• Les maladies microbiennes

     

    Canari-topaze-argent-.jpg

     

     

    LES MALADIES MICROBIENNES

     

    Un certain nombre de microbes peuvent atteindre les canaris. La Salino­nellose est la maladie la moins rare, mais est loin d'être une éventualité courante. Il faut bien comprendre qu'une maladie microbienne ne peut guère survenir chez un particulier, sauf par introduction d'oiseaux contaminés. C'est pourquoi la salmonellose est plus une maladie d'oiselle­ries que d'éleveurs individuels. A cela, il y a cependant deux exceptions : les maladies respiratoires et la colibacillose parce qu'elles sont dues à des agents pathogènes très répandus.

      

    LA SALMONELLOSE

    Elle entraîne des mortalités en épidémie avec une évolu­tion de 3 à 5 jours sans signes particuliers (somnolence de plus en plus marquée ‑ souvent diarrhée). On la traite essentiellement avec des antibiotiques.

     

    LA PSEUDOTUBERCULOSE

    Elle peut atteindre tous les animaux mais le canari est spécialement sensible ; l'évolution est rapide et la mortalité très élevée (souvent près de 100 %). Cependant, cette, maladie est rare, car le microbe meurt très rapidement dans le milieu extérieur. La contagion doit donc être directe et, compte‑tenu de la gravité de la maladie, c'est une éventualité rare. A l'autopsie, on trouve des nodules sur le foie et divers organes. On traite comme pour la salmonellose.

     

    LA COLIBACILLOSE  

    Il y a de nombreux colibacilles non dangereux, vivant normalement dans l'intestin. Par contre, certains colibacilles sont des microbes dangereux qui peuvent :

    ‑ compliquer des troubles digestifs, d'hépatite ou d'entérite ou les mala­dies respiratoires.

    ‑ causer une véritable maladie, avec mortalité comme la salmonellose, avec une évolution un peu moins rapide et des diarrhées plus abondantes.

    ‑ causer des pertes au nid entre 6 et 8 jours surtout. La cause en est sou­vent dans des oeufs sales, le colibacille pénétrant à travers la coquille au cours de l'incubation et l'oisillon naissant contaminé. Les pertes, à cet âge, sont toujours dues à la colibacillose et non à la salmonellose ou à la cocci­diose comme on l'a cru longtemps.

      

    TRAITEMENT

    Il est souvent difficile car tous les colibacilles ne sont pas sensibles aux mêmes antibiotiques. Il faut souvent tâtonner ou faire un «antibiogramme» au laboratoire sur le colibacille isolé sur des cadavres, pour déterminer les antibiotiques efficaces.



     AUTRES MALADIES INFECTIEUSES

     

    D'autres maladies de moindre importance comme la Streptococcie, la Pseudomonose, sont parfois ren­contrées. Le traitement identique à cvelui de la salmonellose, permet en général de les enrayer.

     

    LES MALADIES RESPIRATOIRES  

    En général, elles sont dues à des germes particuliers, présents chez les volailles et souvent compliquées par des germes courants comme le colibacille.

    Il y a, cependant, d'autres causes non microbiennes : l'Acariase (parasite animal), l'Aspergillose (parasite végétal, moisissure) et cela nous obligera à faire une exception à notre classification et à traiter ici l'ensemble de cette question des troubles respiratoires.

    Les troubles respiratoires se manifestent par le symptôme souvent dénommé «asthme», ce qui est impropre. La respiration est rapide et bru­yante, avec de petits râles, grincements, claquements. Ces symptômes sont les mêmes dans tous les cas et ne permettent pas de faire un diagnostic. Il faut juger d'après la rapidité d'évolution et séparer immédiatement les cas où la respiration est hâletante mais silencieuse.

    On voit immédiatement qu’il est impossible du vivant de l’oiseau, de faire la différence entre les maladies respiratoires infectieuses et l’acariase qui est parasitaire. En revanche, sur l’oiseau mort, l’acariase est facile à distinguer car, dans ta trachée, on voit les acariens sous forme de petits points noirs. Dans les maladies respiratoires infectieuses, il n’y a souvent aucune lésion spéciale, sauf des mucosités dans la trachée qui est parfois un peu congestionnée et, bien plus rarement, des lésions des sacs aériens.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :