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    Espagnol

     

     

    CREATION D’UN ELEVAGE DE PIGEONS

    Beaucoup de débutants ont déjà décidé, dans leur esprit, du type d'oiseau qu'ils veu­lent élever, même avant d'en connaître as­sez sur les pigeons. Certes, personne ne sait tout sur eux, mais il y a un cer­tain nombre de choses que l'on devrait con­naître avant d'élever un seul oiseau. La fa­çon habituelle de procéder est de démarrer tout de suite avec un couple pour la repro­duction. La ponte des oeufs et l'élevage des jeunes sont attendus anxieusement, comme si c'était là tout ce qu'il y a d'intéressant chez les pigeons.

    Certains débutants désirent vivement ap­prendre comment les élever, mais en règle générale, ils choisissent la méthode difficile. Certes, c'est la meilleure manière sous bien des rapports car nous nous ins­truisons mieux par les désillusions. Mais nous ne devons jamais oublier que nous avons des devoirs à remplir envers nos favoris. Ce sont des «animaux muets» qui ne peuvent se plaindre des mauvais traitements et nous ne commençons à nous apercevoir que quel­que chose ne va pas que lorsqu'ils donnent des signes non équivoques de souffrance. Mais beaucoup de souffrances de nos oi­seaux et de désillusions de nos débutants pourraient être évitées si nous apprenions tout d'abord tout ce que nous pouvons sur les pigeons. L'inconvénient d'apprendre en passant par des difficultés est que nos oiseaux en souf­frent aussi, eux qui sont entièrement à la merci de leurs propriétaires.

    Il est donc recommandé d'acquérir quel­ques connaissances sur les pigeons avant d'en acheter un couple. Il y a plusieurs fa­çons de le faire. Dans les localités où il existe un club, quelques‑uns des membres les plus anciens seront certainement trop heureux de prêter aux débutants quelques‑uns de leurs livres sur les pigeons, surtout si ces débutants ont l'intention de s'inscrire au club. Là où il n'y a pas de club, on peut acheter des livres chez le libraire ou les commander, ou les louer à une bibliothèque.

    Faites une étude sérieuse au préalable. Si vous aimez assez les pigeons pour en éle­ver, vous devez les aimer assez pour les étudier de façon approfondie. Toute marotte vaut que l’on sy consacre soigneusement et cela ne doit être en aucune façon une corvée. Rien n'est plus attrayant qu'une étude intelligente de votre passe‑temps. Apprenez donc tout ce qui les concerne et n'empruntez pas vos con­naissances à des gens qui n’ont pas une expérience suffisante.

    Il existe une quantité d'amateurs prati­quants qui ont de grandes compétences, mais quand un novice sollicite d'eux un avis, il est surpris de constater les différences considéra­bles d'opinion entre les éleveurs qui ont ré­ussi. Ils disent sou­vent les choses d'une façon qui gâte leurs bonnes idées. C'est pourquoi il est recom­mandé de comparer toujours les avis de vieux amateurs avec ceux d'une autorité en la ma­tière. Quand plusieurs amateurs ne sont pas d'accord avec un livre faisant autorité, mais sont d'accord entre eux, il y a lieu d'étudier attentivement et longtemps le sujet afin de voir qui a raison. N'adoptez pas de conclu­sions de premier jet, si tentantes et si sédui­santes qu'elles puissent paraître. Ce qui vous paraît absolument sûr aujourd'hui devient souvent douteux quand vous avez acquis plus d’expérience. Rien n'est plus difficile que d'apporter une conclusion finale à toute ex­périence faite avec des créatures vivantes. Le corps vivant est une inconnue, en fait un grand mystère, et les savants n'ont jamais fini d'apprendre et de modifier leurs ancien­nes idées.

    Un conseil pour la construction d'un pigeon­nier. Celui-ci doit toujours être cons­truit de telle sorte que la pluie n'y entre pas. Il faut donc vous assurer de la direction des vents dominants. Ils viennent ordinairement de deux directions. Si les pi­geons sont souvent mouillés, ils souffriront probablement de diverses maladies et de parasites internes vivant dans les crottes humides si les planchers restent humides.

