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    LA SAISON DE REPRODUCTION

    Echec ou succès ?

     

    Mauvais éleveurs ou bons éleveurs ? Disons‑le tout de suite, surtout une grande ques­tion de chance, de hasard.

     Ne peut‑on rien faire ? ... Oui, il est possible de mettre le maximum de ces chances de son côté, tout en sachant bien qu'au mieux, ces chances ne seront jamais 100 %.

     Nous avons déjà maintes fois parlé de ces problèmes de reproduction à propos desquels il existe beaucoup de préjugés et d'idées fausses. Pour aborder clairement ce problème nous limiterons à ce qui relève de la pathologie de l'incubation et de l'élevage des jeunes jusque vers l'âge de 10 semaines.

      

    Il faut envisager

    1) la mortalité embryonnaire

    2) la mortalité au nid

    3) la mortalité après la sortie du nid.

     

    LA MORTALITÉ EMBRYONNAIRE

     

    Elle se manifeste par une absence d'éclosion des oeufs fécondés. C'est une notion essen­tielle car il ne faut pas y inclure les oeufs clairs par absence de fécondation, problème qui relève de l'élevage et non d'une pathologie de l’incubation. Il y a cependant là une zone d'incertitude quand les ceufs ont été enlevés des nids pour être ensuite redonnés à couver à chaque femelle ; les conditions de conservation de ces oeufs (température, humidité, retour­nements) peuvent, si elles sont incorrectes, empêcher le developpement normal de ces oeufs.

    Les causes de mortalité embryonnaire sont les carences des reproducteurs et des oeufs et bien plus rarement une infection microbienne de l'oeuf ou de mauvaises condition d’incuba­tion.

     

    L'INFECTION MICROBIENNE

     

    C'est pourtant à cette dernière cause que pensent d'abord la plupart des éleveurs qui ont un problème. D’après l’examen de très nombreux oeufs, nous pouvons dire que l'infection de l'oeuf est un phénomène très rare. Cette idée est pourtant entretenue par certains livres qui en sont restés à l'idée fausse que chez le canari tout se passait comme chez la poule.

    Chez cette dernière, une salmonellose particulière, la pullorose, a une localisation spéciale sur l'ovaire et cela provoque la présence du microbe dans l'oeuf, dès avant la ponte. On a d'abord étendu cette notion à toutes les salmonelles (autres que la pullorose) ren­contrées chez les dindes, les canes, les pigeons, pour se rendre compte, après un certain nombre d'années, que chez ces espèces la contamination de l'oeuf se faisait à partir de l'intestin et à travers la coquille.

    La salmonellose, si souvent suspectée dans les mortalités embryonnaires chez le canari, n'intervient pratiquement jamais et la contamination de l’oeuf à travers la coquille est tout aussi rare si nous en jugeons par les examens bactériologiques qui sont négatifs dans 95 pour cent des cas. Il semble d'ailleurs que ce passage de certains microbes à travers la coquille se fasse plus rapidement dans un incubateur qu'en incubation naturelle.

     

    LES CARENCES

     

    Les carences dont peut pâtir l'embryon sont multiples et relèvent des vitamines, des minéraux, des acides aminés.

    Les vitamines :

    Les besoins des oiseaux sont faibles et tout le monde sait bien qu'avec des graines, un peu de fruits et de verdure (l’ancien «mourron pour les oiseaux») des oiseaux adultes peuvent vivre dans un état de santé qui reste bon, même si ce n'est pas le meilleur. De plus, qui, à l'heure actuelle, ne donne pas de «vitamines» à ses oiseaux ? Ces vitamines, on les trouve partout. Certaines, spéciales pour les oiseaux, sont trompeuses car elles ne contiennent que quelques vitamines B qui ne manquent jamais et la vitamine B12 qui les accompagne leur sert de carte de visite alors qu'elle n'a rien de miraculeux pour les oiseaux !   La vitamine A leur est autrement plus utile car elle n'est pas présente dans beaucoup de leurs aliments. Cependant, même pour celle‑ci, il ne suffit pas de la voir sur la formule ! Bien des produits en contiennent moins de 5000 unités au millilitre (500 000 aux 100 ml) et en dessous de 25000 à 30000 unités/ml, il est bien difficile d'assurer sa conservation dans une préparation liquide. Il existe aussi des préparations polyvitaminés sous forme de poudre miscibles à l’eau de boisson, qui bénéficie d’une plus grande stabilité.

