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    Rex castor-copie-1

     

    DES POINTS IMPORTANTS

    QUE LE CUNICULTEUR NE DOIT PAS IGNORER

    LE CORYZA ‑ PASTEURELLOSE

    Maladie qui se manifeste par l'écoule­ment nasal purulent et qui peut prendre une forme très grave, mortelle en quelques jours avec respiration rauque et toux. Elle est due à divers microbes dont la Pasteurelle. Cependant, des coryzas légers avec éter­nuements et écoulement nasal clair, sont dus au froid et aux courants d'air combinés, sans aucune cause microbienne. Les antibioti­ques qui donnent de bons résultats dans le premier cas, sont sans effet dans le second.

     

    LE LAPIN ET LES ANTIBIOTIQUES

    Ils ne doivent être utilisés qu’en cas de nécessité absolue. Certains sont à proscrire absolument, comme l'Ampicilline et les produits voisins et la Lincomycine qui déclenchent des diarrhées mortelles. La Pénicilline est à utiliser avec précaution ; elle est mieux supportée associée à la Streptomycine. Eviter l'emploi des corticoïdes.

     

    LES LESIONS DU FOIE

    La coccidiose hépatique cause des lé­sions jaunâtres contenant un pus liquide jaune, solide dans les lésions anciennes.

    On trouve souvent des lésions blanches, allongées. Ce sont les traces de passage dans le foie, laissées par les larves de té­nias du chien (T. pisiformis) qui vont en­suite former des cysticerques le long du mésentère (petits kystes transparents de 5 a 6 mm).

    Ni la coccidiose hépatique, ni la cysticer­cose ne tuent le lapin. Ce sont des décou­vertes que l'on fait en vidant l'animal, tué pour la consommation.

     

    LES ACCIDENTS DE LA MISE BAS

    Souvent, dans les 48 heures, une lapine se paralyse, cesse d'allaiter et meurt. Une injection de calcium (5 ml de solution à 10 % de gluconate ou autres sels de calcium) a un effet qui semble miraculeux et la remet sur pied en 2 heures. Il s'agit d'une hypocalcémie.

    Un bon complément minéral liquide, don­né avant la mise bas évite ces accidents. Il remédie aussi au cannibalisme (lapines qui dévorent leur portée), ainsi qu’aux mauvaises lacta­tions.

    Si les accidents surviennent plus de 48 heures après la mise bas, avec les mêmes symptômes, il s'agit d'Entérotoxémie, grave intoxication par les toxines des germes anaérobies (Clostridium) qui se sont déve­loppés en abondance dans l'intestin. Peu de traitements utilisables en petit élevage. Prévention par un bon équilibre de l'ali­mentation qui passe par un rationnement des aliments complets.

     

    STERILITE  -  REFUS D'ACCOUPLEMENTS

    Très fréquents à l'automne et en hiver. Ces refus sont dus à la diminution du temps d'éclairage (jours courts). Assurer un éclai­rage artificiel pour arriver à un total de 14 à 15 heures par jour. Vitaminer les lapines. Donner des minéraux facilement assimila­bles.

     

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    Gier agathe

     

    NETTOYER, DESINFECTER, DESINSECTISER

    Les mesures d'hygiène consistent non seulement en des traitements des locaux, mais aussi dans la conception de leur ins­tallation. Une bonne aération, un bon éclai­rage naturel, un volume suffisant sont des nécessités sans lesquelles aucun traite­ment des locaux ou des pigeons ne pourra donner de bons résultats. Il ne faut pas oublier que la lumière solaire, avec ses ul­tra‑violets, constitue le désinfectant le plus naturel. Il est cependant nécessaire de compléter son action par des mesures ré­gulières qui sont : le nettoyage, la désinfec­tion, la désinsectisation.

     

    LE NETTOYAGE

    C'est la mesure la plus indispensable et, si des trois, on devait en négliger deux, c'est le nettoyage qu'il faudrait assurer. Sans un bon nettoyage, on ne peut pas désinfecter efficacement, et la désinsectisa­tion perd de son efficacité. Le nettoyage courant consiste à enlever les litières régu­lièrement, mais il faut, périodiquement et au moins deux fois par an, faire " le ménage à fond " : dépoussiérer intégralement non seu­lement au sol, mais aussi les parties hautes où la poussière s'accumule (un vieil aspira­teur rend les plus grands services), puis la­ver et brosser pour détacher tous les dé­pôts adhérents aux surfaces.

     

    LA DESINFECTION

    Sur des surfaces propres, on peut alors appliquer un désinfectant destiné à tuer les microbes, virus et champignons. Beaucoup d'amateurs emploient des désinfectants mal adaptés, comme l'eau de Javel, dont l'ac­tion s'épuise très vite, et qui attaque tout ce qui est métal, ou comme le crésyl, bon dés­infectant mais dont l'odeur est si désagréa­ble.

