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    ASSURER UN BON DEMARRAGE AUX POUSSINS

    La chaleur est la condition essentielle pour mener à bien un élevage de poussins. Il faut donc tenir prête l’éleveuse et penser à la faire fonctionner quelquesjours avant l'installation des petits. Cela prend toujours un peu de temps de chauffer et de sécher une éleveuse qui n'a pas servi depuis la saison précédente ou qui a été lavée et désinfectée après la dernière couvée.

    Même si le dernier lot de poussins était exempt de maladies, il est préférable de désin­fecter systématiquement après chaque cou­vée. De même mieux vaut laver les vêtements et autres tissus.

    Dans toutes les installations équipées de plan­cher en dur, il convient de disposer la litière quand la chaleur est bien réglée de telle sorte que le matériau puisse sécher en cas de besoin.

    On doit mesurer la température au sol à environ 15 à 20 cm du bord extérieur de la source de chaleur. Si la chaleur vient du des­sous, il ne sert pas à grand chose de prendre la température à une certaine hauteur car il peut y avoir des différences sensibles avec le ni­veau du sol où se trouvent les poussins. En effet, utiliser un bon thermomètre que l'on place au mauvais endroit n'est pas sans faire courrir de réels risques aux jeunes oiseaux.

    Avant d'installer les poussins, la tempéra­ture, dans la plupart des couveuses, doit se situer autour de 35‑37°c. Habituellement, on se rend compte si la chaleur est suffisante d’après le comportement des poussins, quelques minutes après leur mise en place.

    L'éleveur débutant doit veiller au bon fonc­tionnement de son thermomètre et l'accrocher au bon endroit pour un meilleur contrôle des variations de température. Sous l'éleveuse, il convient de diminuer la température de quel­ques degrés chaque semaine, mais c'est avant tout le comportement des poussins qui doit guider l'éleveur.

    Si la température est appropriée et que les poussins ne sont pas sortis de la couveuse trop tôt, ils apprendront rapidement à boire et à manger une fois installés sous l'éleveuse.

    Les poussins doivent toujours être mis dans la partie chauffée de l'éleveuse et il faut tout faire pour leur permettre d'accéder aisément jusqu'à la nourriture. Deux raisons principales entraînent de leur part un refus de sortir : soit ils sont trop jeunes, soit l'éleveuse est trop froide.

    Ils n'attachent pas une grande importance à la température extérieure ; si l'éleveuse est suffisamment chauffée, même par grand froid, ils sortiront chercher la nourriture et, de manière générale, réintégreront l'éleveuse dès qu'ils auront froid.

    Les poussins sont particulièrement sensi­bles ; ce sont des bébés et on doit les traiter en tant que tels. N'attendez pas d'eux qu'ils res­tent dans un endroit frais ; en outre, ils revien­nent toujours vers la source de chaleur après s'être quelque peu éloignés de l'éleveuse.

    A l'âge d'un jour, le sens d'orientation des poussins est limité de telle sorte qu'ils ne devront pas trop s'écarter pour aller manger. Cela peut s'étudier en équipant un système de barrière leur évitant la première fois, de trop s'éloigner. Celle-ci est placée un peu plus loin chaque jour jusqu'à ce qu'au bout de 3 ou 4 jours, ils puissent parcourir la distance d’un bon mètre qui les sépare de l'éleveuse.

    Ne soyez pas trop pressé de mettre les pous­sins dehors. Assurez-vous d'abord que le temps est clément et que le sol est bien sec sinon les jeunes seront victimes de toutes sortes de maladies comme le coryza et autres affections les touchant plus particulièrement.

    Avant de les installer, vérifiez que vous avez assez de nourriture et de grit pour pous­sins et que les abreuvoirs et les mangeoires fonctionnent sans problème. Ceux‑ci doivent impérativement être nettoyés à l'eau chaude et désinfectés soigneusement.

    Elever des poussins devient facile dès lors qu'on prend la peine de réunir avant leur venue toutes les conditions indispensables.   Leur donner à manger, quand et comment, reste encore un sujet délicat ; néanmoins, pour avoir de bons résultats, il est conseillé de laisser en permanence à la disposition des poussins un aliment complet de qualité.

    Mettez les petits dehors aussitôt que le temps est beau et chaud car il n'existe pas de meilleur moyen pour leur donner la vitalité nécessaire, que de les faire bénéficier d'éléments aussi naturels que la terre d'une part et le soleil d'autre part.