    Le pigeonnier devrait toujours être, natu­rellement, dans une situation élevée, généra­lement sous le toit d'un hangar ou d'un local situé là où il ne pourrait gêner en aucune fa­çon les voisins ni modifier l'aspect général de l’environnement. La situation exacte d'un pigeon­nier dans une grande ville où les réglemen­tations municipales assurent le cours harmo­nieux de la vie civile est un point fort délicat. Il faut  bien étudier tout cela avant de choisir une place pour votre pigeonnier. Il y a des conditions dans lesquelles un pigeonnier peut devenir une plaie pour le voisinage qui sai­sit alors tous les prétextes pour empêcher la création d'un élevage.

     

    Culbutant d'Eger

     

     


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  • Culbutant d'Eisker

     

     

    SEPARER LES JEUNES PIGEONS DES ADULTES

    Le système que nous appellerons "liberté surveillée ou contrôlée", concilie les avanta­ges de la pleine liberté et de l'élevage en volière, éliminant de surcroît leurs inconvé­nients.

    Mais ces régimes de "liberté surveillée' n'excluent pas, comme dans le strict élevage en volière, la séparation des jeunes à la­quelle il est bon de procéder en temps op­portun.

    Il est des petits élevages d'amateurs où, faute de place, à moins que ce ne soit faute de petit capital nécessaire à une installation rationnelle, on ne dispose que d'une seule volière plus ou moins réduite. Là, les cou­ples de reproducteurs sont mêlés aux jeu­nes en instance de départ vers d'autres cieux, en instance de fin culinaire ou en instance de futur accouplement s'ils sont jugés dignes d'être promus au grade de reproducteurs.

    Dans ces conditions, il n'est pas surpre­nant que l'élevage subisse des à‑coups sé­rieux du fait de bagarres fréquentes ou de "distractions" intempestives fournies aux .pères nourriciers".

    En effet, on ne doit pas "appareiller" des jeunes en vue de la reproduction avant qu'ils aient six mois révolus dans les petites races et, avec les Romains, les Montaubans, les Mondains, il est préférable de laisser les su­jets se développer, sans excès sexuels, jus­qu'à huit, dix et même douze mois.

    Or, parfois lorsqu'ils ont trois mois dans le cas de précocité, sûrement à quatre ou cinq mois, les jeunes commencent à être tyranni­sés par l'instinct sexuel.

    Il s'ensuit que d'une part les mâles des couples reproducteurs font leurs offres de services aux jeunes femelles non accouplées au lieu de se consacrer, comme ils le doi­vent, au nourrissage de leur progéniture ; que parfois ces offres de services sont agréées, ce qui conduit le mâle déjà pourvu, à la bigamie de sorte qu'il ne pourra plus assurer durant le jour l'accouvaison simulta­née de deux couvées différentes et l'une de ses deux épouses ne pourra plus se reposer et se restaurer normalement. En outre, il ne pourra pourvoir convenablement à l'alimentation de ses deux nichées jumelles. Ce sera la pagaille et les jeunes qui en seront issus n'arriveront guère en bonne condition.

    D'autre part, les jeunes mâles non accou­plés tenteront soit de "débaucher" sans y par­venir d'ailleurs, une femelle accouplée et cela leur vaudra quelques belles corrections de la part de l'époux légitime, soit de s'accou­pler à une jeune femelle dépareillée qui se trouve disponible. Mais en ce cas, le moin­dre risque est que cet accouplement ne sera pas celui qu'a comploté l'éleveur, d'autant que le plus souvent il se pratiquera entre frère et soeur, ce qui n'est pas recommandé. Le plus grand mal est que cet » appareillage" volontaire fatiguera les jeunes encore insuffi­samment développés, et les épuisera d'au­tant plus qu'avant de parvenir à leurs fins, ils devront subir les assauts des autres mâles, adultes et accouplés, qui essaieront de parti­ciper à l'initiation des jeunes femelles. En­core de la pagaille en perspective, des ba­tailles, des oeufs cassés, des adolescents écartés des mangeoires par les vieux belli­queux, etc.

    On voit donc qu'il y a intérêt majeur à séparer les jeunes des couples reproduc­teurs. Comment et quand ?

