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    Cygne tuberculé 2

     

     

    LE CYGNE

    Le cygne, sur son lac, "dort la tête sous l'aile, entre deux firmaments", selon l'image du poè­te. Sa blancheur étincelle, la beauté de ses lignes éblouit, sa fierté l'isole.

     

    LE CYGNE DANS L'HISTOIRE

    On suppose que les cygnes tuberculés ou domestiques ont été amenés de Chypre en Angleterre par Richard 1er. L'Angleterre, d'ailleurs, ne tarda pas à en faire l'élevage... pour la consommation. Pas de festivités sei­gneuriales sans cygne rôti !

    Pendant des siècles, posséder des cygnes fut un privilège réservé aux seigneurs ; encore fallait‑il une autorisation royale.

    Le cygne noir, ciselé comme un bibelot de Chine, fut rapporté en Europe, au XVIlème siè­cle, par un navigateur hollandais qui le décou­vrit en Australie, à Swan River (rivière du Cy­gne).

     

        UN SAGE UN PEU... OMBRAGEUX

    Malgré des siècles de voisinage avec les hommes, il n'est qu'à demi civilisé seulement. Il a gardé ses instincts sauvages. S'il doit dé­fendre ses petits, il est prêt à toutes les atta­ques. Et il vaut mieux ne pas s'y frotter. Il mord, cogne de l'aile, siffle. Deux cygnes mâles peu­vent se battre à mort.

    Les cygnes vivent en grand nombre sur tous les lacs de Suisse. Sur les eaux bleues du Léman, ils s'épanouissent, parmi les reflets des pics neigeux des Alpes. Autour d'eux les rou­tes grondent, la vie des hommes grince. Eux, ils ont une éternité devant eux pour voguer, tout doucement, conscients d'apporter à la nature une note d'art raffiné. Des sages voués à la beauté corps et âme.

         

           SES AMOURS

    Le cygne demeure fidèle toute sa vie à la même compagne. Les parades d'amour se font la tête sous l'eau, puis les cous s'enlacent tendrement. On se dévore mutuellement de bai­sers. Le nid, énorme amas de branchages, de paille, est construit sur la berge, tout près de l'eau. La femelle pond 5 à 6 oeufs, et l'incuba­tion dure environ 5 semaines. Le même nid, soigneusement remis à neuf et consolidé à chaque printemps, sert plusieurs années de suite.

    Puis, bien encadrés par les parents, les oisillons glissent vers le lac. Ils se fatiguent vite sur l'eau. Le cas est prévu. Tous ensemble se réfugient sur le dos‑parasol de la mère.

         

           SON MODE DE VIE

    L'instinct migrateur du cygne domestique ne joue plus. Malgré la puissance extraordinaire de leur voiture, ils ne se déplacent plus guère. Il arrive souvent de voir des cygnes prisonniers. Telle ville ou station climatique achète un cou­ple de cygnes, le prépose au décor d'un bas­sin, d'une pièce d'eau au rebord de ciment, et voilà !

    Il faut donner aux cygnes la possibilité (par une pente douce) de sortir de leur bassin. Les cygnes broutent l'herbe, se reposent, dorment, nichent, s'épouillent à terre. Mais leur corps pesant et maladroit a beaucoup de mal à se dégager d'une pièce d'eau dépourvue de ber­ges plates.

         

           SA NOURRITURE

    Plongeant cou dans l’eau, ils parviennent à extirper des herbes du fond, mais ils aiment surtout et recherchent dans la vase des rives, des insectes, mollusques, etc. Il est nécessaire de leur donner également des céréales.

     

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    CONSTRUCTION ET AMENAGEMENT

    DE LA VOLIERE DES FAISANS

    Presque toutes les espèces de gallina­cés, à plumage souvent chatoyant, peuvent être tenues en volière, et la plupart y cou­vent.

    Certaines espèces, telles les Hokis, les Faisans de Lady Amherst, les Faisans ar­gentés et les Faisans dorés peuvent vivre en complète liberté, dans les parcs et jar­dins spacieux, mais y sont aussi exposés aux dangers, qui peuvent être évités dans les volières couvertes.