     

    Au moment de la reproduction, le complément vitaminé est vraiment nécessaire. Une carence en une seule des 10 ou 12 vitamines nécessaires aux oiseaux suffit à empêcher l'éclosion et, à ce titre, toute vitamine pourrait être dite «d'éclosion» comme on la dit «de croissance». Certaines, cependant, sont plus importantes (ne serait‑ce que du fait qu'elles risquent plus de manquer) ou plus spécifiques.

    -  La Vitamine A est nécessaire à tous les stades du développement de l'embryon, mais des doses un peu limites peuvent l'assurer tout en empêchant la sortie de l'oeuf. La coquille est « béchée » mais le jeune ne sort pas.

    -  La Vitamine E est indispensable à la fécondité, sans laquelle l'oeuf est clair, mais aussi au développement de l'embryon dont la mort survient après 3 à 4 jours d'incubation.

    -  Le manque de Vitamine D provoquerait la mort de l'embryon en fin d'incubation.

    -  La Vitamine B12 est indispensable comme les autres mais elle peut manquer si les oiseaux ne reçoivent pas de nourriture animale (insectes, jaune d'oeuf, etc) dont il suffit de peu pour assurer les besoins. Elle est d'ailleurs présente dans toutes les bonnes for­mules de vitamines pour oiseaux.

    Les diverses Vitamines B ont des actions propres mais, dans la pratique, s'il y a caren­ce, elle est toujours complexe. Cependant, une telle carence est très peu probable car, avec une alimentation courante, les besoins de l'oiseau sont assurés.

     

    En pratique : la saison de reproduction se prépare efficacement en utilisant un produit polyvitaminé de formule correcte et de préférence en poudre, sinon après un stockage plus ou moins long le risque existe de n'avoir les vitamines que sur l'étiquette et plus guère dans le produit. A ces « polyvitamines », on ajoutera de la vitamine E dont les quantités contenues dans une préparation normale peuvent être insuffisantes en période de repro-­ duction. La vitamine E utilisée est très stable et les formules liquides ne posent pas de problème.

     

    LES MINIÉRAUX

     

    Le calcium manque rarement car, quand on pense au minéraux, c'est toujours lui que l'on donne (os de seiche, coquilles d'huîtres, etc). Par contre, on pense peu au phosphore. La carence de ces deux éléments ou de l'un seulement (ce qui cause un déséquilibre) a des répercussions sur la formation du squelette et peut conduire à des mortalités embryon­naires en fin d'incubation.

    Les oligo‑éléments ont aussi une grande importance, en particulier le manganèse, dont la carence peut causer des malformations de l'embryon avec des réductions de 50 % du taux d'éclosion. Les autres oligo‑éléments sont en théorie aussi importants mais ils riquent


    moins de faire défaut, et leur importance en pratique est plus réduite.

    La supplémentation des reproducteurs passe donc par l'apport d'un complément minéral apportant le phosphore, accessoirement le calcium et des oligo‑éléments. Cet apport peut être fait dans l'eau ou dans les aliments ou par emploi régulier de « biscuits phosphatés » dont il existe de nombreuses marques.