    Dans toute installation de colombiculture bien comprise, il doit y avoir outre la ou les volières réservées aux reproducteurs ‑ ex­clusivement réservées ‑ deux autres volières destinées aux jeunes encore dépareillés. Dans les modestes élevages qui ne peuvent s'offrir plusieurs volières, il sera nécessaire de cloisonner avec du grillage et une porte de communication intérieure, deux petits compartiments de l'unique volière, pour les jeunes. Ces deux compartiments seront inégaux. Le plus petit sera affecté aux jeunes femel­les déclarées et aux plus jeunes dont le sexe est encore douteux. Et voici comment on pro­cèdera à la séparation qui se fera dès après le sevrage.

    Lorsque, dans la volière des reproducteurs, des tout jeunes sont en âge de s'évader du nid, de s'envoler de leur case, ils doivent demeurer encore dans la volière des adultes car ils seraient incapables de s'ali­menter tout seuls. A cet âge, l'instinct sexuel ne joue pas encore et les autres adultes les laissent aller et venir sans trop les inquiéter. Si quelque mâle irascible, ce qui se voit, leur cherchait querelle, le père s'empresserait de défendre ses enfants contre les batailleurs.

    Durant quelques jours, les jeunes sortis du nid s'essayent à ingérer d'eux‑mêmes les pe­tites graines qu'offre la mangeoire. Mais comme ils n'y parviennent guère, ou insuffi­samment, ils poursuivent leur père, en pous­sant de petits cris, afin qu'il continue à leur donner la becquée.

    Quelques jours plus tard, les jeunes par­viennent à s'alimenter seuls. Lorsqu'on cons­tate que le père, malgré les sollicitations piaillantes de ses enfants, se refuse à les nourrir pour se consacrer entièrement aux plus jeunes de la couvée suivante qui est encore au nid, le moment du sevrage appro­che.

    Encore trois ou quatre jours pour être bien sûr que les jeunes en question s'alimentent correctement tout seuls et sans le secours paternel, et c'est l'instant de la séparation. Les deux jeunes (à moins d'un fils unique accidentel) sont alors transportés, sans qu'on ait à se préoccuper de leur sexe, dans le compartiment ou la volière des jeunes fe­melles dépareillées. Ils y demeureront jus­qu'à trois ou quatre mois, jusqu'au moment où l'on constatera que l'un deux (parfois les deux) fait la roue en roucoulant autour des autres jeunes femelles de son compartiment. S'étant alors déclaré mâle de lui‑même (c'est le meilleur moyen de discerner les sexes sans erreur en laissant parler la nature), il sera alors placé dans le compartiment de la volière des jeunes mâles.

    Ainsi tout se passera dans l'ordre. D'un côté on aura des jeunes mâles déclarés, de l'autre des jeunes femelles et des tout jeu­nes non déclarés. Dans ce dernier comparti­ment on pourra considérer que les jeunes de cinq mois qui laissent tranquilles les femel­les sont bien eux‑mêmes des femelles.

    Dès lors, tout ira bien dans la volière prin­cipale des reproducteurs et l'éleveur pourra, en cas de vente, savoir où trouver des mâ­les et des femelles. En cas d'appareillage futur pour former de nouveaux couples re­producteurs, il pourra fixer son choix très à l'avance en combinant les qualités ou les cou­leurs de plumage des uns et des autres, et en évitant la consanguinité, surtout entre frère et soeur.

    Pouvant examiner à loisir ses jeunes su­jets, il choisira, sans se presser et par com­paraison entre eux, ceux qui sont dignes d'être conservés pour lui ou d'être vendus en faisant honneur à son élevage, et ceux qui n'ont de valeur qu'agrémentés de petit pois, lentilles ou choux divers.

    Vous savez maintenant que la séparation des jeunes pigeons est indispensable et com­ment on y procède pour la bonne marche de l'élevage.

     

    Boulant d'Aix la Chapelle 


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    Coquille hollandais-copie-1

     

     

    LE COMPORTEMENT DU PIGEON REPRODUCTEUR

    Tout le monde sait que les pigeons sont monogames et que, lorsqu'ils s'accouplent, ils oublient rarement leur fidélité. Mais par­fois, il arrive accidentellement qu'un mâle, comme beaucoup de mâles dans l'univers, apporte ses soins à deux femelles. On ra­conte nombre de ces histoires partout où l'on élève ces magnifiques oiseaux si passion­nés,  quelquefois même jusqu'à l'exagération, comme les hommes.

