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    LE CHOIX DES MATERIAUX

    POUR LE LOGEMENT DES LAPINS

    Vous connaissez maintenant toute l'impor­tance, matérielle et morale, qu'a le logement dans l'élevage des lapins. Vous vous rendez compte dès lors que c'est aller à l'échec que d'attribuer pour résidence à cet animal une de ces infâmes "cabanes» faite de planches mal assemblées et tapissées de courants d'air dont on le gratifie trop souvent sans penser à mal, sous ce prétexte d'ignorance que "c'est assez bien pour les lapins". Et vous reconnaissez avec moi que lorsqu'ils se tirent d'affaire après une "cure" de ca­bane empuantie, en souffrant de la chaleur ou du froid, de l'humidité et des courants d'air, c’est qu'ils ont vraiment de la santé.

    Et vous vous doutez bien que pour réussir en cuniculture, il ne faut pas compter exclu­sivement sur le lapin mais aussi un peu sur soi-même.

    Donc vous êtes décidé à assurer à vos pensionnaires un habitat décent, suffisam­ment confortable et hygiénique.

    Parlons alors des loges et ne parlons plus des cabanes à lapins.

    On peut construire un clapier en dur (bri­ques, pierres, ciment armé ou non) ou en plaques mobiles de fibro-ciment ou encore en bois.

    A tous les égards, le bois est préférable car il est le matériau le plus économique, le plus confortable et hygiénique. Le fibro-ci­ment est plus pratique car il permet les cla­piers démontables et extensibles, parce qu'il est plus maniable.

    Le clapier en dur ne présente que des inconvé­nients, que ce soit la brique, la maçonnerie ou le ciment. En effet, pendant les fortes chaleurs, les constructions en dur, exposées au soleil (et c'est le cas avec une bonne orientation du clapier), emmagasinent de la chaleur et deviennent intenables. Le lapin y est comme dans un four. Durant les grands froids, elles sont glaciales et, le lapin dégageant de la chaleur et respirant, il se produit des con­densations qui gèlent sur les parois de la loge et la transforment en glacière.

    Ces inconvénients rédhibitoires ne se présentent pas avec le fibro-ciment qui, en ou­tre, n'est pas attaqué par les dents des lapins qui sont, ne l'oublions pas, des rongeurs.

    Mais le bois reste le matériau prérérable, car il est plus chaud l'hiver et plus frais l'été. C'est lui qui résiste le mieux aux variations thermiques.

    Choisissez donc entre le fibro-ciment et le bois, à moins que vous ne combiniez les deux, mais éliminez le dur.

    Et si vous optez pour le fibro-ciment, vous devrez acheter votre clapier à un construc­teur car le fibro ne se travaille pas aussi faci­lement que le bois et il requiert un outillage spécial avec la manière de s'en servir.

    En revanche, si  vous êtes bon bricoleur, le bois pré­sente encore cet avantage que vous pourrez construire vous-même votre clapier et par conséquent réaliser une sérieuse économie en vous amusant. Et puis, entre nous, quand on a façonné son clapier, on l'aime mieux et l'on est plus fier de son petit élevage.

     

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    DES MOYENS DE SE PROCURER

    DES PIGEONS DE QUALITE

    ET DE REUSSIR EN COLOMBICULTURE

     

    Il ne suffit pas à un colombophile d'avoir des pigeons ;  l'essentiel c'est de possé­der  la bonne souche. A cet effet, il convient de procéder avec réflexion et circonspection.

    Pour peupler convenablement un colom­bier, nous conseillons à l'amateur débu­tant d'adopter la méthode que nous avons mise en pratique avec succès et que nous exposerons brièvement.

    Si  possible, il se procurera en confiance, chez les amateurs renommés, un beau mâle primé et une superbe femelle classée, d'origines différentes. Il accouplera ces deux souches types pour réunir les meilleures qualités physiques, intellectuel­les et instinctives. Puis, pour combiner d'autres croisements, il tâchera de trouver en un colombier réputé, à la bonne saison, vers le mois d'avril ou un peu plus tard, quelques jeunes pigeons d'excellente souche. Ces jeunes pigeons doivent être en âge de pouvoir se nourrir.

    Nous insistons sur  les termes d'excellente souche parce que l'expérience démontre que sans la vraie bonne souche, les ama­teurs les plus capables et les plus expéri­mentés n'obtiennent pas de bons résul­tats.

    Un autre moyen qu'il faut recommander au jeune amateur, c'est de se procurer un ou deux couples de bons pigeons repro­ducteurs bien connus. Il les trouvera diffici­lement car celui qui les possède ne s'en dessaisira pas volontiers ; si cependant, l'amateur débutant a la bonne fortune d'en trouver, il essaiera de les adduire définitivement après en avoir obtenu un certain nombre de produits de qualité. En temps utile, il croisera ces produits avec les autres souches qu'ils s'est procurées.

    Il suivra à cet égard les préceptes rela­tifs à l'art de croiser les souches, à la pratique de la consanguinité et à  la sé­lection. Donc pas de demi-mesure. Un amateur doit puiser à la bonne source et savoir s'imposer des sacrifices plutôt que de perdre du temps et de l'argent, pendant plusieurs années sans aucune satisfaction.

    En fonction des résultats, il con­naîtra les souches qui lui ont donné les meilleurs produits ; il les conservera soigneusement pour peupler son colombier et, s'il y a lieu, pour opérer avec eux de nou­velles combinaisons en vue d'améliorer et de propager la race.

    Bien que cette façon de procéder paraisse un peu longue, nous la recommandons tout spécialement. Malheureu­sement, la patience fait fréquemment dé­faut aux jeunes amateurs ; c'est souvent pour eux un motif d'insuccès. Il faut parfois attendre deux ou trois ans avant de possé­der quelques pigeons capables de donner de beaux résultats.



    DIX FACTEURS DE REUSSITE

     

    1. Choisissez les origines, les souches et les individus surtout qui conviennent au genre que vous préférez.

    2. Ne conservez que les sujets de pre­mier choix. Eliminez les chétifs, les mala­des, ceux qui ne correspondent pas à ce que vous souhaitez.

    3. Soignez l'alimentation de votre chep­tel : ni trop, ni trop peu, et selon des périodes déterminées et les saisons.

    4. Maintenez le colombier et la volière très propres.

    5. Donnez air et lumière en abondance, mais proscrivez les courants d'air et l'hu­midité.

    6. Luttez contre la vermine : poux, tiques, etc.

    7. Ne surpeuplez ni le colombier ni la volière.

    8. Orientez favorablement vos installa­tions. Evitez les grands écarts de tempéra­ture.

    9. Ne commencez pas trop tôt et finissez le plus tôt possible la période de reproduction.

    10. N'effarouchez pas inutilement vos pi­geons. Soyez pour eux un ami. Laissez-les, le plus souvent possible en paix.

     

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    CHEZ LEZ PONDEUSES

    PENDANT LA MAUVAISE SAISON

                         L’AÉRATION

    On croyait, autrefois, qu'en enfermant les poules pondeuses pendant l'hiver et en les privant d'air sous prétexte d'avoir une température plus élevée à l'intérieur du poulailler, on obtiendrait de meilleurs pontes l'hiver. On l'a même cru longtemps, mais les innombrables expériences ont fait revenir le monde avicole de cette erreur et s'aper­cevoir qu'une aération bien conditionnée limitait les risques de maladies respiratoi­res avec leurs redoutables conséquences, et diminuait la consommation de nourriture.

    Dans les installations avicoles importan­tes, la ventilation statique ne suffit plus et il faut faire appel à des dispositifs de ventila­tion forcée. Il existe des appareils fonc­tionnant par dépression ou par suppres­sion, ou bien par combinaison des deux techniques. Dans certaines installations perfectionnées, les ventilateurs puisent l'air à travers un grillage formé de résistances chauffantes, afin de ne pas projeter direc­tement sur les poules des colonnes d'air glacé.

     

                 UNE ISOLATION SUFFISANTE

    Une isolation suffisante des parois du poulailler, du plancher et surtout du plafond, constitue un immense avantage sous nos climats qui ne sont pas toujours des plus cléments, et contrairement à ce qui se pra­tiquait auparavant, on isole aujourd'hui les poulaillers avec tous les soins voulus, mais ces frais sont payés largement. En effet, une bonne isolation non seulement main­tient la chaleur, mais évite également que les parois et le plafond "transpirent", c'est-­à-dire que l'humidité s'y condense ; les poulaillers bien isolés restent secs.

    Quand bien même il existe dans le com­merce d'excellents matériaux isolants, il faut toujours savoir pallier les déficiences et insuffisantes par des "moyens de fortune" que sont la paille ou le papier, utilisés aussi bien contre les parois que sous la toiture ; on cloue pour isoler une toiture, sur les pannes de toit, un grillage à maille de 25 et on le garnit de paille ou, plus simplement encore, on y cloue plusieurs épaisseurs de sacs en papier.

     

    L’ÉCLAIRAGE

    Les poulaillers complètement climatisés permettent peut-être d'assurer une produc­tion d'oeufs très régulière aussi bien par un temps extrêmement froid que durant une période de grande chaleur. Cependant, il semble que l'influence de la lumière (de l'éclairage de poulaillers) soit plus grande que celle de la chaleur. Et ne l'oublions pas, l'éclairage électrique complémentaire peut être installé également dans les petits pou­laillers.

    La durée de l'éclairement naturel (lu­mière du jour) va en décroissant du 21 juin au 21 décembre, puis en augmentant du 21 décembre au 21 juin. Ce phénomène est très important en aviculture car c'est la variation de la durée d'éclairement qui con­ditionne la maturité sexuelle des poulettes ; plus leur éveil ovarien est tardif, plus leur ponte gagne en qualité (oeufs plus gros). D'autre part, l'intensité de la durée de l'éclai­rage (lumière naturelle + lumière artificielle) conditionne également la ponte effective des troupeaux.

    En automne, le poulailler de ponte entre dans la période des jours les plus courts et le programme d'éclairement doit soute­nir la production d'oeufs. Dans la pratique, on applique différents programmes d'éclai­rage ; il demeure toutefois que l'éclairement (lumière naturelle + lumière électrique) doit atteindre au total quatorze à quinze heures par jour de ponte. En fin de période de pro­duction, il y a intérêt à le porter jusqu'à dix­huit à vingt heures sur vingt quatre.

    Quel que soit le programme d'éclairage adopté, il y a lieu de ne pas interrompre brusquement la lumière du soir. Pour ne pas être esclave des oiseaux, on a recours à l'horloge avec interrupteur automatique pourvue, si possible, de deux seuils : éclai­rement normal et veilleuse.

    D'autre part, il faut éviter d'apporter des modifications trop brusques au programme d'éclairage naturel. En effet, un changement brusque de l'éclairage total de trois à qua­tre heures en plus, par exemple, pourrait provoquer des pertes très sévères dans l'ef­fectif de jeunes pondeuses, ou un arrêt de la ponte lorsque la durée de l'éclairage to­tal serait diminuée brusquement de la même valeur.

    Il ne faut pas oublier de nettoyer les am­poules des poulaillers de ponte. En effet, il y a toujours de la poussière dans le local et elle ne tarde pas à se déposer sur les ampoules, abaissant leur rendement dans des proportions notables ; avec du maté­riel très sale, la moitié du flux lumineux peut être absorbée. Quant à l'intensité de la lu­mière électrique, on calcule 3 watts par mètre carré de plancher, soit une lampe située à environ 2 mètres du sol pour un poulailler de 25 mètres carrés.

     

    LA LITIÈRE

    La litière peut contribuer beaucoup à l'amélioration du climat au poulailler. En particulier, il faut veiller à ce qu’elle soit aussi sèche que possible et toujours meuble, ce que l'on obtient le mieux en y jetant quelques grains, engageant les oiseaux à gratter. On peut également tra­vailler la litière à la pelle ou à la fourche, la saupoudrer d'un produit adéquat, et y ajou­ter une nouvelle couche de paille ou de tourbe, afin d'atteindre une couche de li­tière profonde, de 15 à 30 cm d'épaisseur. Toutefois, si tout cela ne devait pas suffire, on renouvellera la litière complètement ou partiellement en sortant la partie trop humide.

    Cependant, on ne devrait pas, en prin­cipe, créer en hiver une nouvelle couche de litière profonde à cause du manque de chaleur nécessaire à la fermentation en cette saison. En effet, dans la litière pro­fonde, nous observons les mêmes phéno­mènes biologiques que dans le tas de com­post du jardin ; dans les deux cas, il faut de la matière organique, de l'azote, de l'air, de la chaleur et un peu d'humidité.

    La litière profonde peut être maintenue durant deux ans dans le poulailler lors­qu'elle y est bien conditionnée et bien soi­gnée. C'est pour cette raison qu'on l'ap­pelle litière profonde permanente.

     

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    Gloster corona  (photo bridgebird)

     

    LES BONNES DECISIONS A PRENDRE EN DECEMBRE

    Maintes fois ont été terriblement trompés certains éleveurs - pas seulement débutants - qui avaient voulu à tout prix conclure leur campa­gne d’achats en décembre. La même chose arrive à l'éleveur inex­périmenté qui, vers la fin de l'année, veut coûte que coûte acheter les oiseaux dont il a besoin, même si ce qu'il trouve en vente n'est pas tout à fait à son goût. En pareil cas, il vaut mieux re­mettre à l'année suivante l'achat de quel­ques sujets, au lieu d’introduire dans son éle­vage des oiseaux qui ne correspondent pas tout à fait aux exigences d'un élevage sélectif, à cause de défauts dans la qualité ou, encore pis, de mauvaises conditions de santé.

    Au sujet des achats d'oiseaux dans les élevages des éleveurs sportifs, dans les ex­positions et expositions-marchés, le débutant ne doit pas croire que tous les oiseaux por­tés aux concours sont des champions : par­mi eux il y a des rebuts qu'il est sage de ne pas prendre en considération. Que l'oiseau soit pourvu d'une étiquette de jugement avec un haut pointage, cela ne signifie nécessaire­ment pas qu'il s'agit d'un sujet excellent pour ce qui concerne les qualités de repro­duction et la capacité à transmettre à la descendance les caractéristiques recherchées.

    De même, il peut se faire qu'un oiseau re­connu champion à un concours produise une descendance de rebut, alors qu'un sujet modeste peut donner naissance à une pro­géniture excellente. Naturellement, pas même l'habileté d'un expert ne peut parvenir à éva­luer les capacités de transmission héréditaire d'un oiseau, puisque celles-ci sont étroite­ment liées au système d'élevage et à la gé­néalogie de la souche dont provient l'oiseau; par conséquent, l'éleveur inexpérimenté qui dé­sire faire des achats, doit non seulement sui­vre autant que possible les conseils d'amis compétents, mais aussi ne s'adresser qu'à des éleveurs connus pour leur honnêteté, et surtout il doit prendre garde de ne pas faire de folles dépenses ; mettre, comme le font cer­tains, beaucoup d'argent dans l'achat de quel­ques oiseaux de prix, dont on espère obtenir une descendance capable de gagner à foi­son, cela est absurde du point de vue prati­que aussi bien que purement technique.

    Il faut chercher des oiseaux jeunes, en par­faite santé, ayant de bonnes caractéristiques standard, provenant d'un élevage conduit par un éleveur qualifié. En outre, les prix pratiqués doivent être raisonnables : donc, pas de dépenses folles.

    Nous ne donnons qu'un conseil aux débu­tants qui ne s'intéressent pas aux exposi­tions et se contentent d'effectuer leurs achats dans les oiselleries : celui de préfé­rer toujours un magasin tenu dans de parfaites conditions de propreté, avec ordre et bon goût. Un marchand tenant bien son magasin se préoccupera correctement des animaux qu'il présente, et il y aura par conséquent plus de probabilités d'un bon achat. Au con­traire, un vendeur qui néglige son stock vous refilera plus facilement des sujets de rebut souffreteux ou cachant des tares.

     

    CONCOURS

    On a déjà eu l'occasion de parler de ce sujet. Nous répétons encore une fois la né­cessité de ne pas fatiguer ses oiseaux à cause de plusieurs participations aux con­cours, surtout pendant le mois froid de dé­cembre, qui augmente les risques concernant le voyage de transfert et le séjour dans les locaux de l'exposition pendant toute la durée de la manifestation.

     

    ALIMENTATION

    L'alimentation doit être, non pas lourde, mais nourrissante. Le biscuit à l'oeuf ne doit jamais manquer, et il ne faut pas négliger les substances végétales fraîches, qui ne doi­vent pas être considérées comme aliment exclusif des mois d'été ; elles sont un aliment complémentaire indispensable pendant toute l'année.

     

    CAGES ET MILIEUX

    Pendant cette période de l'année, il convient de lo­ger tous les oiseaux dans des volières spa­cieuses, où ils pourront voler à leur aise; de cette façon ils se fortifieront comme il faut pour donner les meilleurs résultats au cours de la prochaine saison des accouplements.

    Pour les oiseaux logés en volière à l'air libre, il faut qu'ils puissent toujours disposer d'abris où se réfugier pendant la nuit ; pour ceux qui sont gardés dans un appartement, nous rappelons que, sauf pour quelques es­pèces exotiques délicates, le chauffage arti­ficiel doit être évité parce qu'il est nuisible.

     

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