     

    LES ACIDES AMINÉS

     

    Nécessaires à la formation de protéines qui constituent les tissus de l'organisme animal, on comprend aisément leur importance dans la croissance de l'embryon. Ils sont normalement fournis par les protéines de la ration alimentaire dont il faut une quantité suffisante, mais aussi une qualité correcte car certains acides aminés doivent être fournis, l'oiseau ne pouvant en assurer la synthèse. Comme pour les vitamines et les minéraux, ces acides aminés indispensables sont plusieurs, mais les plus importants en pratique sont ceux qui risquent le plus de manquer avec une alimentation courante, même variée, et cela se résume surtout à la méthionine. Cet acide aminé soufré est présent dans la kératine des plumes, ce qui est important pour un oiseau, mais aussi dans de nombreuses autres protéines de son organisme. Les quantités de méthionine présentes dans la ration conditionnent la croissance du jeune animal et la «limitent» tant que la quantité optimale de méthionine n'est pas atteinte. C'est pourquoi de tels acides aminés sont parfois dits « limitants».

     

    La quantité optimale doit être présente dans l'oeuf et la femelle qui pond l'assure en prélevant sur ses réserves, si son alimentation ne lui en fournît pas assez. Il est évident que ces prélèvements ne sont pas favorables à la santé de la pondeuse qui peut, à force, finir par épuiser ses réserves. Dès lors, l'oeuf est carencé et n'éclot plus ! Il faut un apport d'acides aminés pour rétablir la situation ; le résultat est rapide mais il vaut évidemment mieux éviter d'en arriver à cette extrémité en assurant aux pondeuses des suppléments réguliers d'acides aminés essentiels ; une supplémentation 8 à 10 jours par mois pendant la ponte, suffit à éviter ces éclosions déficientes.

     

    Dans un- prochain article, nous traiterons de la mortalité au nid dans le cadre de l’incubation et de ses problèmes.

     

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    GLOSTER CORONA  (photo bridgebird)

     

     

    AUTOPSIE DE L’OISEAU


    Pour pratiquer une autopsie sur un oiseau, surtout de petite taille, les possibilités de l'amateur et même de l'éleveur averti, sont limitées. En effet, en raison précisément,  de la petite taille des oiseaux les plus courants, leur examen demande un entraînement, tant pour la pratique manuelle de l'autopsie, d'autant plus difficile que la taille du sujet examiné est plus faible, que pour la recherche des lésions et anomalies sur des organes qui sont souvent eux­-mêmes très petits.

    C'est pourquoi nous avons voulu limiter cette question à des opérations simples, mais très utiles et dont les deux premières ne constituent que des investigations limitées et non vraiment une autopsie.

     

    RECHERCHE DE L'HÉMORRAGIE MÉNINGÉE

    Ce n'est pas faire une autopsie, en effet, que de soulever la peau du crâne de l'oiseau, pour mettre à nu la boîte cranienne et voir l'épanche­ment de sang. La peau est fragile et cele se fait avec les doigts, sans ciseaux ni pinces. Attention! ne prenez pas pour une hémorragie, un simple épanchement rose, délimité de façon nette et dentelée dite «en carte géographique». L' hémorragie méningée véritable est rouge vif ou rouge noirâtre.

     

    RECHERCHE DE L'ACARIASE RESPIRATOIRE

    Il s’agit là encore une intervention limitée : elle consiste à dépouiller le cou sur toute sa longueur et, avec des pinces (à épiler par exemple) à tirer la trachée (petit tube annelé rigide) préalablernent sectionnée à sa base, c'est à dire du côté du corps de l'oiseau. En l'examinant par transparence sur un fond clair, on voit, en cas d'acariase, la présence de petits points noirs plus ou moins nombreux, visibles à l’oeil nu, ou mieux à la loupe.

