit intestinal ; un gésier coloré en vert par la bile est donc un autre signe d'un jeûne assez prolongé.

    Et les maladies ? Toute maladie qui empêche l'oiseau de manger entraîne ces divers phénomènes de façon plus ou moins intense. Il y a donc évidence du manque de nourriture plus que d'une maladie déterminée.

    Plus que des signes de maladies, ces symptômes sont essentiellement ceux d'une absence de nourriture.

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    Giers agates

     

     

     


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    PRINCIPES FONDAMENTAUX

    POUR OBTENIR DE BEAUX PIGEONS

     

    Elever des pigeons représente un travail à multiples facettes, les unes aussi intéres­santes que les autres : la saison de repro­duction, les espérances basées sur la croissance des jeunes, la période des expositions, les prix remportés, le oiseaux à vendre ou à acheter. L'éleveur est toujours dans l'attente de franchir une nouvelle étape.

    Le fait d'acheter et de vendre des animaux implique un certain degré de connaissances en fonction de la position que l'on occupe. Ainsi, le vendeur désire se débarrasser de ses oiseaux en trop vers la fin de l'année, alors que l'acheteur peut patienter jusqu'en février ou mars sous prétexte d'économiser l'équivalent de deux mois de nourriture. Une entente entre les deux parties s'avère donc nécessaire dès le départ.

    Cependant, mieux vaut ne pas trop attendre sinon on risque de manquer de bonnes affaires. Concrètement, si l'acquéreur recherche la possibilité de produire des sujets de concours, il vaudra mieux qu'il trouve un arrangement avec un éleveur remportant des prix de manière régulière dans les expositions. Cet accord aura lieu aux alentours du mois d'août ou septembre. En réalité, certains acheteurs désireux de se procurer des pigeons bagués de qualité, règlent leurs affaires un an à l'avance, faute d'avoir obtenu ce qu'ils cherchaient au moment voulu.

    Il est également imprudent d'attendre le printemps en pensant que les oiseaux seront moins chers, d'autant plus qu'il sera nécessaire de payer leur nourriture pendant tous ces mois. Les oiseaux dépareillés sont toujours plus faciles à écouler, surtout lorsqu'il s'agit de mâles. Mais trouver un bon couple est loin d'être aisé. Certaines années sont réputées pour être des années à"femelles", lorsque celles‑ci semblent être plus nombreuses que les mâles.

    Les prix ? Bien entendu, ils dépendent du vendeur. Il arrive que la valeur d'un pigeon s'il est sain et représentatif de sa race soit multipliée par cinq, laquelle valeur est doublée s'il présente des qualités de reproducteur incontestables, et doublée à nouveau s'il se révèle être un excellent sujet de concours. Néanmoins, les éleveurs préfèrent généralement céder leurs animaux à des prix plus raisonnables.

    Tout ceci est fonction du tri impitoyable ou non que l'on pratique. Il peut arriver que deux éle­veurs qui produisent un nombre similaire de jeunes appartenant à la même race et variété, réalisent pourtant des ventes très diffé­rentes ; ceci s'explique par le fait que le premier procède à un tri sévère de façon permanente et que le second néglige cet aspect des choses.

    Le meilleur endroit pour créer un stock son propre élevage se trouve chez les éleveurs et les exposants reconnus. Acheter par l'intermédiaire de petites annonces est risqué. La même observation s'applique aux marchés d'animaux vivants, en particulier à cause du danger représenté par des maladies comme la paramyxovirose et la paratypho­se.

    Alors répétons-le : il est bien préférable de ne pas attendre que le vendeur vous expédie les oiseaux, d’autant plus que le coût du transport est élevé. Dans la plupart des cas, il est presque meilleur marché de passer un arran­gement avec le vendeur pour aller chercher vous-même les sujets sur place.

    Il y a des avantages considérables à pro­céder de la sorte. On peut voir ce qu'on achète ; il est également possible de se rendre compte de la qualité des oiseaux par rapport au standard et d'examiner les spécimens que l'éleveur garde pour lui, d'observer la manière dont il les conserve, dans quelles conditions ils sont logés et nourris, le type de perchoirs mis à leur disposition, etc...

    Parler avec l'éleveur durant un quart d'heure vous en apprendra plus que tout ce que vous pourrez glaner après la lecture de tel livre ou de tel article au fil des semaines.