    Les désinfectants à base d'ammoniums quaternaires sont très efficaces lorsqu'ils sont appliqués après un nettoyage appro­fondi.

     

    LA DESINSECTISATION

    Les pigeons sont victimes d'insectes et d'acariens parasites dont certains ne vivent pas sur les oiseaux, et se cachent dans les locaux tels sont les poux rouges, les pu­naises leur destruction nécessite l'applica­tion de traitements insecticides sur les murs, le matériel etc... à l'aide d'un produit efficace et non toxique pour les oiseaux.

     

    IMPORTANT

    Ne pas confondre désinfectant et insecti­cide : un désinfectant tue les microbes, mais non les insectes et, à l'inverse, un in­secticide ne détruit pas les microbes.

     

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    Coureur indien

     

     

    PRODUIRE DES ANIMAUX ROBUSTES

    "Fort, capable d'endurance, résiste aux épreuves et à la fatigue, surmonte le froid de l'hiver", telle est la définition du mot robuste trouvée dans le dictionnaire, laquelle se rap­proche assez bien de l'idée que l'on peut s'en faire de prime abord. Et pourtant, la manière de produire une race de volailles vi­goureuses n'est pas chose si aisée à conce­voir, même si c'est le souhait de la plupart des aviculteurs.

    Pour commencer, il serait bon de rappeler que la robustesse, comme n'importe quel au­tre élément de la constitution d'un animal se forge à partir des os et jamais d'une autre manière ; de plus, paral­lèlement à l'élevage proprement dit, il con­vient de tenir compte de l'environnement dans lequel évoluent les animaux car, en général, la robustesse chez les volailles est un fac­teur de sélection naturelle. Le climat joue un rôle primordial sur la résistance des animaux dans la mesure où un certain nombre d'en­tre eux ne pourront supporter telle ou telle influence climatique au point de mettre leur survie en péril, chose qui semble avoir été négligée par des éleveurs s'occupant de vo­lailles depuis des années. Cela aura peu d'im­portance si on transpose un sujet ayant con­nu des conditions de vie difficiles sous un climat plus propice car cela ne peut qu'amé­liorer sa croissance, même si d'un autre côté cela affaiblira son pouvoir de résistance, et sa constitution robuste deviendra alors plus vulnérable, changement que l'on n'aurait pas remarqué dans l'hypothèse où il serait resté sous l'emprise du même climat et dans des conditions identiques.

    Nous ne connaissons pas une seule race qui ne dépende à un degré plus ou moins important du climat dans lequel elle évolue, qu'elle soit qualifiée de robuste ou de déli­cate car la main de l'homme a permis aux races prétendues faibles de devenir fortes et robustes, mais seulement après des années d'élevage et d'acclimatation.

    Si la différence est minime entre des oeufs couvés de façon naturelle ou artificielle, vous ne pouvez cependant pas tricher avec la na­ture. Tout vient de la constitution et, petit à petit, on atteint l'objectif de produire une race robuste capable de se développer et de vi­vre dans des conditions éprouvantes. Il existe des exceptions mais uniquement lorsque l'homme intervient en sélectionnant les su­jets les plus faibles du cheptel. Ces volailles plus faibles et plus fragiles, qui dans d'au­tres circonstances auraient succombé, sont conservées pour un plumage, une couleur, ou une autre caractéristique bien particulière. Elles font l'objet de toute l'attention de l'éle­veur qui, pourtant conscient d'aller à l'encon­tre de son intérêt et d'hypothéquer ses chan­ces de réussite dans l'avenir s'obstine avec le fol espoir d'inverser la tendance et voit ainsi, année après année, le pourcentage de volailles faibles devenir plus important pour réaliser enfin que son cheptel ne peut plus être qualifié de robuste et de résistant, tout cela parce que dame Nature prend sa re­vanche sur les intrus qui enfreignent sa loi.

    Il y a une seule et unique manière de pro­duire une race vigoureuse, à sa­voir l’élimination impitoyable du troupeau de tout animal présentant une constitution défi­ciente. Cela demande du courage, mais c’est le seul moyen de parvenir à créer un cheptel ou une souche pleine de force, de vitalité et de robustesse.

    Certaines volailles provenant de souches spécifiques s’acclimateront difficilement, que le climat soit approprié ou non. Des années d'élevage incohérent les auront rendues fra­giles à tel point qu'il sera pratiquement im­possible d'espérer de leur part une descendance digne de ce nom ; en effet, dès la naissance, les poussins seront chétifs et à supposer que grâce à des soins minutieux ils parviennent à vivre, ils ne pourront qu'en­gendrer leur propre faiblesse pour aboutir fi­nalement à l'extinction de la race, laquelle à l'origine était robuste.