    Le mâle seconde la femelle durant la pé­riode d'incubation des oeufs. La femelle de­meure sur le nid, d'habitude, de 4 heures de l'après‑midi à 10 heures du matin suivant et le mâle la remplace pendant ses heures d'ab­sence. Mais il ne faut pas trop croire, comme on le soutient, à la fidélité indubitable du mâle qui devient bigame lorsque l'occasion se pré­sente. L'infidélité de la femelle se manifeste lorsque le mâle est trop vieux et sa compa­gne l'abandonne alors pour s'unir à un mari plus actif. Pour cette raison, l'éleveur a tou­jours avantage à accoupler des sujet de même âge.

    Les pigeons sont des animaux très volup­tueux, au point que, lorsqu'il s'en trouve un groupe sans femelle, ils se livrent à des ac­tes contre nature, poussés par d'ardents désirs. Dans ces cas, ils sont particulière­ment agités et maigrissent fortement.

    Pour l'amour, ces oiseaux sont très ex­pressifs dans leurs caresses, qu'ils échan­gent longuement avant d'en venir à l'acte amoureux. Et ils sont plus passionnés dans la manifestation du sentiment qui les anime qu'aucun autre animal.

    Lorsqu'on veut accoupler deux pigeons de provenance différente et éviter les bagarres possibles, avant de les unir, on met ensemble les deux sujets pour quelques jours dans une même cage équipée d’une séparation grillagée afin de leur permettre, chacun dans un compartiment, de mieux se connaître et que s’installe une sympa­thie mutuelle.

    Lorsque les oiseaux des deux sexes sont unis, on re­marque que le premier soin du mâle est de pousser sa compagne vers le nid où elle devra déposer ses oeufs. Le pigeon est ja­loux de sa femelle et désire qu'après la fé­condation elle se retire pour ses devoirs, parce qu'après l'accouplement elle est dans un état de lascivité qui la pousserait à se donner à d'autres mâles si son compagnon l'abandonnait temporairement pour une rai­son quelconque.

    C'est pourquoi le mari, qui connaît bien cette faiblesse et, conscient du péril, prend les devants et la femelle reçoit force coups de bec lorsqu'elle s'obtine à rester loin du nid.

    Durant toute la période de l'incubation, le mâle est vigilant et fait bonne garde pour empêcher un intrus de courtiser sa com­pagne. En ce cas, même si le mâle n'est pas de forte taille pour défendre sa situation de chef de famille, mais plutôt petit, il est pos­sédé d'une audace et d'une force combative qui le distinguent et lui assurent le succès.

    Dès l'éclosion, les deux parents  assurent à leurs petits qui naissent aveugles, toute leur affection en les réchauffant pour qu'ils soient vite secs et qu'ils prennent rapidement des forces. Ils ne se comportent pas comme la plupart des oiseaux en nourrissant leurs jeunes qui ouvrent largement le bec dans l'at­tente de l'aliment distribué tour à tour. Chez les pigeons, au contraire, ce sont les petits qui introduisent leur bec celui des parents pour prendre leur nourriture.

    Pendant la première décade, les pigeon­neaux demeurent le plus possible sous la mère et y sont gardés avec empressement.

    Le maintien de la chaleur leur est indispen­sable car ils viennent au monde revêtus d'un rare duvet qui ne les protège pas du froid ; une bonne chaleur leur est nécessaire pour prendre progressivement, force et vigueur.

    Les habitudes des pigeons, pour les heu­res de relève au nid, rie sont pas changées à la naissance de la progéniture. Quand, à son heure habituelle, la mère quitte le nid pour se restaurer et pourvoir aux nécessités physiologiques, et aussi se reposer, le mâle la remplace jusqu'à son retour au milieu de l'après‑midi. Ce qui n'exclut pas que certai­nes femelles ayant une tendresse plus im­pulsive pour leurs petits, reviennent au nid plut tôt qu'à l'accoutumée.

    Après la première décade, les petits qui ont ouvert graduellement les yeux et les pa­rents sont peu à peu dispensés de la pres­sante fatigue de les réchauffer à leur contact pendant les heures du jour, et limitent leur assistance à la nuit seulement, environ une semaine encore.

    Pendant la première période de 8 à 10 jours, les jeunes reçoivent de leurs parents la becquée consistant en une bouillie jaunâ­tre, séreuse, qui provient d'un gonflement spécial de la muqueuse du jabot, et qui a une grande analogie avec le lait des mammifères. Petit à petit, cette bouillie est rempla­cée par des graines ayant subi un ramollissement dans le jabot. Pour évacuer cette substance semblable au lait, ces oiseaux procèdent à de fortes contrac­tions du jabot, ce qui nécessite de gros efforts provoque une certaine fatigue. C'est pourquoi les pigeons qui nourrissent doivent recevoir une alimentation saine, nutritive et for­tifiante.

    Les jeunes nés au printemps sont, comme dans toutes les espèces, généralement les meilleurs.

    Certains éleveurs ont voulu parfois faire l’échange de jeunes sujets avec d'autres d'une race plus appréciée. Cependant, comme le lait de jabot que les pigeons régurgitent dans le bec de leurs petits n'est pas produit à vo­lonté mais seulement pendant un temps relativement court, il faut, en pareil cas, que la substitu­tion soit faite au bon moment avec des jeu­nes du même âge. Il est préférable de faire couver les oeufs auxquels on attache la plus grande valeur, par d’autres pigeons après avoir procédé à l’échange des oeufs. C'est ainsi que l'on opère avec les races de prix, reconnues comme mauvaises couveuses. En revanche, dans certaines races on trouve des sujets qui montrent beaucoup d’application à s’acquitter parfaitement de leur mission quand on leur confie des œufs.

     

    Voyageur de beauté allemand

     

     


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    Cravate oriental

     

     

    L’APPLICATION DES TRAITEMENTS EN COLOMBICULTURE

    Les pigeons peuvent être traités individuel­lement par piqûres ou par comprimés don­nés dans le bec. On peut les traiter collecti­vement dans l'eau de boisson, et accessoi­rement sur les graines.

     

    LES INJECTIONS

    Employer une aiguille courte (15mm) et faire l'injection dans les muscles pectoraux. La désinfection de la peau est en pratique inutile.

     

    LES COMPRIMES

    Se donnent de force dans le bec ; s'assu­rer que l'oiseau a bien avalé et ne rejette pas le comprimé en vomissant, ce qui arrive fréquemment chez les adultes.

    Pour ces deux traitements, ne pas oublier que les doses sont établies pour un pigeon de 500 grammes environ. Augmenter la dose pour les très grosses races pouvant attein­dre un kilogramme.

     

    LES TRAITEMENTS DANS L'EAU

    La dose de médicament doit être mesurée exactement : en dessous de 5ml (ou 5cc), utiliser une seringue graduée. A partir de 5ml, on peut employer la cuillère à café qui, à 20 % près, contient 5ml, ou la cuillère à soupe, 15ml. Ce sont des mesures très approxima­tives; ne jamais tenter de mesurer une 1/2 cuillère ; c'est impossible à évaluer. La dose indiquée dans l'eau est valable, quel que soit le poids des oiseaux (un oiseau plus gros boit plus). La seule correction à faire dépend de la chaleur.

    En été, employer la dose indiquée; en hi­ver, l'augmenter au moins de 50% car les pigeons boivent bien moins ; si l'on emploie deux cuillerées, à température moyenne, il faut en mettre 3 en hiver. Cette augmenta­tion de la dose peut donner du goût à l'eau et causer un refus. De même, à la dose nor­male, certains produits sont mal acceptés. En sucrant l'eau, on peut tenter d'y remé­dier, mais les résultats sont aléatoires.

     

    LES TRAITEMENTS SUR LES GRAINES

    La plupart des traitements sont étudiés pour être administrés dans l'eau. S'il faut donner un produit sur les graines, on procèdera de la facon suivante : faire cuire un peu de fa­rine dans l'eau pour faire une colle de pâte ; la diluer dans l'eau, et y délayer la poudre à donner aux pigeons. Dans une cuvette, ajou­ter à ce mélange la quantité voulue de grai­nes, et bien mélanger ; étendre les graines pour les laisser sécher, et les distribuer aux oiseaux. Avec 1/2 litre à 1 litre de liquide pour 10 kg de graines, on obtient une bonne répartition, et la farine fait adhérer le produit, On peut remplacer la farine par une solution de gomme arabique. On admet, en général, que la dose à donner sur les graines est le double de celle donnée dans l'eau, en été.