     

    ORGANES INTERNES

    Avec de petits ciseaux et après avoir dépouillé la face ventrale de l'oiseau, inciser de chaque côté, à travers les côtes et rabattre le bréchet ou le séparer complètement. On voit le coeur en haut puis le foie, et en bas l'intestin. La rate nor­male est très petite et difficile à trouver. En cas de pseudotuberculose, elle est énorme (prèsque le 1/4 du foie) et couverte de nodules qui la ren­dent encore plus visible. Souvent, elle apparaît sous le foie dès l'ouver­ture du corps, sinon, en soulevant le foie, elle devient visible avec ses lésions.

    Le foie peut être très gros, jaunâtre (hépatite), l'intestin anormalement rouge et congestionné (entérite). Aucune de ces lésions n'est caractéris­tique et ne peut conduire à un diagnostic précis. Toute autre recherche est du ressort d'un spécialiste entraîné.

     

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    LES MALADIES MICROBIENNES

     

    Un certain nombre de microbes peuvent atteindre les canaris. La Salino­nellose est la maladie la moins rare, mais est loin d'être une éventualité courante. Il faut bien comprendre qu'une maladie microbienne ne peut guère survenir chez un particulier, sauf par introduction d'oiseaux contaminés. C'est pourquoi la salmonellose est plus une maladie d'oiselle­ries que d'éleveurs individuels. A cela, il y a cependant deux exceptions : les maladies respiratoires et la colibacillose parce qu'elles sont dues à des agents pathogènes très répandus.

      

    LA SALMONELLOSE

    Elle entraîne des mortalités en épidémie avec une évolu­tion de 3 à 5 jours sans signes particuliers (somnolence de plus en plus marquée ‑ souvent diarrhée). On la traite essentiellement avec des antibiotiques.

     

    LA PSEUDOTUBERCULOSE

    Elle peut atteindre tous les animaux mais le canari est spécialement sensible ; l'évolution est rapide et la mortalité très élevée (souvent près de 100 %). Cependant, cette, maladie est rare, car le microbe meurt très rapidement dans le milieu extérieur. La contagion doit donc être directe et, compte‑tenu de la gravité de la maladie, c'est une éventualité rare. A l'autopsie, on trouve des nodules sur le foie et divers organes. On traite comme pour la salmonellose.

     

    LA COLIBACILLOSE  

    Il y a de nombreux colibacilles non dangereux, vivant normalement dans l'intestin. Par contre, certains colibacilles sont des microbes dangereux qui peuvent :

    ‑ compliquer des troubles digestifs, d'hépatite ou d'entérite ou les mala­dies respiratoires.

    ‑ causer une véritable maladie, avec mortalité comme la salmonellose, avec une évolution un peu moins rapide et des diarrhées plus abondantes.

    ‑ causer des pertes au nid entre 6 et 8 jours surtout. La cause en est sou­vent dans des oeufs sales, le colibacille pénétrant à travers la coquille au cours de l'incubation et l'oisillon naissant contaminé. Les pertes, à cet âge, sont toujours dues à la colibacillose et non à la salmonellose ou à la cocci­diose comme on l'a cru longtemps.

      

    TRAITEMENT

    Il est souvent difficile car tous les colibacilles ne sont pas sensibles aux mêmes antibiotiques. Il faut souvent tâtonner ou faire un «antibiogramme» au laboratoire sur le colibacille isolé sur des cadavres, pour déterminer les antibiotiques efficaces.



     AUTRES MALADIES INFECTIEUSES

     

    D'autres maladies de moindre importance comme la Streptococcie, la Pseudomonose, sont parfois ren­contrées. Le traitement identique à cvelui de la salmonellose, permet en général de les enrayer.

     

    LES MALADIES RESPIRATOIRES  

    En général, elles sont dues à des germes particuliers, présents chez les volailles et souvent compliquées par des germes courants comme le colibacille.

    Il y a, cependant, d'autres causes non microbiennes : l'Acariase (parasite animal), l'Aspergillose (parasite végétal, moisissure) et cela nous obligera à faire une exception à notre classification et à traiter ici l'ensemble de cette question des troubles respiratoires.