    Peut‑être êtes‑vous déjà un éleveur établi n'ayant pas encore rencontré le succès ? Avant de faire partie des amateurs déçus, posez‑vous les questions suivantes:

    Vos oiseaux sont‑ils à la hauteur ? Leur distribuez‑vous régulièrement de la nourri­ture ? Pensez‑vous à renouveler leur eau de boisson tous les jours, et même deux fois par jour lorsqu'il fait chaud ? Etes‑vous confronté à un problème de surpeuplement ? (n'installez pas plus d'oiseaux que votre pigeonnier ne peut en abriter dans des conditions acceptables, avec des perchoirs et des mangeoires appropriés). Avez‑vous fait reproduire vos animaux toute l'année ?

    Il est plus difficile d'y arriver après le plein été. Permettez à vos pensionnaires de se reposer et de prendre leur temps pour muer. Séparez les sexes à cette époque de l’année si vous pensez que cela vous aidera. Certaines personnes font cela dès la fin du mois de mai quand elles estiment avoir produit suffisamment de jeunes pour leurs besoins.

    Le pigeonnier est‑il sec et bien aéré ? Souvenez‑vous que l'air vicié remonte ; on n'est pas toujours en mesure de "percevoir" l'odeur du pigeon. Seule une ouverture sur le devant, avec les trois autres côtés fermés, peut fournir une bonne aération. Un pigeonnier conçu de la sorte peut également protéger de l'humidité durant la période hivernale. Même une simple petite ouverture dans le fond et sur les côtés est préférable à une absence totale d'ouverture, pour permettre à l'air intérieur de s'échapper, avec ne serait-­ce qu'une bouche d'aération sur le devant.

    Les oiseaux bénéficient‑ils d'assez de soleil, que ce soit dans le pigeonnier lui-­même ou dans la volière contiguë. Une bonne volière doit avoir un toit solide afin de sauvegarder les pigeons de la pluie et de la neige et leur permettre d'accéder à l'air frais pendant les mauvais jours. Un toit débor­dant protège encore des déjections des moineaux et s'avère être une garantie contre les chats.

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    Piacentino

     

     


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    Bouvreuil

     

     

     

     

    LES GRANDES LOIS DE L’ALIMENTATION DU PIGEON

     

    LES REGLES DE L'ALIMENTATION RATIONNELLE

     

    Les traités spécialisés formulent les lois qui doivent servir de base à l'établisse­ment des rations sous forme d'un certain nombre de règles, que nous pouvons résu­mer ainsi :

    Pour produire au maximum de ses possibilités, et se maintenir en bon état de santé, tout animal doit recevoir dans sa ration, compte tenu des besoins propres à son espèce et sa production :

    ‑ une quantité suffisante de "matériaux de construction", c'est‑à‑dire de matières protéiques et de matières minérales. Ces quantités s'expriment en grammes de matiè­res protéiques digestibles d’une part, en grammes de chacune des matières minérales indispensables, d’rautre part ;

    ‑ une quantité suffisante de tous les « facteurs de fonctionnement » nécessaires (biocataly­seurs et vitamines) ;

    ‑ à ces trois règles de base, nous ajouterons que le volume de la ration doit être en rapport avec celui des organes digestifs. En particulier, les animaux monogastriques ne peuvent ingérer des aliments trop volumi­neux. Leur ration devra donc surtout com­prendre des aliments concentrés ;

    ‑ l'abreuvement doit être suffisant et sain (eau propre) ;

    ‑ il va de soi que l'alimentation ne doit pas contenir des doses dangereuses de produits toxiques. Cela élimine l'emploi de certains produits et limite à certaines doses l'emploi de beaucoup d’autres ;

    ‑ enfin, les aliments doivent flatter le goût des animaux ; c'est la raison qui fait employer au besoin, des produits aromatiques.

     

    LA LOI DU MINIMUM ET DES EQUILIBRES ALIMENTAIRES

     

    La précédente énumération des diffé­rentes règles de l'alimentation rationnelle présente les besoins en chaque élément nutritif comme si chacun d'eux était indépen­dant des autres. Il n 'en est rien. Bien au contraire, tout se tient dans le domaine de l'alimentation. Exemples :

    ‑ un manque de phosphore dans la ration entraîne une mauvaise utilisation du cal­cium. Il en est de même d'un excès ;

    ‑ une ration suffisante en calcium, mais trop pauvre en vitamine D entraînera le rachitis­me, cette vitamine étant "liée" au calcium ;

    ‑ dans une ration trop pauvre en vitamine A, la vitamine D sera mal utilisée.