    Certains produits pulvérulents ne nécessi­tent pas une telle préparation car ils adhè­rent aisément au grain mouillé. Il suffit géné­ralement d'humidifier au préalable les grai­nes à raison de deux à trois cuillerées à soupe d'eau par kilo.

     

    Etourneau-copie-1

     

     


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    Cravaté italien

     

     

    LES ALEAS DE L’ELEVAGE EN LIBERTE

    Le principal grief que je ferai à l'élevage en liberté, c'est que l'éleveur qu’il soit colombiculteur ou colombophile, n'est pas le maître de son éle­vage. Certes, il pourrait l'être s'il voulait s'en donner la peine et s'il organisait sérieuse­ment son pigeonnier.

    Mais justement, ceux qui pratiquent l'éle­vage en liberté ont choisi cette méthode pour s'occuper le moins possible de leurs oiseaux et les laisser "se débrouiller" comme ils l'en­tendent. Ils se contentent de leur jeter quel­ques poignées de grain matin et soir durant la mauvaise saison, le soir seulement  pen­dant la période des récoltes. Puis, de temps en temps, ils vont cueillir un ou deux pigeon­neaux prêts à quitter leur nid pour les diriger vers la casserole. Voilà ce que font à peu près la plupart de ceux qui élèvent des pi­geons en liberté. Ce n'est, vous le voyez, ni fatigant, ni compliqué.

    Examinons alors ce qui se passe lorsque les pigeons en liberté sont laissés librement à leurs propres initiatives.

    Généralement, ils sont vite dégoûtés de leur pigeonnier ou du grenier qui leur est affecté pour en tenir lieu, car on oublie trop souvent de le nettoyer et d'y nettoyer les nids. Dès lors, ils cherchent à nicher ailleurs à l'intersection des grosses poutres des han­gars ou remises, dans les trous de murs, aux coins des fenêtres perdues du haut de la ferme, souvent en des lieux difficilement accessibles.

    Or le pigeon est un mauvais constructeur et ses oeufs sont quelquefois tenus en équi­libre sur quelques fortes brindilles. Et comme il y a souvent bataille pour la possession de ces nids rudimentaires, il s'en suit pas mal  de casse. Si les oeufs en réchappent, ce sont alors les jeunes qui sont mis à mal dans les bagarres.

    De ce fait dû à la négligence de l'éleveur, les pertes sont nombreuses et c'est pour­quoi le "rendement" en liberté est nettement moindre qu'en volière.

    D'autre part, il y a parfois des femelles dépareillées qui parviennent à échapper à la casserole. Or vous savez que lorsque les reproducteurs ne sont pas groupés en cou­ples bien appareillés, les solitaires ou céliba­taires amènent la perturbation dans les grou­pes. Les mâles sans femelles en mal de con­quête vont déranger les femelles accouplées, les jeunes femelles sans mari sont l'objet de convoitises des mâles déjà pourvus qui délaissent alors leur "légitime" pour s'offrir une maîtresse. Et tout cela ne va pas sans de déplorables batailles entre les prétendants.

    Il arrive aussi que des couples bien appa­reillés soient dépareillés parce qu'un chas­seur bredouille s'est permis de "faire un car­ton" sur les pigeons de son voisin ou parce qu'un mâle s'ennuyant au logis, est assez fou pour entreprendre un voyage dans les environs où il a repéré une jeune veuve ou une belle vierge. Voyage d'où il ne reviendra pas soit qu'on l'adopte, soit qu'on mette fin à sa fugue en abrégeant ses jours.

    On le voit, si l'élevage en liberté laisse de grands loisirs à l'éleveur, surtout parce qu'il en prend à son aise, il est plein d'aléas qui réduisent fortement la production. Et je ne parle pas des petites déprédations commi­ses par les pigeons dans le jardin de leur propriétaire ou celui d'un voisin qui n’apprécie pas du tout.

     

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