    Les troubles respiratoires se manifestent par le symptôme souvent dénommé «asthme», ce qui est impropre. La respiration est rapide et bru­yante, avec de petits râles, grincements, claquements. Ces symptômes sont les mêmes dans tous les cas et ne permettent pas de faire un diagnostic. Il faut juger d'après la rapidité d'évolution et séparer immédiatement les cas où la respiration est hâletante mais silencieuse.

    On voit immédiatement qu’il est impossible du vivant de l’oiseau, de faire la différence entre les maladies respiratoires infectieuses et l’acariase qui est parasitaire. En revanche, sur l’oiseau mort, l’acariase est facile à distinguer car, dans ta trachée, on voit les acariens sous forme de petits points noirs. Dans les maladies respiratoires infectieuses, il n’y a souvent aucune lésion spéciale, sauf des mucosités dans la trachée qui est parfois un peu congestionnée et, bien plus rarement, des lésions des sacs aériens.

     


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    Photo : Canaris couleur et posture  (Belgique)

     

     

    LA BONNE APPLICATION D’UN TRAITEMENT

     

    Une fois posé le diagnostic le plus probable, après, vous arrivez à la phase de l'intervention, si la maladie trouvée est curable. Vous allez donc «traiter». Plusieurs principes sont à respecter :

     

    ‑ Ne changez pas de traitement chaque jour ou pire encore deux fois par jour, parce que vous n'avez pas vu d'amélioration. Même efficace, et même s'il est bien adapté, un traitement ne peut pas agir, au mieux, en moins de 48 heures. Il est bien préférable de réfléchir une heure de plus à la question, voire téléphoner au laboratoire (si vous n'avez personne sur place pour vous con­seiller) que d'essayer quatre ou cinq traitements en 24 heures !

     

    ‑ Choisissez bien le produit que vous employez ; évitez l’utilisation de médicaments à usage humain ou destinés à d'autres animaux. Le médicament que vous prenez en gélules ou en comprimés est peut être insoluble dans l'eau. Il tombera alors au fond des abreuvoirs et ne sera pas absorbé. De plus, vous ne saurez pas le doser et vous en donnerez trop (danger, souvent) ou pas assez (inefficacité toujours). Avec les spécialités adaptées, vous disposez de produits étudiés pour les oiseaux, dosés pour eux et donc faciles à employer sans erreur, à condition de suivre les indications.

     

    ‑ Respectez bien les doses et le mode d'emploi : mesurer une «pointe de cou­teau», donner dans le bec de l'oiseau x gouttes d'un produit liquide prévu pour être mis dans l'eau, c'est avoir 9 possibilités sur 10 de faire un dosage très incorrect, par excès ou par défaut. La dose peut, en effet, varier de 1 à 4 si le couteau est pointu ou arrondi et il faudrait aussi savoir où se termine la pointe ! En général, le nombre de gouttes donné dans le bec est déterminé au hasard, bien qu'un calcul un peu compliqué soit possi­ble.  Il est bien préférable de mesurer avec précision les volumes d'eau et, pour toutes ces notions de volume, de poids, de gouttes,  de suivre les indications ci-après :


    LES BONNES MESURES

     

    Le dosage exact d'un médicament est pri­mordial mais, si on le met dans l'eau, il faut également mesurer de façon exacte le volume d'eau.

     

    Les mesures de volume et de capacité : dans 1 litre, il y a 1000 millilitres. Le millilitre est équivalent au centimètre cube. Ne pas confondre avec centilitre (100 cl dans un litre). 1 millilitre d'eau pèse 1 gramme et correspond à 20 gouttes comptées avec un compte‑gouttes standard. Cela n'est vrai que pour l'eau ; avec d'autres produits ou si l'eau contient des produits en solution, le nombre de gouttes augmente en général (30 à 40 et plus par millilitre). Il change aussi avec la dimension du compte‑gouttes : il faut donc toujours employer celui qui est joint au produit : si l'on veut déterminer ce nombre, prendre une seringue graduée sans piston ni aiguille ; fermer l'orifice avec le doigt et compter les gouttes jusqu'à ce que le liquide arrive à la graduation 1 ml.

