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    Plume 3

     

     

    LES AFFECTIONS DES PATTES

    CHEZ LES OISEAUX DE CAGE  (1ère partie)

     

    Il se vérifie souvent des manifestations pa­thologiques qui peuvent prendre une forme contagieuse et se répandre chez plusieurs sujets, surtout parmi les jeunes. Les symptô­mes relevés sont les suivants :

    Enflure autour d'un ongle, saignement pro­voqué par les coups de bec, formation dé fu­roncles et de petites vessies rouge‑noirâtre, possible enflure au‑dessus des jointures des articulations, chez les oiseaux jeunes.

    Ces manifestations nous amènent à pen­ser immédiatement à la variole très redoutée, mais dans la plupart des cas il ne s'agit pas de cette maladie, ni de gale des pattes.

    On doit considérer que les pattes des oi­seaux sont pour la plupart recouvertes d'écailles dures et lisses. Elles peuvent faci­lement devenir le point idéal de nombreuses maladies, surtout parce qu'elles se trouvent très souvent au contact de détritus, sable, excréments, etc.

     

    ROUGEUR ET ENFLURE

    Les pattes sont rouges, congestionnées et gonflées. La cause est souvent à rechercher dans des fautes d'alimentation et particulièrement dans l'administration de graisses rancies.

    On doit par conséquent éviter d'adminis­trer des graisses animales (lard, huile de pois­son, margarines, etc. ) qui ne sont pas fraî­ches. Dans ces cas il suffit d'éliminer la cause et d’ajouter à l'alimentation des doses élevées de Vitamine E.

     

    ROUGEUR ET DOULEUR

    On remarque fréquemment une rougeur des pattes, sans enflure, avec des manifes­tations évidentes de douleur. L'oiseau tient la patte malade levée du perchoir, reste im­mobile et dépérit.

    Ces symptômes sont caractéristiques des formes rhumatismales. Il faut éviter les milieux très humides et l'excessive consanguinité.

    Comme thérapie, on conseille d'appliquer une, deux fois par jour, de la pommade à la cortisone, avec un léger massage.

    Les bains avec du vin chaud, avec un infu­sé de feuilles de vignes, employés encore aujourd'hui par des éleveurs, sont des traite­ments empiriques, souvent sans aucune effi­cacité.

     

    FURONCLES ET ROUGEUR

    Les mois d'été, particulièrement si la sai­son est humide, plusieurs endroits sont en­vahis par les moustiques.

    La piqûre de ces insectes suceurs provo­que des enflures très incommodantes aux pattes, et particulièrement sur les doigts des oiseaux.

    On sait en outre que ces insectes sont porteurs de nombreuses maladies ; par con­séquent il est nécessaire d'appliquer des fi­lets protecteurs aux fenêtres, d’effectuer au moins tous les 15 jours une désinfection des locaux et des outillages, enduire les pattes d'une pommade étudiée exprès contre ces réactions cutanées éliminer le sable sur le fond de la cage et toutes les autres possibili­tés d'infections ( perchoirs sales, etc. ).

    Quand l'enflure augmente et que l'on ne re­marque aucune réaction à la thérapie en cours, c'est l'indice d'infections. En pareils cas, il est utile d'appliquer une pommade à la cortisone ou aux antibiotiques, deux fois par jour.

     

    ARTICULATIONS CHAUDES,GONFLEES ET DOULOUREUSES

    Cette manifestation, qui peut être provo­quée par des staphylocoques, atteint de pré­férence les jeunes oiseaux, à travers des blessures très petites de la peau.

    La forme subaiguë chronique est aussi appelée ostéoarthrite infectieuse à cause de ses localisations articulaires.

    Un symptôme évident est le mal qu'éprou­vent les oiseaux à se tenir sur les per­choirs ; par conséquent ils préfèrent rester sur le fond de la cage, les pattes en extension.

    Il peut se produire une guérison sponta­née, surtout si le sujet est logé dans la cage-­infirmerie.