     

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    COLORATION ET LUMINOSITE

    Le mode d'administration des colorants ne semble pas influer de façon notable sur la coloration finale. La santé des oiseaux est un point essentiel et divers éleveurs nous ont rapporté que les oiseaux qui souf­frent de troubles intestinaux se colorent moins bien que ceux qui sont en bonne santé. Cela n'est pas pour surprendre et les aviculteurs qui produisent du poulet jaune, savent depuis longtemps que tou­tes les maladies, mais surtout les affections intestinales, ont un effet désas­treux sur la pigmentation des poulets.

    Or, cette pigmentation est liée à l'absorp­tion intestinale du carotène et de ses déri­vés et est donc tout à fait comparable à la pigmentation des oiseaux... même si le pig­ment ne se fixe pas au même endroit ! L'ab­sorption des caroténoïdes se fait au niveau de l'intestin et le bon état de ce dernier con­ditionne l'absorption maximale.

    La nature du colorant a une grande im­portance et il semble se vérifier que l'usage de la canthaxanthine seule est une cause de manque de luminosité. Il est souhaita­ble de l'associer à un quart ou un tiers d'apocarotène-­ester ou de béta-carotène. La couleur ob­tenue est plus brillante surtout chez les su­jets vraiment intensifs, capables de fixer beaucoup de pigment.

     

    LA DOSE DE COLORANT

    On ne peut tirer aucune conclusion à ce sujet car tous les éleveurs qui emploient des pig­ments concentrés distribuent des doses énormes par rapport aux capacités de fixa­tion dans le plumage. Les oiseaux ainsi traités contiennent tellement de pigments que tous leurs organes sont colorés ; leur graisse est tellement rouge que son sim­ple contact avec une feuille de papier teinte celle-ci en rouge vif. Il n'est pas certain que ces fortes doses soient seulement inuti­les. Diverses observations laissent pen­ser qu'elles peuvent être nocives et causer une irritation de l'intestin dont les capaci­tés d'absorption seraient réduites mais compensées par l'importance de la dose utilisée.

    Les adjuvants peuvent être utiles. Les anti­oxygènes protègent les pigments contre leur destruction par oxydation, et peuvent dans les cas d'emploi de doses faibles améliorer la pigmentation. La vitamine F qui assure le brillant du plumage (et du pelage) peut améliorer la luminosité. Di­vers essais que nous avons fait faire par des éleveurs ont révélé une action favora­ble. La vitamine E qui agit comme anti-oxy­gène dans l'organisme, pourrait avoir un effet favorable mais surtout dans le cas où on utilise des faible doses de pigment.

     

    LES ANTI‑PIGMENTS

    Le principal est la vitamine A. Elle a une composition voisine de celle du carotène (on sait qu'une molécule de carotène se scinde en deux pour donner deux molécu­les de vitamine A) et on peut penser qu' à fortes doses, elle entre en compétition avec les caroténoïdes quand il s'agit de traver­ser la paroi intestinale comme si celle-ci avait une capacité d'absorption totale limi­tée. Cependant, là encore, la quantité mas­sive de pigments utilisée fait que même si la quantité absorbée est plus réduite, il en reste encore assez pour ce que le plumage peut fixer...



     LA BRILLANCE

    Il semble bien que, outre la coloration fondamentale du plumage qui est primor­diale, le brillant du plumage puisse jouer un rôle très important, Une expérience très courante permet de comprendre ou au moins de réaliser le phénomène. Si l'on peint une surface avec une peinture mate de couleur vive, un rouge par exemple, on sait qu'en séchant et en devenant mate la peinture va perdre de son éclat. En vernis­sant la surface peinte avec un vernis transparent, on la rend brillante et en même temps on augmente la vigueur de la cou­leur qui devient plus éclatante, plus "lumi­neuse". On peut considérer qu'un phéno­mène semblable se produit chez l'oiseau et la présence de traces d'huiles sur la plume peut jouer le même rôle que le ver­nis sur la peinture. Nous avons vu que la vitamine F permettait d'arriver à ce résultat par la voie alimentaire. Il est donc toujours préférable d'en apporter une certaine pro­portion en même temps que les colorants.

