• Des pois pour les pigeons

     

     

    DES POIS POUR LES PIGEONS

    Sans les pois, il ne serait pas facile de nourrir les pigeons au grain d'une façon satisfaisante. Ils sont les soutiens de la portion de protéines du régime parce que le blé et le maïs n'en sont pas assez riches, spécialement du point de vue de leur "valeur biologique".

    Il est bien vrai que les parents produi­sent leur propre lait de pigeon pour leurs petits, quel que soit le régime. Toutefois, ils ne peuveut le faire qu'aux dépens des tissus de leur propre corps et ce "rapt" doit être restitué au moyen d'un régime, riche en pro­téines d'une haute valeur biologique. Mais le point principal est le fait qu'il faut des pro­téines en quantité, quelle que soit leur valeur biologique, car le système digestif des oiseaux est capable de synthétiser certains amino‑acides de haute valeur biologique en partant de protéines de valeur biologique réduite. Les protéines de haute valeur biolo­gique consistent surtout en amino‑acides qui activent le développement des plumes et de la chair.

    Tandis que les protéines des pois ne sont pas d'une valeur biologique élevée, elle sont du moins en plus grande quantité que celle du maïs et du blé ; et cela est d'importance pour les pois avec des oiseaux comme les pigeons qui ont la faculté de synthétiser des amino‑acides spéciaux à partir des protéines de valeur médiocre. C'est ainsi que les pois permettent aux parents de récupérer les pertes de leurs propres tissus (dans leur jabot) tout en produisant du lait de pigeon. Bien entendu, si l'on pouvait ajouter aux pois des protéines de haute valeur biologique, les oiseaux seraient capables de produire du lait bien meilleur et beaucoup plus facilement, en sacrifiant moins de tissus de leur propre organisme.

    RATIONS D'HIVER

    Pendant l’hiver, les pigeons deman­dent un mélange de graines différent de celui de l'été. Toutefois, la différence n'est pas grande dans les régions tempérées, mais il n'est pas facile pour l'éleveur de faire un bon mélange de grains lui‑même parce qu'il est essentiel d'avoir une connaissance parfaite de la nutrition des pigeons. Par exemple, le régime d'été doit contenir moins de calories ou de principes nutritifs producteurs d’énergie que la ration d'hiver. Mais cela n'est pas aussi facile à faire qu'il le paraît sur le pa­pier.

    Tout d'abord, dès l'instant où nous diminuons le nombre de calories en été, en réduisant simplement la proportion du maïs et du blé par rapport à celle des pois, ou en augmentant la proportion des pois par rap­port à celles des autres graines, non seule­ment nous modifions la valeur énergétique du mélange, mais aussi sa teneur en protéines, en principes minéraux et en vita­mines, sans le savoir et même sans l'avoir voulu.

    Un changement de saison apporte aussi une modification de l'état physiologique des oiseaux pour la simple raison qu'en été, l’oiseau consom­me moins de nourriture totale qu'en hiver. Donc, si le régime d'été était le même qu'en hiver, les oiseaux ne consommeraient pas assez de protéines, de vitamines, de sels minéraux en été. C'est là de l'arithmétique pure, car moins ils consomment de nourri­ture, moins ils absorbent de vitamines, de protéines et de sels minéraux. Donc, la première chose à faire est d'augmenter ces principes nutritifs en été et de réduire en même temps les hydrates de carbone (céréales). Il  s'agit d’un travail qui dépasse les capacités de l'amateur moyen, ce dernier n’étant pas à son aise à propos des questions de valeur nutritive des aliments et de nutrition en général.

    En hiver, il lui faut inverser le procédé en accroissant la teneur de la ration alimentaire en hydrates de carbone et en réduisant les autres princi­pes nutritifs parce qu'un excès de protéines en hiver change la physiologie des oiseaux et les encourage à la reproduction alors qu'ils ont besoin de repos. Il est donc plus facile de préparer un régime d'hiver pour la non‑reproduction qu'un régime de reproduction d'été riche en certains principes nutritifs. Car la ration d'hiver et de non ­reproduction contient plus de blé et de maïs et moins de pois, tandis que l'addition de pois en supplément et la réduction de blé et de maïs en été (et pour la reproduction), n'ap­porteront pas par elles‑mêmes assez de prin­cipes minéraux et de vitamines, en vue de la reproduction, pour la simple raison qu'en été l'appétit de l'oiseau est moin­dre qu'en hiver.

    D'où il résulte que la ration d'été doit être riche non seulement en protéines mais aussi en principes minéraux et en vitamines pour atteindre ce résultat. Le mélange d’été pour la reproduction doit donc contenir aussi des grains plus riches en énergie que les pois (céréales), mais surtout il est nécessaire d’assurer réguliè­rement, notamment par l'eau de boisson, un apport supplémentaire de vitamines, miné­raux et même d'acides aminés.

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