    Comme prophylaxie, on conseille de bien désinfecter le matériel et de changer le sa­ble.

    On constate une symptomatologie semblable chez les oiseaux atteints de salmonellose dans sa forme arthritique, ce qui provoque la claudication ; on la remarque particulièrement chez les perroquets.

    Une diagnostic différent n'est possible qu'à travers des examens de laboratoire.

     

    GANGRENE SECHE DES DOIGTS

    Il se vérifie quelquefois chez les oiseaux une forme de nécrose d'un doigt de la patte, qui devient noir, se dessèche et tombe.

    Cette maladie peut atteindre un doigt ou une seule phalange, et on peut d'ordinaire la remarquer sur une seule patte.

    Il est possible, d'après quelques auteurs, que le sujet succombe avant que l'infection atteigne aussi l'autre extrémité. Les causes de cette maladie ne sont pas encore bien définies.

    Il pourrait s'agir de troubles circulatoires avec constriction des vaisseaux et mort des tissus insuffisamment irrigués par le flux san­guin. Selon des spécialistes, il se vérifierait une manifestation mycotique, selon d'autres, une infection à bactéries de la tubercolose ; ils justifient les suites souvent mortelles par son origine infectieuse, même si elle n'est pas bien identifiée.

    Les symptômes sont assez évidents : rou­geur de la patte, suivie de noircissement ou coloration foncée d'un doigt.

    L'oiseau ressent une douleur aiguë et il ne peut se tenir sur le perchoir. Quand la zone gangréneuse atteint le tarse, elle peut avan­cer jusqu'à l'union avec le tibia ; à ce niveau se produit l'élimination spontanée de la patte ; en d'autres cas, on constate la chute de la dernière phalange d'un ou plusieurs doigts.

    Si la gangrène n'avance pas au-delà du moignon, l'oiseau parvient à se réablir, il re­devient vif, chante et vit presque normale­ment.

    Si la gangrène s'étend à d'autres doigts, le sujet meurt, en général après un mois envi­ron à partir des premiers symptômes.

    En certains cas on peut essayer l'amputa­tion, qui cependant n'empêche pas toujours la progression de la gangrène. Quelques résultats ont été obtenus grâce à l'application d'une pommade antimycotique. Il s'agit logiquement de tentatives, parce que l'origine de la maladie n'est pas connue.

    (à suivre)

     


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    Tisserin à front pointillé

     

    Tisserins à front pointillé.

     

          UNE VOLIERE « PASSE-PARTOUT » POUR LES OISEAUX

    Il sera question dans cet article d'une vo­lière limitée dans ses dimensions, qui peut être réalisée par l'éleveur qui habite en ville, notamment s'il loge à un rez‑de-chaussée et dispose d'un jardin, même s'il est encombré.

    Précisons du reste que les volières de grandes dimensions ne sont généralement pas à recommnder, sauf cas particuliers.  En effet, dans une grande vo­lière à fond naturel, l'oiseau se "perd", même s’il semble très à son aise. Il se "perd" au désavantage de l’éleveur qui, du dehors et de loin, ne peut suivre l'oiseau jour après jour ; de même, il ne peut apprécier, par exemple, les progrès des jeunes ou des pha­ses diverses de la mue chez les adultes, ni suivre le comportement des oiseaux et connaître leurs habitudes.

    Enfin, dans une volière peu spacieuse le proces­sus d'apprivoisement de l'oiseau est plus rapide, ce que l'on ne peut espérer atteindre qu'à travers un contact patient et constant, établi le plus di­rectement possible entre l'oiseau et son éle­veur.

    Nous construirons donc la volière avec éventuellement l'aide d'un bon artisan du lieu ; elle pourra être longue de deux mètres, haute de 85‑90 cm., et large d’environ 60 cm.