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            POUR UNE BONNE SAISON DE REPRODUCTION

    CHEZ LES FAISANS

    Pour obtenir une ponte de qualité, il faut choisir soigneusement les reproducteurs. Eviter de créer une consanguinité étroite et préjudiciable à la qualité de l'élevage, en re­nouvelant les coqs par tiers tous les ans. Il est même parfois plus simple de se procurer chaque année des oeufs d'espèces pures ven­dus par des maisons spécialisées.

    Le renouvellement du sang est très impor­tant, la qualité des éclosions et la vigueur des faisandeaux en dépendent

    En principe, les croisements consanguins seront réservés à des sélectionneurs spéciali­sés. La pratique de la consanguinité étroite non contrôlée est réputée dangereuse, et les faisans issus de croisements consanguins sont souvent ché­tifs et toujours délicats à élever. Evitons donc la consanguinité cause de l'insuccès de beaucoup d'élevages mais ne lui attribuons pas des accidents qui proviennent souvent d'un manque d'hygiène et d'une alimentation défectueuse.

     L’AGE DES REPRODUCTEURS

    A des poules d'un an, on donne des coqs âgés d'un ou deux ans. Choisir des coqs dont les ergots ont plus de 1 cm et moins de 2 cm ; les vieux coqs blessent les poules.

    Evitez d'utiliser des poules de plus de 2 ans, elles pondent peu et, même bien soi­gnées, les faisanes âgées conservées en par­quets sont plus souvent malades.

    L'âge d'une poule est difficile à détermi­ner. Les jeunes poules ont les écailles des tarses fines et jaunâtres, leur bec est brun ou gris foncé.

    Proportion des poules par rapport aux coqs :

    Employer 5 poules de 2 ans pour un coq d'un an, mais il est préférable de mettre en parquets 6 à 7 poules d'un an pour un coq vigoureux d'un an ou de 2 ans.

    A chaque cochage, un coq féconde simul­tanément de 5 à 10 oeufs en formation. C'est pourquoi, théoriquement, la proportion d'un coq pour 10 poules serait suffisante.

    La fécondation est effective 4 jours après le cochage. Elle dure 15 jours, ce qui permet au coq de répartir ses efforts. Entre 4 et 8 jours après le cochage, les oeufs présentent le maximum de fécondité mais souvent, 15 jours après avoir enlevé le coq d'un parquet, les oeufs présentent encore une fécondation de l’ordre de 30%.

     LA VOLIERE

    Protéger jusqu'à un mètre le pourtour de la volière avec des genêts, des joncs ou tout simplement de la paille.

    Maintenir à l'intérieur du parc : abreu­voirs, mangeoires couvertes et perchoirs.

    Important : les perchoirs seront toujours sensiblement à la même hauteur que l'entourage de joncs ou de paille, afin que les oi­seaux perchés puissent apercevoir facile­ment l'arrivée des visiteurs. Cette précaution est indispensable pour ne pas qu’ils soient facilement effarouchés.

     LA PONTE        

    Petits parquets de ponte : c'est la seule méthode possible pour produire des oiseaux de race pure ou contrôler certains croise­ments.

    On dispose 5 à 7 poules pour un seul coq (oiseaux non entravés) dans des parquets bien exposés à la lumière, non recouverts d'un toit plein et complètement engrillagés. Dans le bas de l'entourage grillagé, une sé­paration haute de 40 à 50 cm en genêts ou en planches isole entre eux les parquets et donne au coq l'impression qu'il est seul. A l'intérieur du petit parc, on dispose un pan­neau-abri (écran d’un mètre carré en genêts ou plan­che), placé dans un angle où souvent les poules pondent, un perchoir, un abreuvoir de 1,5 litre de capacité ainsi qu'une man­geoire recouverte d'un petit toit destiné à re­cevoir 1 kg de nourriture sèche (mélange moitié granulé, moitié agrainage).

    Il est illusoire de vouloir entretenir de l'herbe dans un parquet de dimensions aussi réduites. Il faut surtout éviter la formation de boue et la stagnation d'eau.

    Pour empêcher le développement des vers et des coccidies, le sous-sol des petits parquets de ponte comporte une cou­che de gravillon, et non de sable fin. Le gra­villon évite la formation de boue.