    Et nous pourrions multiplier ces exemples. Ceci veut dire que tous les élé­ments nutritifs sont solidaires les uns des autres. Il convient de respecter certains équi­libres, certaines proportions entre eux.

    Exemples : calcium/phosphore, vitamine A/vitamine D, protéines etc...

    Ces conditions ont été exprimées de façon particulièrement saisissante sous le nom de loi du minimum de l'élément indis­pensable : "aussi longtemps qu'un élément nutritif indispensable n'existe qu'en quantité insuffissante dans une ration, c'est de lui seul que dépend la valeur nutritive de la ration tout entière".

    Ce qui veut dire que si une ration apporte assez d'énergie et une quantité suffi­sante de tous les éléments nutritifs nécessaires à la couverture des besoins de l'animal, à l'exception toutefois d'un seul, qui ne serait apporté que pour la moitié par exemple, les résultats seront aussi mauvais que si cette ration ne renfermait que la moitié de l'ensemble des autres éléments nutritifs. Ainsi, faute d'un seul élément ‑ et c'est encore le cas de trop d'élevages ‑ une importante partie des aliments distribués peut rester inutilisée par l’organisme des animaux, et se trouve en somme, gâchée en pure perte.

    Il est indispensable de considérer que se préoccuper de la quantité de vitamine D ou de phosphore que contient la ration d'un pigeon n'est pas une "chinoiserie" mais vaut au contraire la peine qu'on emploie les méthodes qui s'imposent pour assurer aux oiseaux une alimentation véritablement complète et équilibrée.

     

    LES DANGERS DES RATIONS DESEQUILIBREES

     

    Toute ration déséquilibrée, tout man­que tant soi peu prolongé d'un élément nutritif indispensable entraîne des troubles par carence souvent graves, parfois mortels. En voici quelques exemples :

    ‑ le déséquilibre phosphore/calcium, ou le manque de ces éléments ou l'absence de vitamine D dans la ration empêche une calcification normale des os, qui, ne se déve­loppent pas, restent mous et se déforment ;  c'est le rachistisme des jeunes ;

    ‑ les carences minéro‑vitaminiques prédispo­sent les femelles à la stérilité ;

    ‑ une carence en fer, ou en cuivre, ou encore en cobalt entraîne l'anémie, surtout chez les jeunes.

    ‑ un animal carencé est plus prédisposé qu'un autre à contracter des maladies microbiennes.

     

    CONCLUSION

     

    Pour conserver au cheptel toute la valeur qu'il représente, pour lui permettre de produire dans les meilleures conditions, il est indispensable que chaque animal reçoive non seulement une quantité suffisante d'aliments, mais encore que sa ration soit correctement équilibrée, c'est‑à‑dire qu’elle contie­nne des quantités correctes de chacun des éléments nutritifs indispensables.

     

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    Culbutant de Koenigsberg

     

     

    LES BASES D’UN LOGEMENT RATIONNEL

    POUR LES PIGEONS


    Quel que soit le but que l'on se pro­pose quand on veut élever des pigeons, soit que l'on désire rester simple amateur avec quelques couples de pigeons seulement ? soit que l'on veuille garder un grand nombre d'oi­seaux, il est des règles générales de construc­tion et d’aménagement du logement destiné aux pigeons qu'il est important d'observer dans tous les cas.


    Et que le colombier doive rester une simple volière plus ou moins grande, qu'il doive être situé dans un grenier aménagé à cette fin, ou encore qu'on le construise de toutes pièces, les conditions d'hygiène doivent rester les mêmes. Ces conditions, quelles sont‑elles ?


    Les mêmes qu'il faut trouver dans tous les bâtiments destinés à garder ou à élever des animaux : de l'air, de la lumière. Une ancienne conception en fait de construction voulait que pour donner beaucoup d'air, il était nécessaire de faire des places très grandes et très hautes afin d'avoir ainsi un grand cubage d'air. Or on est heureusement revenu de cette erreur et on juge plus logiquement actuellement qu'il faut assurer toujours un air pur dans une salle habitée par l'homme ou par les animaux, par un continuel renouvellement de l'air plutôt que par l'emmagasinement d'un grand cubage d’air.