    La construction  - entièrement en bois de façon que l’on puisse, s'il le faut, la démonter en 6 parties légères - sera fermée sur l’arrière et sur les deux côtés ; le toit, très débordant en avant pour mieux protéger la volière, sera réalisé avec un matérieau plasti­que transparent de couleur verte. Si l'on veut, on pourra aussi équiper l'une des deux parties latérales d'une fenêtre en plastique pour augmenter la luminosité, quoique cela ne soit pas indispensable, étant donné la largeur du toit. La façade sera en grillage à mailles carrées, du type électrosou­dé, qu’il est conseillé d'étendre même à l'inté­rieur de la volière, contre le fond et sur toute son étendue.

    Par ce procédé on pourra, en un instant, déplacer les perchoirs, appuyés aux deux extrémités, aux grillages parallèles.

    Il faut aussi préciser que le fond, bien qu'il soit doublé de grillage à l'intérieur, sera toujours fermé pour protéger les oiseaux contre les courants d'air et le froid, surtout pendant la nuit.

    Prévoir, sur la facade, deux portes placées assez haut, presqu'à l'extrémité du grillage, et une autre plus large au milieu et en bas, un peu au dessus du bac de sol.

    Les portes pourront être montées sur "res­sort" ou à "glissière": cette dernière, étant plus facile à réaliser par le fabricant de cages, et aussi plus commode pour l'éleveur parce qu'elle lui permet d'appro­cher une cage de la volière, pour transférer des hôtes nouveaux sans les prendre dans la main et éviter aussi les risques qui s'ensui­vent: des fuites assez fréquentes ou encore des dommages provoqués par le battement des ailes sur le grillage.

    Sur le toit, qu'il soit en bois ou en plasti­que, nous devrons pratiquer deux ou trois fentes longues et fines, pour introduire (sans faciliter, pour cela, la pénétration de la pluie ou du vent) autant de séparations en bois contre‑plaqué léger, ces séparations formant des compartiments (à chacun correspondra une porte sur la façade), permettront une capture facile des oiseaux, sans avoir recours à des filets difficiles à manier et parfois très dangereux, à cause des coups qu'on peut, par mégarde, porter aux oiseaux .

    La volière conçue de cette façon aura comme support de base quatre pieds solide­ment appuyés ‑ sinon enfoncés - sur le sol et d'une longueur calculée de telle sorte que les bacs soient placés à la hauteur de la cein­ture de l'éleveur, cela, d'abord par com­modité, et aussi pour  permettre une vue panoramique, de bas en haut, des oiseaux enfermés. En ce qui concerne les mangeoi­res, on pourra facilement choisir entre un certain nombre d'éléments à accrocher çà et là aux mailles du grillage, ou se procurer deux tiroirs longs et étroits en métal qui, sur des coulis­ses spéciales intérieures en bois, glisseront sur les côtés de la volière. Pour les intro­duire, il faut aménager deux petites ouvertu­res dans la façade, correspondant à leur place. L'eau de boisson sera versée dans l'un des deux tiroirs, ou encore mieux, dans un abreuvoir en plastique pour poussins de 1,5 litre, placé sur la fond de la cage, à l'écart des perchoirs, pour l'hygiène.

    A propos de perchoirs, il en faudra six ou sept, arrangés de façon diverse et distants l'un de l'autre, en plus de deux porte‑os de seiche qui seront suspendus sur le deuxième grillage, c'est‑à‑dire celui appartenant au côté fermé de la volière. A ce grillage ‑ cela con­firme son utilité ‑ on accrochera aussi les nids de forme classique, à moins de préférer des nids‑boîtes extérieurs en bois naturel, qu'il faut opportunément mettre en place. Ils sont préférables aux premiers parce qu'ils n'occupent aucun espace à l’intérieur et permettent des inspections sans déranger les oiseaux.