    Une volière pour faisans comprend en premier lieu une cabane faite de bois, de panneaux pressés, de différents matériaux ou de briques. Pour 2 à 6 oiseaux, les di­mensions doivent être : 1,5 m / 2,5 m de profondeur, 3 à 4 m de largeur et 2 m de hauteur. Les espèces de plus grande taille exigent davantage d'espace. Une large porte et de grandes fenêtres garnies de grillage, afin d'éviter les fractures lors d'un éventuel envol des oiseaux, assureront la lumière nécessaire. Les fenêtres donne­ront, de préférence, sur le sud, le sud‑est ou le sud‑ouest. Pour les espèces aguer­ries, on peut se passer complètement de la porte menant à la volière extérieure.

    L'air et la lumière, la sécheresse et la propreté sont les facteurs indispensables du succès de l'élevage des faisans. Cer­taines espèces d'Éperonniers et de Fai­sans Prélat exigent, par froid rigoureux, un chauffage artificiel, car ils doivent être te­nus absolument à l'abri du gel.

    La volière intérieure sera chauffée à l'aide d'un radiateur électrique, d'une lampe chauffante ou d'éléments calorifiques ana­logues.

    Les perchoirs, de 3 à 5 cm d'épaisseur, seront fixés à une hauteur de 1,2 m à 2 m et cela de façon que, même les faisans aux queues les plus longues ne puissent, en se retournant, endommager ce splen­dide ornement contre le grillage ou le bois. Le toit de la volière intérieure sera fait de bois recouvert de carton bitumé ou de pan­neaux étanches. Le plancher sera en ci­ment ou carrelé ; tout l'inté­rieur sera chaque année blanchi à la chaux.

    Il est recommandé de diviser, autant que possible, la volière intérieure en deux par­ties, afin de pouvoir séparer les deux sexes, ce qui est bien des fois nécessaire, lors­que les individus se tolèrent mal ou mani­festent un tempérament excessif. Les gran­des volières sont construites en une ran­gée, les unes contre les autres, les portes grillagées constituant la communication intérieure. Les sections sont, à leur tour, séparées par un grillage.

    Pour les espèces tropicales frileuses, il est recommandé d'adjoindre à la volière intérieure une véranda de verre où les oiseaux peuvent accéder directement au lieu de rester dans la volière extérieure.

    Les murs extérieurs seront passés au carbonyle et régulièrement entretenus afin que les intempéries aient le moins possi­ble de prise sur le bois.

    La volière extérieure doit avoir environ 20 m2 de su­perficie ; elle sera de préférence plus lon­gue que large (2 x 10 m ou 4 x 5 m).

    Plus la volière extérieure sera grande, meilleurs seront les résultats !

    A l'état sauvage, la plupart des faisans vivent sur un territoire assez vaste pour leur permettre de se procurer aisément leur nourriture naturelle, composée de baies, d'insectes, de graines, de bourgeons, d'her­bes et de fruits, ce dont on doit, autant que possible, tenir compte en captivité.

    La hauteur de la volière extérieure doit être autant que faire se peut, égale à celle de la volière intérieure pour éviter que les oiseaux, en pénétrant dans la volière inté­rieure, ne se heurtent au grillage. Un grillage solide sera tendu sur tous les côtés de la volière extérieure, tandis que le grillage du toit sera un peu lâche, afin qu'à l'envol, il se soulève avec l'oiseau et ne puisse oc­casionner des blessures à la tête.

    Les piliers de la volière extérieure seront en fer, en béton ou en bois ; ils seront peints ou passés au carbonyle, afin de les pré­server des intempéries. Un encadrement de béton, enfoncé à 50 cm de profondeur dans la terre constitue la meilleure protec­tion de là volière contre les rats et la ver­mine.

    Si la terre est argileuse ou tourbeuse, le sol de la volière extérieure sera d'abord enlevé jusqu'à environ 50 cm de profon­deur et recouvert de pierres et de cailloux. Là dessus viendra une couche de 50 cm de sable de rivière qu'on renouvellera partiellement 1 à 2 fois par an. Un sol ainsi drainé reste en bon état des années durant.

    Quelques perchoirs peuvent être placés dans la volière extérieure à une hauteur de 1,20 m à 1,50 m et plus haut encore pour les espèces à longues queues.

    Les grillages mitoyens entre deux voliè­res extérieures seront pourvus de cadres de bois de 60 cm à 1 m de hauteur, en vue de prévenir les querelles entre voisins.

    Enfin, un petit toit en saillie, un auvent au dessus de la volière intérieure est très in­diqué ; toutes les espèces, aussi bien cel­les provenant des régions froides des hau­tes montagnes que celles originaires des forêts tropicales peuvent y trouver un abri contre les averses trop violentes, l'insola­tion trop intense ou le vent trop rude.