     

    Les cuillères : une cuillère à café contient environ 5 millilitres, une cuillère à soupe, 15ml. Ne mesurer que des cuillères plei­nes, car il est impossible d'évaluer la demi‑cuillère. Noter aussi que ces valeurs ne concernent que les liquides et ne sont pas applicables aux poudres dont la densité varie beaucoup.

     

    La mesure des doses : utiliser le compte‑gouttes ou bien une seringue graduée qui donne une mesure précise.

     

    La mesure de l'eau : employer une éprouvette, un flacon gradué ou tout simplement un biberon gradué, facile à trouver partout.

     

    Mesure des poudres : quand un produit en poudre est ac­compagné d'une mesure, celle‑ci doit être mesurée rase sauf avis contraire. De même, si la dose est donnée en cuillerées. Quand on doit peser des quantités plus impor­tantes, d'une pâtée par exemple, un pèse‑lettre permet une précision suffisante jusqu'à 200 g ; au‑dessus, une balance de ménage peut faire l’affaire.

     

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    A PROPOS DU PLUMAGE ET DE LA PEAU

    Réponses à des questions qui se posent fréquemment

     

     

    Q : Des poux  jaunâtres, de forme allongée, dans le plumage des oiseaux sont‑ils dangereux et comment les éliminer ?

     

    R : ce sont des poux des plumes. Ils ne piquent pas les oiseaux, car il ne se nourrissent pas de sang mais de débris de plumes et de peau. Ils ne sont donc pas dangereux, mais peuvent gêner les oiseaux par leurs déplacements dans le plumage. On les détruit facilement avec une poudre insecticide non toxiques. Certains insecticides peuvent être dangereux pour les oiseaux.

     

    Q : Certains  oiseaux perdent leurs plumes sur la tête ou sur le cou. La peau est rouge et souvent ils se grattent. Cela est‑il dû à la gale ou à des parasites ?

     

    R : Non. La gale déplumante est très rare et s'il y avait des parasites on les verrait. Ces oiseaux font une mue anormale et il est probable que leur cage se trouve dans une pièce où  ils sont éclai­rés tard le soir et ont donc des jours longs, même en hiver. Or c'est la diminution de la durée du jour en été et son augmentation au printemps qui règlent le cycle de vie des oiseaux « mue en été, reproduction au printemps ». Le fait de supprimer cette alternance de jours courts et de jours longs, peut, chez certains sujets provoquer des trou­bles hormonaux qui se manifestent justement par une mue partielle et persistante et parfois par une masculinisation des femelles qui se mettent chanter comme des mâles. Pas de traitement radical. Il faut remettre les oiseaux dans des conditions correspondant à la durée du jour naturel, mais cette mue anormale peut persister encore plusieurs mois.

     

    Q : Chez des oiseaux qui se piquent et s'ar­rachent les plumes, comment faire cesser ce vice ? Est‑ce dû à une carence alimentaire ?

     

    R : Ces oiseaux sont sans doute nerveux et ce picage n'est pas dû à une carence alimentaire. Avant tout, il convient de s’assurer que les oiseaux disposent de suffisamment de place, et qu’il n’y a pas de surpeuplement. C'est une cause fréquente. Don­ner un calmant et mettre dans des cages séparées les piqueurs les plus acharnés. Eviter un éclairage trop in­tense de la cage.

     

    Q : Chez un perroquet qui s'arrache toutes les plumes, il ne lui reste que celles qu'il ne peut at­teindre, sur la tête et en haut du cou. Quelle en est la cause et comment y remédier ?