    Laisser seulement au printemps, l’accès à ces nids‑boîtes qui le reste du temps seront fermés par une glissière ordinaire. On peut aménager ces ouvertures sur les côtés et même derrière, si la volière ne s'appuie pas contre un mur, à moins de l'en écarter pendant quel­que temps. La volière que nous construirons aura aussi des bacs, au nombre de trois, plus ou moins profonds : le premier et le troi­sième pourront être remplis de sable, tandis que celui du centre sera divisé en trois. Ce­lui du milieu, large le plus possible, devien­dra une grande baignoire, tandis que les deux latéraux, serviront de trottoir; un orifice aménagé dans le fond du bac et fer­mé avec un simple bouchon de liège, per­mettra la vidange sur le terrain qui absor­bera l’eau sans difficulté. En introduisant ensuite, pendant quel­ques secondes, à travers le grillage de la façade, un tuyau d’arrosage, on peut aisément procéder au rinçage et au remplissage du bac. Inutile de préciser que le sol de la volière, sous des trois bacs, ne sera certainement pas en bois, mais en grillage pour des raisons évidentes de nettoyage.

    Pour terminer restent à appliquer pour la façade, les nécessaires mesures protectri­ces à adopter contre le vent et les pluies obliques dépassant la bordure du toit.

     


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    Serin-du-Mozambique.jpg 

    Serin du Mozambique.

     

    QUELQUES CONSEILS DE BASE

    Pour le choix d'une cage, la plus belle n'est pas toujours la meilleure afin de garder des oi­seaux en bonne condition. Il est préférable de la prendre d'une bonne longueur, afin que les oiseaux puissent voler à leur aise ; la hau­teur n'a pas tellement d'importance. Bannir les perchoirs en surnombre et les balançoi­res qui les gênent dans leurs ébats. La lon­gueur entre les perchoirs doit être un peu in­férieure à celle de la cage. Mettre en place des per­choirs de différents diamètres pour activer la circulation du sang et pour éviter les cram­pes des pattes. Il est préférable qu'ils soient creux, de cette façon on élimine plus facile­ment les poux en brûlant les perchoirs tous les 15 jours et en remettant des neufs à la place. Les perchoirs ne doivent pas se trou­ver l'un au-dessous de l'autre ou au‑dessus de la mangeoire ou de l’abreuvoir, sinon les graines et l’eau seront souillées, ce qui provoque des dérangements intestinaux et  des problèmes graves. Si un perchoir est au‑dessus de l'autre, les oiseaux se salis­sent mutuellement. La mangeoire ne doit pas se trouver à côté de la baignoire ou de l'abreuvoir, car les graines humides moisissent et provoquent des maladies.

    A l'achat d'une cage, prendre de préfé­rence celle qui a des portes sur la face gau­che ou droite pour permettre d'accrocher un nichoir ou nichette, ce qui permet les contrôles sans déranger les reproducteurs, ou encore d'y fixer une baignoire, ce qui aug­mente la surface de vol des oiseaux, à l'inté­rieur de la cage. Mettre dans le fond de la cage ( pour les insectivores ) du papier re­couvert d'un peu de sable de mer, si possi­ble, car ce dernier renferme de nombreuses substances utiles aux oiseaux. Pour les in­sectivores changer papier et sable assez souvent car leurs déjections sont très liqui­des. Prévoir des tiroirs galvani­sés ou en matière plastique pour éviter la rouille.

    Pour les granivores, supprimer le papier et mettre du sable de rivière ou de mer qui est absolument nécessaire pour la bonne santé de ces oiseaux. L'homme utilise ses dents pour broyer les aliments, tandis que chez l'oiseau la nourri­ture est mise en bouillie dans le gésier, grâce à des petites pierres qu'il avale.

    Eloigner la cage de la télévision,  du papier peint, ou  des plantes d'appartement. Ne pas la mettre dans la cuisine, où les gaz nocifs et l'humidité peuvent être néfastes aux oiseaux. Placer les cages hors de porté des chats, et de préférence les accrocher à une certaine hauteur sur un mur.

    Attention au courant d'air qui est fatal, sur­tout aux petits exotiques africains.

    Pendant la bonne saison, permettre aux oiseaux de s'exposer aux rayons du soleil, facteur de santé, mais couvrir la moitié de la cage avec un tissu opaque afin qu'ils puissent aussi se mettre à l'ombre, car s'ils sont trop long­temps exposés au soleil ils peuvent en mourir.

    Le soir, la cage est dans une pièce éclairée, il faut la re­couvrir d’un linge opaque afin que l'oi­seau puisse se reposer, surtout quand la lumière est trop vive.

    Veillez à l'écartement des barreaux afin que les oiseaux ne puissent passer la tête à tra­vers.

    Les dimensions des cages varient suivant la taille et les conditions de vie de ce qu'on désire y mettre. Un Moineau du Japon, Man­darin, Bec d'argent, Cou coupé, etc., ne né­cessite pas autant de place qu'un Rossignol du Japon, qui est très vif et remuant de na­ture.

    Ne pas oublier de suspendre au grillage un os de seiche et de donner un complément minéral dans une petite mangeoire séparée.

    Pour les exotiques africains, faites en sorte que la température soit toujours constante dans la pièce où ils séjournent. Les oiseaux concernés sont notamment les granivores comme les Moineaux du Japon, Mandarins, Donacoles, Nonnettes, Paddas blancs, Bec d'argent, Bec de plomb, Capucins, et ceux de la famille des Serins (Mozambique, Chanteur d' Afrique, Tarin rouge).

    Si l'on dispose d'un jardin, il est préférable de faire l'élevage en volière extérieure, où les oiseaux sont dans leur milieu naturel et se décident plus facilement à nicher, Les Diamants australiens se reproduisent en ca­ges de grandes dimensions ou volière inté­rieure.

    En ce qui concerne les insectivores, il vaut mieux pratiquer l'élevage, pendant la bonne saison, dans une volière extérieure (jardin), balcon ou véranda. Surtout dans le jardin, on peut leur procurer la nourriture in­sectivore dont ils ont besoin pour nourrir leurs jeunes. En cage d'appartement, en hiver, les insectivores ont besoin d'une nourriture ap­propriée

     


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    Ignicolore

     

    IGNICOLORES.

     

    JUIN CHEZ LES OISEAUX DE CAGE ET DE VOLIERE

    C'est le mois où il faut commencer à pen­ser au moment où se terminent les couvai­sons. Plusieurs éleveurs fixent au solstice d'été ( 21 juin) la date de cessation des cou­vaisons. Pour celui qui a amorcé le cycle reproductif des canaris à la juste époque, ou mieux encore a un peu retardé pour attendre les conditions saisonnières les plus favora­bles, c'est une mesure de précaution peut­-être excessive que de cesser les couvaisons vers le milieu de juin, particulièrement pour les races les plus rustiques; au contraire, ce­lui qui n'a pas su ou voulu refréner les oi­seaux en phase amoureuse et leur a permis de commencer la cycle reproductif lorsqu'il faisait encore froid, devrait agir sagement du moins à présent, et interrompre les efforts de ses reproducteurs avant qu'ils ne s'épui­sent.

    De toute façon, quelles que soient les da­tes de début et de fin du cycle reproductif, ce qu'il faut surtout rappeler est que le nom­bre des couvées ne doit pas être supérieur à  trois; il est même très sage de se borner à deux, surtout pour les espèces et les races qui ne sont pas particulièrement rustiques et vigoureuses.

    D'ailleurs, il convient même à l'éleveur de mettre fin aux couvaisons en ce mois : la cha­leur augmente et rend de moins en moins agréables les besognes de l'entretien des oiseaux. Il vaut mieux se ménager et ne pas courir le risque d'éprouver du dégoût pour son passe‑temps.

     

    LES LOCAUX ET LES CAGES

    Il faut faire en sorte qu'à l'arrivée de la cha­leur, les pièces d'élevage ne deviennent pas étouffantes ni chargé d’air vicié.