    On construira la volière extérieure du côté sud de la volière intérieure pour l'abriter, autant que possible, des courants d'air et du vent froid.

     

     


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    sarcelle hiver

     

    Sarcelle d'hiver mâle.  (photo Chasse passion)

     

      LA SARCELLE D’HIVER  (anas crecca)

    SIGNES DISTINCTIFS

    Mâle

    Bec gris ‑ Tête d'un roux vif avec une lar­ge bande verte entourée de jaune pâle ‑ Poitrine crème, tachetée de noir ‑ Ventre blanc ‑ Ailes gris‑brun, miroir vert encadré de blanc et de noir ‑ Pattes grises ‑ Yeux agrémentés d'un iris brun.

    Femelle :

    Bec gris‑brun, tacheté de noir ‑ Poitrine crème ‑ Ventre blanc ‑ Ailes semblables à celles du mâle ‑ Pattes grises ‑ Yeux agré­mentés d'un iris brun.

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    C'est probablement le canard le plus fré­quent dans nos marais.

    C'est aussi le plus petit, pouvant ne peser que 250 g. surtout la femelle, et atteignant rarement la livre.

    En plumage nuptial, le mâle à la tête roux marron, avec un croissant vert liseré de jau­ne entourant l'oeil ; le cou est roux, le dos et les flancs gris chinés de noir.

    Son ventre est blanc crème tacheté de noir à la poitrine.

    Les ailes sont gris brun avec un miroir vert encadré de blanc et de noir. La queue est noire avec deux triangles latéraux jaunes. Le plumage de la femelle ressemble beau­coup à celui de la cane colvert mais s'en distingue par le miroir vert. Les pattes et le bec sont gris. Le bec de la femelle est sou­vent légèrement brunâtre, taché de noir.

     

    MODE DE VIE

    Les sarcelles d'hiver font leur apparition chez nous dès le début d'août et le passage peut durer jusqu'à décembre pour peu que la température soit clémente ; le retour dé­bute en février et se termine à la mi‑avril. Les années normales, le point culminant a lieu autour du 15 octobre pour l'aller et du 1er mars pour le retour. Cela posé, la sar­celle est le type même de l'oiseau erratique et vagabonde tout l'hiver au gré des sautes de températures ou du vent, ce qui explique la fréquence des observations. Elle est fri­leuse, et si on la voit lors des coups de froid d'arrière saison, ce sont seulement des attardées, le gros de la troupe ayant déjà re­joint ses lieux d'hivernage. Ses déplacements la mènent en Afrique du Nord et même jus­qu'au Soudan, au Nigéria et au Kénya ; mais elle hiverne aussi dans les îles britanniques et en France.

    Les points de rassemblement les plus im­portants en France sont la Camargue, la Baie de l'Aiguillon et la Basse‑Loire.

    La nidification s'étend sur les mois de mai et juin comme pour la plupart de nos canards. La sarcelle se reproduit sur les bords de la Baltique, en Scandinavie et en URSS, jus­qu'en Sibérie. Le nombre des couvées en France est insignifiant.

    Le nid est construit la plupart du temps non loin du bord de mares peu profondes et à la végétation dense, bien au sec. La pon­te est de 8 à 10 oeufs et l'incubation dure en moyenne 22 jours. Dès le début juillet, les jeunes sont bien volants et autour du 1er août ont lieu les premiers rassemblements avant le départ. Son alimentation est sur­tout végétale, composée de graines et de débris végétaux. Cela explique sa prédilec­tion pour les marais de faibles profondeurs, les prairies inondées. Mais elle fréquente les endroits les plus variés, fossés, petites ma­res de forêt, étangs grands ou petits, lacs, estuaires, et vasières.

     

    sarcelle-hiver03

     Sarcelle d'hiver femelle.  (photo De la poule à l'autruche)

     

     


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    LA PERDRIX ROUGE

    Sexage et mise en place des reproducteurs

     L'époque des pariades commençant dès le mois de décembre, il semble paradoxal de mettre en présence ces sujets à une date postérieure à cette période. D'ailleurs les essais de groupement et d'accouplement for­cé à des périodes différentes et plus ou moins éloignées ont montré éloquemment par les résultats et en particulier sous le rapport de la bonne entente entre les sujets, que le choix de cette période n'était pas indifférent.

    Ce tri des reproducteurs s'effectue en même temps que le sexage. Nous le prati­quons par l'examen de la papule génitale. Après avoir retourné le cloaque qu'on vide de son contenu en faisant pression sur l'ab­domen grâce à un bon éclairage et tout en s'aidant d'une forte loupe, on met en évi­dence la papule génitale.