    Le colombier ou la volière, doit donc répondre à cette condition primordiale : être construit de telle manière que l'air extérieur y entre continuellement pour remplacer l'air intérieur rendu impur par la présence des habitants. Mais cette entrée d'air doit être conçue de telle manière que les pigeons ne soient jamais exposés à subir les mauvais effets des courants d'air. Ce point est excessivement important, le premier à considérer dans la construction que vous entreprendrez pour loger vos pigeons, quelle que soit la situation de ce colombier, ou quelle que soit sa destination : volière d'amateur ou colom­bier de rapport.

     

    Par conséquent, dans une volière ou un colombier, construits de manière que l'intérieur en soit bien et continuellement aéré sans exposer les oiseaux aux courants d'air, la deuxième condition à observer, c'est d'assurer à nos pigeons la plus grande lumière possible. Il est bien rare que ce point soit suffisamment observé et sans qu'il fasse précisément sombre dans les colombiers, il n'y fait généralement pas assez clair. Il faut, nous le répétons, la plus grande clarté possible, mais il est important cependant que les pigeons soient toujours à l'abri des rayons du soleil.


    Une disposition des fenêtres bien comprise, des dimensions de fenêtres bien calculées, sont des conditions qui permettent toujours de résoudre de façon heureuse la question de lumière dans les bâtiments destinés aux animaux. Si dans des circons­tances tout à fait spéciales, on est amené à devoir assombrir pendant quelque temps l'intérieur d’une habitation, il est toujours facile de diminuer l'intensité de la lumière par des rideaux ou des stores, et cette condi­tion d'obscurité n'est donc pas à envisager quand on construit le pigeonnier.


    Ces questions d'aération et d'éclairage du pigeonnier sont étroitement liées à la question d'orientation du bâtiment destiné à loger et à élever des pigeons. Il faut toujours orienter toutes les ouvertures du pigeonnier soit au sud, soit à l'est. L'orientation au  nord est toujours la plus mauvaise que l'on puisse adopter, et mieux vaudrait ne pas essayer d'élever des pigeons dans un colom­bier dont les seules ouvertures seraient tour­nées vers le nord. Il ne faut pas perdre de vue que le colombier doit être toujours parfaitement sec et que l'orientation, ainsi que la ventilation doivent aider grandement au maintien de cette condition. L'orientation doit être telle, aussi, qu'elle puisse aider à la bonne ventilation et à l'aération continue du colombier.

     

    Ceci nous amène à parler de la capa­cité qu'il convient de donner à ce logement. Dans un colombier de pigeons maintenus à l’intérieur, comme le serait, par exemple, un colombier de pigeons voyageurs installé dans un grenier, cas dans lequel on doit envisager la nécessité de garder des pigeons enfermés dans certaines circonstances et ce, pendant un temps plus ou moins long, il faut compter qu'une capacité de 20 mètres cubes est une bonne mesure pour garder 15 couples d'oiseaux. Il est évident que la volière de l'amateur qui comprend un espace à l'air libre où les pigeons peuvent toujours accéder, peut avoir des dimensions plus restreintes, l'intérieur de cette volière ne devant, en pratique, servir que pour les nids et pour abriter les pigeons, la volière extrieure restant leur lieu d'ébats.

     

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    LES VACCINS INACTIVES

    Pourquoi et comment les utiliser

     

    L'utilisation des vaccins inactivés a connu un engouement certain. Théoriquement, cela est dû au fait que les microorganismes tués ou inactivés avant d'être inoculés aux animaux, permettent d'obtenir une bonne réponse immunitaire tout en évitant les risques que comporte l'utilisation de germes vivants.

    Même si les vaccins à base de germes inactivés n'ont pas que des avantages, on considère généralement qu'ils présentent suffisamment de garanties pour justifier leur emploi.

    De ce fait, ces vaccins inactivés sont inclus dans divers types de programmes de vaccination. Mais où se situent vraiment leurs avantages ?

    En premier lieu, le danger de voir se multiplier le microorganisme inoculé, est nul. Il n'y a donc pas de risque que se développe dans l'élevage, la maladie contre laquelle on désire lutter.

    En second lieu, chaque sujet recevant individuellement la même dose de vaccin, la réponse immunitaire est beaucoup plus homogène. En revanche, avec un vaccin vivant même s'il est utilisé dans les meilleures conditions, il est très difficile de parvenir au même résultat.