    L'air de la pièce où vivent les oiseaux doit toujours être renouvelé, sans pour autant produire des courants d'air qui sont extrême­ment nuisibles à toute espèce d'oiseaux. Une fenêtre toujours ouverte ( munie de mousti­quaire apte à empêcher l'entrée d'insectes nuisibles et à amortir les rafales de vent éventuelles) représente le meilleur système pour assurer le renouvellement constant de l'air pendant les mois chauds. En cas de nécessité, on peut appliquer à une vitre de la fenêtre ou directement au mur un des aé­rateurs à hélice qu'on trouve dans le com­merce : certains fonctionnent électriquement, d'autres (moins efficaces) par les pales qui se meuvent grâce aux déplacements d'air.

    Dans les grandes villes troublées par la pollution, le renouvellement de l'air dans les locaux d'élevage, ainsi que dans ceux à usage domestique, est devenu un problème très difficile à résoudre. L'emploi d'un ioni­seur ne peut certainement pas remédier à l'infection de l'atmosphère, néanmoins il est recommandable d'en faire usage pour désin­fecter l'air du local d'élevage.

    Tout le monde connaît les grandes cages de sevrage et les volières pour les jeunes sevrés. On doit insister sur l'importance des contenants spacieux pour un développement parfait des jeunes oiseaux. La possibilité de voler librement (possibilité que peut donner seul un contenant ayant la façade longue d'au moins un mètre) permet aux oiseaux de se fortifier et se développer le mieux pos­sible. Les sujets qui ont grandi dans ces con­tenants deviendront plus beaux, seront des reproducteurs plus vigoureux et seront aussi moins sujets aux maladies. Il ne faut pas croire que seules certaines espèces d'oi­seaux, très vives, aient besoin de la volière dans la phase qui suit le sevrage, tout au contraire. Pouvoir voler librement est en­core plus avantageux à ces oiseaux qui sont  lourds, même  paresseux et qui sont enclins à épargner leurs mouvenents. Particulièrement pour les races très sélectionnées, par exemple le Parisien, le Norwich, le Yorkshire, etc. le vol est un exercice indispensable pour obtenir un renforcement physique normal. Plusieurs oiseaux appartenant à ces races montrent trop peu de vivacité, presque de la léthargie : ce n'est pas à cause de leur naturel, mais la conséquence d'un élevage trop pous­sé sur la voie de la sélection et de l'insuffi­sance d'exercice physique. Il suffira de met­tre en volière pendant quelque temps un de ces sujets peu actifs pour le voir retrouver de la vivacité après quelques jours.

     

    L’ALIMENTATION

    Il convient de rappeler encore une fois que le passage du régime alimentaire imposé par les parents, au moyen de la becquée, à celui des oiseaux adultes, doit être le plus possible graduel. Aux sujets venant d'être sevrés, on devra pourtant continuer d'administrer la même nourriture employée par les reproduc­teurs pour la becquée, que l'on réduira gra­duellement et progressivement .

    Avec les jeunes granivores à peine sevrés on doit faire très attention à ne pas adminis­trer, les premiers jours de vie, des graines qui n'aient pas préalablement été décorti­quées, après les avoir mises dans l'eau bouillante afin d'éviter le risque qu'elles ne soient avalées avec toute leur pellicule, ce qui peut provoquer des troubles dans l'appa­reil digestif, avec risque de mortalité.

    Si pendant la phase de la becquée, les petits ont surtout besoin de substances pro­téiques (il est vrai que même des espè­ces granivores nourrissent généralement leurs petits avec des insectes), la nécessité des vitamines est particulièrement démontrée, en particulier après le sevrage.

    Les substances végétales fraîches ne doi­vent jamais manquer dans le régime des jeu­nes, depuis le premier jour de sevrage ; ce n'est que de cette façon qu'on pourra espé­rer d'élever des sujets vigoureux et sains, qui acceptent régulièrement ces aliments et qui en feront un large usage même lorsqu'ils devront embecquer leurs petits, au grand avantage de la descendance.