    Celle‑ci chez la femelle se présente comme un infundibulum affectant la forme d'une cre­vasse aux lèvres renflées, alors qu'elle ap­paraît chez le mâle comme un plancher sur­élevé ou une plateforme exhaussée et héris­sée de fines et courtes protubérances, tel «Ie plancher d'une rape métallique».

    Avec un peu d'habitude, cette opération, délicate à son début, devient peu à peu d'une grande simplicité, bien que cette méthode comporte encore environ 5 % d'erreurs.

    On peut encore en cas d'incertitude, faire appel à d'autres signes. Ainsi, chez les su­jets d'un an, la présence d'un ergot bien dé­veloppé, quelquefois de deux superposés et distants de un demi‑centimètre environ, chez les sujets de deux ans et plus, placés à la face postéro‑interne des tarses, est, en gé­néral, l'apanage des mâles. Il ne faudra pas, cependant, se fier outre mesure à ce signe distinctif, car on pourra le rencontrer aussi chez certaines femelles plus âgées.

    Divers auteurs, dont le Professeur Lucas, ont remarqué que sur le mâle, la région auri­culaire comporte une touffe horizontale grise aux reflets cuivrés qui s'insère sur la bande noire en deça de sa limite externe, la dépas­sant très légèrement, tandis que chez la fe­melle, cette touffe s'avance de plus d’un centimètre dans l'angle formé par la bande noire horizontale et la portion verticale du collier noirâtre.

    Nous citerons également la méthode de sexage par les plumes dite de Hubbard, mé­thode préconisée par divers auteurs, qui ne nous a pas paru absolument infaillible, dans le cas qui nous occupe et à laquelle il con­viendrait, pour l'adapter à notre exemple, d'apporter quelques modifications.

    Elle consiste à étendre l'aile et découvrir ainsi sa face interne, qui présente, sur toute son étendue, deux rangées de plumes. Sur le plan inférieur de couleur gris clair, appa­raissent les rémiges secondaires couvrant la zone humérale et les rémiges dites primai­res s'étendant le long de l'articulation termi­nale. Sur le plan supérieur, s'étalent les cou­vertures, d'un roux assez prononcé.

    Or, dans de nombreux cas, nous avons observé que chez le mâle, les rémiges se­condaires sont souvent égales, quelquefois plus courtes que les couvertures, alors qu'el­les sont plus longues chez la femelle, tandis que les rémiges primaires paraissaient in­changées de part et d'autre.

    Enfin, un autre caractère différentiel, qui n'est pas absolu lui aussi, résiderait dans la forme qu'affecte le collier noir limitant la zone inférieure de la gorge. Il semble que très sou­vent chez la femelle, ce collier affecte la forme d'une ligne parfaitement circulaire, tandis qu'il s'incurverait progressivement en pointe vers le plastron grivelé chez le mâle rouge.

     

    perdrix rouge1

     L'aspect circulaire du collier de ce sujet laisserait supposer qu'il s'agit d'une femelle.

    Quand on aura ainsi passé en revue tous ces divers caractères il ne sera pas inutile de se familiariser avec l'aspect morphologi­que de l'oiseau vu de dos, à observer le port de l'oiseau, le mâle offrant, en général, une tête plus ronde et plus volumineuse, un corps plus trapu et plus ramassé, la femelle, tou­jours vue de dos, une tête plus fine, plus élancée, la ligne postérieure du cou parais­sant plus svelte et de section plus ovale, alors que plutôt circulaire chez le mâle.

    C'est donc dès le début de décembre que nous réunirons par couple les perdrix ainsi sexées. Nous les installerons déjà dans les parquets de ponte définitifs, bien que la sai­son des amours ne débute qu'au mois de mars. Du reste, on peut observer que les perdrix sauvages s'accou­plent dans la nature en décembre. La pratique de l’accouplement précoce évite bien des bagarres souvent très meurtrières pour les femelles.

    Il y aura lieu, à ce sujet, de surveiller les couples ainsi formés durant plusieurs semai­nes afin de prévenir ces bagarres et pouvoir opérer à temps les changements des parte­naires récalcitrants.

    L'éleveur sera tenu d'observer avec beau­coup d'attention le comportement des géni­teurs durant les premières semaines de la vie conjugale car il interviendra souvent trop tard pour sauver la poule répudiée, des ins­tincts sanguinaires de son barbare partenaire.