    La réponse immunitaire de type humoral avec production d'anticorps circulants, est généralement meilleure lorsqu'on utilise un vaccin inactivé. Ceci est particulièrement avantageux quand on vaccine des reproducteurs qui doivent assurer une immunité passive à leur progéniture. En outre, en stimulant la production d'un très grand nombre d’anticorps, les vaccins tués peuvent permettre de réduire ou même d'éliminer une nouvelle vaccination contre certaines maladies.

    Enfin, les vaccins morts demandent des conditions de stockage et de conservation beaucoup moins strictes, et leur durée de validité est beaucoup plus grande que celle des vaccins vivants. Etant donné qu'ils ne contiennent pas de germes infectieux, les vaccins inactivés se combinent plus facilement. Ainsi, les interférences virales qui peuvent se produire quand on administre ensemble, certains vaccins vivants, n'existent pas avec les vaccins morts.


    QUELS SONT LES INCONVENIENTS ?


    Les vaccins inactivés sont plus coû­teux. Les microorganismes morts ne se multiplient évidemment pas dans l'orga­nisme de l'animal chez lequel ils ont été inoculés ; pour que la réponse immunitaire soit bonne, il faut donc que la dose de vaccin apporte un nombre de germes plus important. L'utilisation de certains adjuvants nécessaires à la préparation du vaccin tué entraîne également une augmentation du prix.

    L'inoculation est beaucoup plus labo­rieuse car ils ne peuvent être administrés de façon massive dans l'eau de boisson ou par pulvérisation. Chaque animal doit être piqué individuellement.

    Lorsque ce type de vaccin est appliqué de façon inadéquate, il peut occasionner des réactions tissulaires locales sévères, et/ou des lésions musculaires, nerveuses ou orga­niques. Pour cette raison, il est conseillé de confier les opérations de vaccination, à un personnel qualifié.

      Compte tenu des « pour » et des « contre »,on considère généralement que le gros avantage de ce mode de vaccination, est de provoquer la production d'un nombre plus important d'anticorps.

    Quoi qu'il en soit comme pour l'emploi de n'importe quel type de vaccin, il y a lieu de tenir compte d'un certain nombre de recommandations :

    ‑ Le calendrier de vaccinations doit être établi à l'avance et de façon raisonnée, en vue d'obtenir la meilleure protection possible en fonction des circonstances.

    ‑ Les sujets qui ne sont pas ou mal vaccinés, peuvent demeurer des porteurs per­manents de maladie, ce qui constitue un risque grave pour l'élevage.

    ‑ Les vaccins inactivés doivent être conser­vés à l'abri de la lumière et à une température comprise entre 2 et 7° c. Cepen­dant, avant de commencer à les utiliser, il est nécessaire qu'ils soient ramenés à la température ambiante de façon à réduire leur viscosité et pour qu'ils soient moins irritants pour les animaux. De même, il est indispensable d'agiter vigoureusement le flacon avant de prélever le vaccin qu'il contient.

    ‑ Il est conseillé d’employer des aiguilles courtes de façon à permettre une injection intramusculaire correcte, sans qu'il y ait atteinte accidentelle d'un os ou d'une cavité corporelle dans le cas où la piqûre est prati­quée dans la poitrine.

    ‑ L'injection sous‑cutanée est celle qui se pratique le plus fréquemment lorsqu'on utilise des vaccins inactivés, même si la voie intramusculaire est également possible. Quelle que soit la technique choisie, il faut absolument lire de façon attentive, les recom­mandations données par le laboratoire fabricant.

    ‑ Il convient de changer l'aiguille toutes les 200 à 300 injections au maximum. Un des avantages du vaccin tué, c'est qu'il n'y a pas de risque de contagion d'un sujet à l'autre, ce qui fait que ce genre de produit peut être employé avec sécurité, même si certains animaux sont prédisposés à la maladie.

    Enfin, on ne doit pas perdre de vue qu'une mauvaise technique de vaccination constitue une perte de temps et d'argent, et qu'elle représente un risque potentiel pour les animaux. Avec les vaccins tués, la précision et la qualité de l'application sont plus importantes que la rapidité d'action. Les vaccins inactivés peuvent donner de très bons résultats, à condition toutefois qu'ils soient utilisés au bon moment, là où il faut et suivant une technique appropriée.

    En définitive, les avantages que présentent les vaccins inactivés sont évidents, réellement effectifs, et constituent une partie importante d'un programme santitaire bien étudié.

     

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