     

    R : en général, le picage chez le perroquet est dû à l'ennui ou à une contrariété, souvent liée au départ d'une personne ou d'un animal familier auquel il était ha­bitué. Il est rare que ce picage soit dû à une carence alimentaire et d'ailleurs, il ne mange pas ses plumes, mais les arrache et les laisse tomber parfois après les avoir un peu mâchonnées dans son bec. La solution est donc de le distraire et de s'occuper de lui. Donnez lui du papier à déchirer, du bois à déchiqueter. Si possible, la compagnie d'un autre animal, oiseaux ou chien ou chat sera sans doute la solution. Outre cette cause psycholo­gique, il arrive que le picage soit dû à l'air trop sec des habitations chauffées : mettre des humidificateurs sur les radiateurs, pulvériser de l'eau sur l'oiseau plusieurs fois par jour. Enfin, si, cas rare, l'oiseau mange ses plumes, cela peut dénoter une carence alimentaire et, dans ce cas seulement l'emploi d'un répulsif sera une solution immédiate, mais il faudra tenter de corriger l'alimentation.

     

    Q : Chez certains canaris, de plus d'un an, on observe, après la mue, de petits kystes sur­tout sur les ailles. Ils cherchent à les enlever avec leur bec. De quoi s'agit‑il ? Est‑ce parasitaire ?

     

    R : il s'agit de kystes folliculaires résultant du développement anormal d'une plume qui ne sort pas du follicule plumeux. Il n'y a pas de traitement préventif et certains sujets sont héréditairement prédis­posés, surtout dans les races à plumage abondant : Norwich, Frisés etc. La seule solution est d'enlever ces kystes ou de les ligaturer à leur base avec un fil qui en provoque la chute rapide, mais cela recommencera chez les oiseaux prédisposés.

     

    Q :  Des oiseaux exotiques de grosses espèces, ont des plumes qui se cassent, surtout sur la queue et/ou les ailes. Est‑ce dû à un parasite ?

     

    R : Il existe bien un parasite, un acarien dénommé Syringophilus, qui se loge dans le tuyau des plumes, vers la base. Cette partie de la plume apparaît opaque au lieu d'être claire . Ce pa­rasite est assez rare et un examen parasitologique des plumes suspectes permet de le mettre en évidence. Il arrive plus souvent, qu'une fragilité des plumes soit ob­servée chez les grandes espèces. Sa cause est mal connue, mais beaucoup d'auteurs l'ont attribuée à une ca­rence en certains acides aminés, spécialement en arginine. Un complément alimentaire apportant cet acide aminé, mais aussi les acides aminés soufrés (méthionine, cystine)  ainsi que la lysine est conseillé en même temps que des vitamines sous forme de polyvitamines.

     

    Q : Un oiseau apparaît  enflé, gonflé comme un ballon. Cette enflure est souple, on dirait de l'air.

     

    R : C'est effectivement de l'air qui, à la suite d'une lésion d'un sac aérien, se répand sous la peau. Il faut percer cette dernière pour laisser l'air s'échapper. Le mieux est de faire une petite incision de 3 ou 4 millimè­tre avec des ciseaux à ongles ou à broder (non doulou­reux), car si l'on pique seulement avec une aiguille l'ouver­ture se referme rapidement et tout recommence. En quel­ques jours cela s'arrange définitivement. Très rarement les récidives se suivent et, si après plusieurs incisions faites sur une période de 15 jours, le problème n'est pas ré­solu, il faut envisager de sacrifier l'oiseau.

     

    Q : Des perruches ondulées se reprodui­sent correctement, mais à la sortie du nid, certains jeunes ont des plumes des ailes ou de la queue qui manquent. lis ne peuvent voler et se traÎnent. Quelle en est la cause et peut‑on y remédier ?

     

    R : c'est la mue française qui est due à un virus transmis par l'oeuf. Il n'existe aucun traitement ni vaccin. Il faut éliminer les couples et surtout les femelles qui don­nent de tels jeunes.

     

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