    La plupart du temps, il aura repéré de bonne heure les couples récalcitrants et chan­gera la poule de parquet, lui fournissant un autre mâle ou, si elle a été déjà blessée, c'est‑à‑dire le plus souvent scalpée, donc inapte à l'accouplement, il l'installera jusqu'à guérison complète dans des petits parquets de réserve, véritable infirmerie de secours.

    Là, ces poules demeureront dans le calme necessaire à la cicatrisation de leurs plaies que l'on désinfectera soigneusement au mer­curochrome, en attendant qu'elles puissent se prêter à une nouvelle expérience.

    Dès la saison des pariades, l'incompatibili­té d'humeur des couples peut s'exagérer encore davantage, aussi serons‑nous bien aise d'avoir mis en réserve et séparé par sexes un contingent de secours de repro­ducteurs représentant 15 % environ de l'ef­fectif total.

     


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    Hoki femelle

     

    Faisane Hoki bleue

     

     LES MALADIES MICROBIENNES ET VIRALES

    DES PHASIANIDES

    Les élevages généralement pratiqués sont ceux du faisan, de la perdrix grise, de la perdrix rouge (du chuckar et de leurs croise­ments), du colin et enfin de la caille.

     La plupart de ces espèces qui appartien­nent toutes à une même famille zoologique ont des maladies assez voisines. Il serait fas­tidieux de répéter pour chaque espèce les détails de chaque maladie. Nous allons donc décrire d'abord les maladies rencontrées chez toutes les espèces puis, pour chacune d'el­les, nous indiquerons les points particuliers et traiterons les maladies vraiment spéciales telles que l'histomonose de la perdrix rouge, l'entérite ulcéreuse du colin.

    PULLOROSE ET SALMONELLOSE

    La PULLOROSE est une maladie micro­bienne qui, à partir de l'ovaire infecté des femelles, se transmet par l'oeuf. Surtout ren­contrée chez la poule qui est spécialement sensible, elle a assez souvent été vue chez le faisan, bien plus rarement chez les autres oiseaux gibiers. A la suite de mesures géné­ralisées de dépistage chez les reproducteurs (hémoagglutination), elle est devenue très rare chez la poule, surtout dans les grands élevages. Elle a en même temps et pour les mêmes raisons, régressé chez le faisan. Elle peut encore se rencontrer dans de petits éle­vages où les mesures de dépistage ne se­raient pas ou seraient mal prises. La pullo­rose se manifeste par de la mortalité des jeunes poussins surtout dans les 10 premiers jours, et jusqu'à 3 semaines; il n'y a pas de symptômes caractéristiques, car la diarrhée blanche, la prostration, la recherche de la chaleur, peuvent avoir bien d'autres causes. Les lésions nodulaires du coeur, des pou­mons, sont assez caractéristiques, mais nul­lement constantes, et guère visibles avant l'âge de 8 à 10 jours. Les sujets survivants ne doivent jamais être gardés pour la repro­duction. Le diagnostic exact est du ressort du laboratoire.

    La SALMONELLOSE est due a des mi­crobes voisins, et souvent à S. Typhi Mu­rium, et peut être observée chez tous les oiseaux gibiers. Elle ne se transmet pas par l'ovaire, mais par la coquille des oeufs souillée par les microbes provenant de l'intestin de la poule, et qui pénètrent dans l'oeuf en cours d'incubation ; la contamination après la nais­sance est également possible. La mortalité peut être plus tardive que dans la pullorose ; les symptômes sont également peu précis, et les lésions nodulaires rares. Le diagnostic doit être fait par le laboratoire. La localisation de la maladie n'étant pas ovarienne, l'utilisation des rescapés pour la reproduction n'a pas été proscrite de façon aussi absolue que pour la pullorose car ils paraissent se débarras­ser du microbe surtout avec l'aide des traite­ments.

    TRAITEMENTS: ce sont les mêmes pour les deux maladies. L'emploi d'antibiotiques pendant 6 à 10 jours dans l'eau permet en général d'enrayer la mortalité. La désinfec­tion systématique des oeufs (fumigation de formol ou trempage) est recommandable à titre préventif. Pour la pullorose, le dépis­tage par hémoagglutination est impératif; la méthode est infidèle pour la salmonellose et inapplicable en pratique.

    Perdrix grise

     Perdrix grise.

    AFFECTIONS ET MORTALITE CHEZ LES JEUNES

    On a trop tendance à attribuer les mortali­tés chez les tout jeunes oiseaux à la pullo­rose.