    Malheureusement, on trouve encore très souvent des oiseaux nés en cage qui n'ai­ment aucun genre de substances végétales fraîches,  justement à cause des systèmes erronés d'alimentation adoptés par certains éle­veurs. Ces oisillons granivores ne mangeant ni fruits, ni verdure, sont plus frêles de san­té, digèrent avec plus de difficulté (la cellu­lose contenue dans les végétaux aide consi­dérablement aux fonctions digestives) et sont plus facilement atteints par les maladies.

    Verdure fraîche, bien lavée et essuyée, fruits mûrs et sucrés, légumes tendres et ju­teux (petits pois, carottes, fèves, concom­bres, etc. ) sont des aliments très avanta­geux pour les oiseaux de cage et tout élé­veur devrait en faire un usage abondant et suivi, particulièrement pendant la période du sevrage, pour que les jeunes s'habituent à en consommer régulièrement.

                    

                     LA REPRODUCTION

    On ne peut pas ajouter grand' chose à ce sujet en plus de ce qu'on a déjà dit en com­mençant l'article. Il faut rappeler que si aux races rustiques du canari on peut faire porter à terme trois couvées par an, les ra­ces les plus frêles ne doivent pas être enga­gées dans plus de deux nidifications. Pour les Indigènes aussi, il est bon qu'ils ne por­tent pas à terme plus de deux couvées par saison, même s’ils commencent leur cycle reproductif plus tard que les canaris.

    Il en est de même pour les exotiques, ex­cepté les quelques espèces qui se produi­sent en captivité depuis plusieurs générations, désormais parfaitement adaptées à nos latitudes et à l'alternance de nos saisons .

    Même pour les perruches ondulées le nom­bre des couvées annuelles doit être limité à deux ou trois au maximum. On ne doit pas tenir compte du fait que ces oiseaux n'entrent pas en mue de saison comme les au­tres oiseaux. La mue anglaise et d'autres maladies héréditaires de ces perruches sont justement dérivées de l'exploitation excessive à laquelle les ont soumis, dans le pas­sé, des éleveurs ignorants et peu pré­voyants .

    Soit parmi les perruches, soit parmi les canaris et d'autres oisillons communs de cage, il y a des femelles qui se montrent particulièrement enclines aux efforts repro­ductifs, de sorte que, faute d'une interven­tion de la part de l'éleveur, elles continueraient à produire des petits jusqu'à l'épuise­ment et, assez souvent, jusqu'à la mort.

     

    LE BAIN

    Nous savons que le bain ne doit être sus­pendu que lorsqu'il y a dans le nid des petits sans plumes, c'est‑à‑dire depuis l'éclosion jusqu'au jour où les jeunes sont suffisamment emplumés. Sauf au cours de cette période, on doit toujours permettre le bain, même aux jeunes venant d'être sevrés. Na­turellement, nous le répétons encore une fois, il faut accentuer les précautions ordinaires tendant à empêcher que les oiseaux ne soient exposés à des courants d'air et à de brus­ques écarts de température.

    Aux jeunes qui ne sont pas encore parfai­tement emplumés, il ne faut permettre de prendre leur bain que lorsque la température ambiante est élevée et l'on choisira autant que possible le moment où les rayons solai­res donnent sur les cages.

      

    Canari-fris-.jpg

    Canari frisé.

     


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    Rouge intensif et ivoire rose schimmel

     

    Rouge intensif et ivoire rose schimmel  (photo les oiseaux du Faucigny)

     

              LA COLORATION DES JEUNES CANARIS

    A FACTEUR ROUGE

    Nous savons tous que nos canaris à un moment donné de l'année perdent leurs plu­mes et les renouvellent. C'est ce que l'on ap­pelle la période de la mue. C'est précisément pendant cette phase que se situe la coloration de leur plumage. Nous savons également que lors de leur première mue, les oiseaux conser­vent leurs rectrices et leurs rémiges qui par conséquent gardent la couleur qu'elles avaient acquises lors de leur pousse au berceau natal. Enfin, nous savons aussi que les toutes pre­mières plumes à pousser chez nos jeunes ca­naris, se produisent dans le premier mois de leur exis­tence. A partir de ces données fondamentales, nous allons essayer de construire logiquement le raisonnement qui nous permettra de créer notre ou nos méthodes de coloration.

    Tout d'abord, essayons d'expliquer le méca­nisme de cette formation de la couleur rouge : c'est un pigment liposoluble appelé caroténoïde qui nous permet d'obtenir cette teinte. Cepen­dant, elle ne peut s'exprimer que chez des ca­naris possédant héréditairement le pouvoir d'utiliser ce pigment, ce sont donc les canaris à facteur rouge et eux seuls qui peuvent montrer cette coloration couleur de sang. C'est par hy­bridation avec le Tarin rouge du Vénézuéla que l'on a obtenu cette transmission héréditaire de ce facteur. Grâce à lui, les caroténoïdes sont transformés en xanthophylles et véhiculés par le sang jusqu'aux cellules chargées d'élaborer les plumes. Par l'intermédiaire de réactions en­zymatiques, ce pigment est introduit jusque dans la structure même de la plume, lui procu­rant alors la couleur que nous connaissons. Evidemment, selon le patrimoine génétique des sujets, nous aurons une concentration et une répartition de pigments caroténoïdiques diffé­rentes, nous permettant d'obtenir les diverses catégories de rouges existantes.

    Quel est donc le pigment à utiliser ? Celui qui sans nul doute possède le meilleur rendement est la cantaxanthine. Il existe dans la commerce divers produits en contenant et spécialisés pour la coloration, il y a le choix, chacun a ses adep­tes ; il ne s’agit pas de prendre parti, laissant à l'éle­veur le soin de choisir lui‑même.

    Comment le distribuer ? Deux solutions sont possibles, soit en mélangeant la poudre ou la solution liquide dans la pâtée à l'oeuf, soit en incorporant ces mêmes produits à des carottes râpées dont raffolent bien souvent nos canaris. Par ailleurs ce légume est fortement à con­seiller pour la santé de nos oiseaux, double avantage !

    Quand le fournir à nos pensionnaires ailés ? Evidemment, pendant la pousse des plumes. Deux solutions s'offrent donc encore à nous : incorporer de suite les caroténoïdes à la pâtée d'élevage et en distribuer donc à partir de l'éclo­sion, permettant ainsi la coloration des plumes, des ailes et de la queue. De toute façon au plus tard nous devrons faire cet apport au dé­but de la mue juvénile et ce jusqu'à l'issue de son complet déroulement. Il convient d’attirer l'attention sur le fait qu'une régularité absolue doit accompa­gner cette distribution en carotènes, sous peine d'obtenir des oiseaux à coloration irrégulière, faute très grave pour les concours. Dans le premier cas, il ne sera pas nécessaire de ma­nipuler les oiseaux, toutes les plumes seront rouges, mais dans le deuxième, il faudra arra­cher à la main rémiges et rectrices afin qu'à l'occasion de leur repousse (qui n'intervient pas naturellement la première année ), elles se char­gent de pigments.

    Pendant cette période de la coloration, il faut bien surveiller le bon état du foie de nos oi­seaux. En effet son rôle est important puisque c'est lui qui opère la transformation des caroté­noïdes en xanthophylles animales qui sont seu­les assimilables par l'organisme des canaris. Il est également nécessaire de respecter le mode d’emploi du produit colorant sans forcer la dose, faute de quoi on expose les oiseaux à des problèmes digestifs souvent irréversibles. Dans tous les cas, afin de régulariser et d'aider le fonctionne­ment de l’organisme des oiseaux, il n'est pas inutile d'utiliser deux ou trois fois par semaine, un bon draineur hépatique.

    Voilà donc expliqué en quelques phrases le principe de la coloration ; il n'y a rien de bien compliqué, la seule chose requise est la régu­larité de l'apport en cantaxanthine. Souhaitons à chacun d'obtenir de beaux "joyaux rouges" qui leur permettront, peut‑être, si ce n'est de remporter le titre de champion,  au moins de glaner un prix flatteur !

     


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