    Mesures d'hygiène et tenue des parquets :

    En début de saison, avant de mettre les oiseaux, répandre 500 g. de sulfate ferreux neige par 10 m2 de parquet. Un arrosage ou la pluie dissoudra ce produit que les oiseaux ne doivent pas picorer.

    Pendant la ponte, bien nettoyer le sol, évi­ter d'inonder les parquets en remplissant les abreuvoirs. Ne jamais laisser de nourriture mouillée accidentellement par la pluie. Remplir les mangeoires chaque jour. Enle­ver fréquemment les crottes des oiseaux et remettre du gros sable. En fin de saison, épandre par m2, au moins 300 g. de chaux sur le sol qui sera gratté.

    Pour les grands parquets en herbe, l'idéal est d'utiliser un terrain neuf chaque année mais s'il s'agit de volières couvertes, il est indispensable d'épandre du sulfate ferreux et de la chaux en profitant de l'absence des oi­seaux.

    De cette façon, le sol sera assaini, l'herbe repoussera facilement, avant d'y remettre les faisans en automne.

     

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    Burgunder

     

    QU’EST-CE QU’UN BON MALE ?

    C'est celui qui répond aux exigences du standard au point de vue extérieur, qui jouit d'une santé et d'une vigueur parfaites, et qui possède à un haut degré la faculté de trans­mission héréditaire, c'est-à-dire qui est apte à transmettre ses qualités à sa descendance.

    Pour procéder au choix des reproducteurs, en ce qui concerne la conformation du corps, la fourrure, la couleur, les éleveurs expéri­mentés seront capables de discerner les su­jets les plus qualifiés de leur élevage. La participation aux expositions et l'appréciation des juges confirmeront leur choix ou leur se­ront utiles pour le modifier. Quant au débu­tant, l'étude du standard, la participation aux expositions, les directions des éleveurs che­vronnés leur permettront d'acquérir la possi­bilité de donner la préférence aux reproduc­teurs vraiment aptes à faire progresser leur élevage.

    La faculté de tranmission héréditaire ou puissance héréditaire est une qualité primor­diale, indispensable et sans laquelle un re­producteur est sans valeur aucune. C'est le cas de sujets issus de parents peut-être qua­lifiés, mais pas racés, parce qu'ils descen­dent de sujets appartenant à des lignées dont les qualités sont occasionnelles, pas fixées, et de ce fait qui ne peuvent être transmises à leur descendance.

    Pour que les qualités des géniteurs se fixent et se perpétuent, pour que ceux-ci ac­quièrent la puissance héréditaire, il est né­cessaire que l'effort de sélection se concen­tre sur un petit groupe de sujets, et de prati­quer la sélection par lignées en utilisant le même mâle pendant plusieurs générations.

    Dans ce but, il faut constituer une souche composée d'un mâle et deux femelles non consanguins.

    FORMATION DES LIGNEES

    Désignons le mâle par a et les femelles par b et c. D'un premier accouplement naî­tront deux nichées qui constitueront la pre­mière génération. Pour la 2ème génération, les meilleures femelles des deux nichées seront accouplées avec leur père et le meilleur mâle avec la mère. On constitue ain­si trois lignées : l’une paternelle et les deux autres maternelles. D'autres lignées pourront immédiatement être formées par l'accouple­ment des mâles de la femelle b avec les femelles issues de la femelle c et vice-ver­sa. Pour la 3ème génération, les meilleures femelles des différentes lignées seront ac­couplées avec le grand-père et le meilleur mâle avec la grand-mère. Les meilleurs su­jets des différentes lignées seront accou­plés entre eux, sans jamais avoir recours à l'accouplement entre frères et soeurs.

    En continuant de la même manière, et en ayant soin de n'utiliser pour la reproduction que les sujets les mieux racés et les plus vigoureux, l'affinement caractéristique de la race se poursuit automatiquement, les quali­tés se fixent, se perpétuent jusqu’à un de­gré qui en assure de façon infaillible la stabilité et la reproduc­tion.

    La sélection peut se poursuivre ainsi pen­dant plusieurs années sans que l'introduc­tion d'un sang nouveau soit nécessaire.

    Nous avons précisé, en mentionnant la constitution d'une souche, que les sujets doi­vent être non consanguins. Mais, les sujets qualifiés étant d'un prix très élevé, on pourra admettre que les femelles soient soeurs ou mères et filles, mais en aucun cas issues de la même mère que le mâle.

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