    Il faut bien savoir que tout jeune oiseau malade présente les mêmes symptômes et spécialement la diarrhée blanche. On est souvent en présence des troubles suivants :

    HEPATITE: Un accident d'élevage (froid, surchauffe, erreur d'alimentation) a presque toujours des répercussions digestives avec hépatite (foie jaune mastic) et cela d'autant plus que l'aliment est plus riche en protéi­nes ; ces accidents sont fréquents surtout les 3 premiers jours.

    OMPHALITE: C'est la persistance du sac vitellin, souvent due à son infection; le sac vitellin est gros, à contenu liquide, trouble, grumeleux, parfois verdâtre. Il y a en plus hépatite. La mortalité est souvent élevée mais ce n'est pas une maladie contagieuse. Les sujets infectés meurent mais ne contaminent pas les autres. Pour l'éviter, il faut veiller à la propreté des incubateurs et des nids.

    La désinfection de l'ombilic à la naissance est une mesure illusoire.

    LES MALADIES INFECTIEUSES DES ADULTES

    En pratique, tous les oiseaux sont sensi­bles à certaines grandes maladies: la ty­phose, la choléra (ou pasteurellose), la streptococcie, la colibacillose. Toutes sont dues à des microbes et donnent les mêmes symptômes :

    ‑ mortalité souvent importante et rapide,

    ‑ diarrhée blanchâtre, crayeuse ou verte,

    ‑ somnolence, abattement.

    Le diagnostic n'est possible qu'au labora­toire en recherchant le microbe.

    En pratique, devant toute mortalité d'allure épidémique, on peut employer  sulfamides ou antibiotiques ou les deux ; ce traitement agit dans la plupart des cas.

    LES MALADIES RESPIRATOIRES DES ADULTES

    Les maladies du type coryza peuvent at­teindre les divers oiseaux gibiers; cela n'est pas certain pour la maladie respiratoire chronique ; la caille y est résistante; le faisan est sans doute le plus menacé.

    Les symptômes de cette affection sont  :

    Une respiration ronflante, l'écoulement nasal, les abcès des yeux. En outre, les ma­lades maigrissent, la ponte s'arrête. En général, la mortalité est faible. Souvent, le coli­bacille complique les choses et la maladie devient plus grave, la mortalité plus importante.

    A l'autopsie, on trouve :

    Péricardite (coeur dans une peau blanchâ­tre ou jaunâtre), périhépatite (pellicule blan­châtre sur le foie), et surtout des dépôts pu­rulents ou des masses dures sur le côté de la paroi abdominale (dans les sacs aériens). Ces maladies sont extrêmement contagieu­ses et il est presque impossible de s'en dé­barrasser. Les désinfections sont illusoires.

    Dans le coryza proprement dit, on observe de l'écoulement nasal et de l'enflure des yeux.

    TRAITEMENT: antibiotiques dans l'eau de boisson. La prévention passe par l'usage régulier de compléments alimentaires à base d’extraits végétaux, capables de stimuler les défenses immunitaires des oiseaux.

    LA PESTE AVIAIRE

    En Europe, on désigne souvent sous ce nom une maladie voisine, qui est en réalité la maladie de Newcastle. Tous les oiseaux y sont sensibles et elle a été observée chez le faisan et la perdrix. Elle est inoculable à la caille.

    En général, il y a forte mortalité avec:

    ‑ respiration fortement ronflante,

    -  diarrhée verte,

    -  troubles nerveux.

    Il n'y a pas de traitement mais seulement une vaccination préventive très efficace, con­seillable dans les régions où la maladie est fréquente chez les poules.

    Chez la perdrix, il ne faut jamais employer le vaccin souche Hitchner, trop virulent pour cet oiseau, et qui est le vaccin le plus sou­vent employé chez les volailles. Il provoque, chez la perdrix, une maladie grave et mortelle. Il faut impérativement vacciner avec le vaccin «La Sota».

    DIPHTERIE - VARIOLE

    Maladie bien connue, se manifestant par des pustules sur la tête et parfois sur les pattes. Parfois, fausses membranes jaunâ­tres dans le bec. Souvent peu grave, elle le devient en cas de complications.

    Le traitement avec antibiotiques est sou­vent efficace, joint au traitement local des lésions.

    Dans les élevages atteints, la vaccination préventive peut rendre des services certains. La diphtérie‑variole a été observée chez tous les gallinacés, en particulier le faisan, les per­drix, la caille. 

     


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