    Un élevage en circuit fermé, dans un mi­lieu confiné présente un grand risque lors­que l'on désire produire des sujets d'une grande vitalié. Mieux vaut laisser circuler un air frais, abondant, tout au long de l'année, été comme hiver. Si une volaille ne bouge pas normalement et semble inoccupée par un jour froid d'hiver, c'est le signe que quel­que chose ne va pas. Une volaille robuste se doit d'être active. Tout ce qui affaiblit l'or­ganisme des parents conduit dans la majori­té des cas à fragiliser encore plus la descen­dance et ceci est particulièrement vrai lors­que la femelle est délicate, soit parce que l'ovule possède peu de vitalité, soit parce que la nourriture qu'elle a pu stocker se ré­vèle être insuffisante, ou mal équilibrée. Lorsque les germes parentaux sont possesseurs eux‑mêmes de défauts hérités de la sorte, il devient inutile de continuer à pratiquer un élevage basé sur ce type de sujets. Les tenir dans un espace restreint affaiblira même la constitution d'une race solide. Installez vos élèves dans un en­droit suffisamment spacieux où ils pourront vivre et s'ébattre à leur aise.

    Obtenir des oeufs de manière intensive est une autre cause de constitution fragile et il ne faut jamais avoir recours à une telle mé­thode quand on veut élever de jolies volailles dotées d'une bonne constitution. Donnez leur une alimentation saine et équilibrée et quand viendra la saison de reproduction, vous se­rez en possession d'un grand nombre d'oeufs à couver qui, lors de l'éclosion, ne comporte­ront qu'une petite minorité de poussins morts en coquille.

     

    Canard Streicher

     


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  • Perruche rose

     

    AMENAGEMENT D’UNE VOLIERE

     INSTALLATION D'UNE VOLIÈRE D'APPARTEMENT

    Tout d'abord, il est vital qu'une des faces soit vitrée afin que les oiseaux puissent pro­fiter des rayons du soleil. Prévoir un pan­neau amovible pour pouvoir le remplacer pendant la bonne saison par un autre grilla­gé, afin que l'air frais puisse pénétrer dans la pièce.

    Pour les perchoirs, on opère de la façon sui­vante : on fixe des lattes verticalement ou horizontalement sur le mur. Dans celles‑ci on perce des trous de 2 à 3 cm de diamètre. On se procure des branches d'arbres et on les emboîte par un bout (le plus gros) dans les trous percés à cet effet.

    Pour les granivores et insectivores il est possible de mettre quelques plantes d'ap­partement non vénéneuses dans des pots, mais pour les frugivores il est préférable de ne pas en mettre, car en raison de leurs déjections trop liquides, ces plantes ne pro­duiraient pas l'effet escompté. Au milieu ou dans les coins de la volière, on peut mettre des souches d'arbres, des morceaux de ro­chers, afin que les oiseaux se sentent le plus possible dans leur milieu naturel.

    Au mur on peut suspendre des nichoirs au cas où l'on se décide à faire l'élevage en hiver avec les oiseaux granivores. Si l’on préfère éviter les nichoirs, on peut tendre le plus haut possible des ran­gées de fils de fer, derrière lesquels on met­tra de la bruyère ou des genêts dans lesquels les oiseaux ont la possibilité de nicher à leur guise. Prévoir une veilleuse pour permettre aux oiseaux, pendant l'hiver, de manger aux heures tardives, surtout quand il y a des jeunes au nid.

    Sur le fond de la volière intérieure on peut mettre du sable, vieux mortier, coquilles d'huî­tres, brique rouge qui s'effrite, afin qu'ils puis­sent y trouver les substances nécessaires à la digestion, et pour les femelles les matiè­res dont elles ont besoin pour la formation de la coquille. Prévoir des panneaux en verre ou bordures en briques d'environ 30 cm de haut sur le contour afin que l'extérieur reste propre.

     INSTALLATION DE LA VOLIERE EXTERIEURE AVEC ABRI

    La face arrière, faite de planches ou de préférence en briques, sera orientée au nord. La face avant en grillage étant évidemment orientée au sud.  La volière doit être fermée au moins sur deux faces. Sous la face grillagée, il est nécessaire de prévoir un mur en béton qui descende à au moins 40 cm dans la terre.

    Il est indispensable que le sol soit bétonné pour éviter l’intrusion des rats et des souris, et pour faciliter le nettoyage et la désinfection.

    Les perruches, notamment de grande taille, peuvent être infestées de vers si le sol est gras et humide. Pour les oiseaux de petites tailles, canaris, exotiques, cailles, une bonne couche de terre est né­cessaire afin de pouvoir y planter des thuya, sureau, genévrier, lierre, qui servent d'en­droit de nidification et attirent de nombreux insectes.

    On peut mettre sur les deux faces orientées vers l'est et l'ouest des panneaux en verre, ou matière plastique assez épaisse.

    Pour protéger les hôtes contre les rayons trop ardents du soleil, la pluie, les bourras­ques, il est vital de recouvrir la moitié de la volière de tuiles, onduline, au autres maté­riaux connus. A prévoir une deuxième ran­gée de grillage sur le dessus de la volière pour empêcher les chats ou les rapaces noc­turnes d’attaquer les oiseaux.

    La deuxième  rangée de grillage peut être à mailles plus grosses. Sur le devant on peut faire un couloir sur toute la longueur, ce qui empêche les prédateurs éventuels de s’ap­procher, et aussi de prévenir toute fuite des oiseaux

    Un abri aménagé comme la volière inté­rieure devrait toujours se trouver construit contre la volière d'extérieur pour permettre aux oiseaux fragiles (petits exotiques africains) de s'y abriter par mauvais temps ou en hi­ver.

    On peut installer un chauffage électrique, au bois, ou au mazout, mais attention aux gaz émanant des poêles, qui sont mortels. Pour éviter que les rongeurs pénètrent à l'in­térieur, il est aussi possible de mettre du grillage inoxydable sous la couche de terre. Si on fait l'élevage des petits exotiques as­sez fragiles, on peut recouvrir entièrement la volière avec de l'onduline transparente.

    La volière ne devrait pas avoir plus de 2,50 m de haut, sinon il est presque impossi­ble d'attraper les oiseaux.  Ne pas oublier de passer une couche de peinture sur le grillage, de préférence noire, car la rouille provoque des trous et naturellement les oiseaux en profitent pour s'échapper. On peut faire ce travail pendant la mauvaise saison, quand les oiseaux sont enfermés dans l'abri. La peinture bitumée noire n'est pas chère et sèche rapidement.

     

     


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    Oie de Guinee

     

    L’OIE DE GUINEE

    Ornementale et utile

    C'est un oiseau de luxe, certes, mais comme il joint l'utile à l'agréable, on lui doit une mention spéciale. Originaire de la Gui­née africaine, cette oie magnifique n'est pas communément élevée en France, ce qui est un agrément de plus pour l'amateur, mais on la voit néanmoins figurer dans la plupart des expositions importantes. En voici la descrip­tion: port élancé et gracieux, allure élégante et vive. Tête fine ; bec plutôt petit, rougeâtre, surmonté à la base d'une caroncule presque noire ; oeil brun rouge ; dos arrondi ; la poi­trine ronde ; le ventre petit ; les ailes fortes.

    Le plumage somptueux se présente ainsi tête blanche en dessous, brune sur le dessus, cou blanc en dessous, brun sur le dessus ; dos teinté de brun au milieu et de chamois clair sur les côtés ; poitrine et ventre blancs. Les grandes rémiges des ailes sont presque noi­res, les petites beige chamois. La queue est blanche en dessous. Les plumes foncées sont serties d'une teinte claire.

    Le poids est de 6 kilos pour les mâles, de 5,5 kg pour les femelles. La ponte, très mé­diocre, est de 12 à 15 oeufs. Incubation nor­male de 30 jours. L'élevage des oisons ne présente aucune difficulté particulière.

    Quoique étant plutôt un palmipède d'orne­ment de par sa beauté propre et d'amateur de par sa rareté, l'oie de Guinée n'en fournit pas moins de superbes rôtis à la chair sa­voureuse et fine.

     

          UNE GARDIENNE INCOMPARABLE

    D'autre part, l'oie de Guinée est une gardi­enne supérieure à tous les chiens spéciali­sés dans ce domaine. On connaît depuis l'histoire des oies du Capitole, les qualités "d'avertis­seurs" de ces palmipèdes. Les oies de Guinée, sur ce chapitre, détiennent le record. Toujours en éveil, leur ouïe extraordinaire perçoit le moindre bruit anormal et, lorsqu'il se produit, leur klaxon, aussi perçant et puis­sant que les buccins des légions gallo‑ro­maines, se fait entendre. Si quelque dépré­dateur nocture est cause de ce réveil en fan­fare, il prend la fuite dès l'ouverture de cette cacophonie inaccoutumée. Car on a beau être familiarisé avec la trompette des oies ordi­naires, celle de l'oie de Guinée surprend tou­jours et affole à sa première audition.

    L'oie de Guinée est, dans une grande pro­priété, le vigilant chien de garde.

     


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