• Rex russe-copie-1

     

    LA REPRODUCTION AU CLAPIER EN PERIODE HIVERNALE

    Dès l'approche de l'hiver, beaucoup de cu­niculteurs imposent à leurs reproductrices une période de trêve. Cette interruption de la reproduction est bien connue chez les la­pins de garenne vivant à l'état sauvage et cela est certes conforme à la nature où l'hi­ver est la grande période de repos. En effet, à  la saison des bourrasques et du brouillard, du froid et de la neige, l'ac­couplement est souvent contrarié : les fe­melles acceptent difficilement le mâle. Pour beaucoup d'éleveurs, l'hiver complique les problèmes de la nourriture qui revient alors plus chère. L’abreuvement par temps de gel ainsi que l'hébergement suscitent d'autres soucis.

    Cette trêve hivernale présen­te effectivement des inconvénients certains :

    ‑ Les reproductrices s'engraissent facile­ment, se montrent souvent réticentes à l'ac­couplement au printemps ou soulèvent des problèmes de gestation, car une interruption du rythme de la reproduction où la régularité est un facteur de réussite, s'avère souvent néfaste.

    ‑ D'autre part, le fait de nourrir pendant 3 mois des reproductrices en non‑activité sou­lève des problèmes financiers qui, pour un élevage de chair par exemple, peuvent mettre la rentabilité à rude épreuve. Beaucoup d'éle­veurs sont ainsi obligés d'essayer de pro­duire des animaux toute l'année.

    ‑ En outre, pour avoir une commercialisa­tion régulière et pour garder sa clientèle, l'éle­veur ne peut pas toujours se permettre cet­te trêve qui risquerait de la lui faire perdre.

    La situation se révèle donc très différente suivant que l'éleveur essaie de faire de son élevage une reproduction rentable laissant un bénéfice, une source de revenus ou se­lon que pour l'éleveur, c'est simplement un "hobby", un passe‑temps.

    Nécessité faisant loi, l'éleveur qui veut faire reproduire ses bêtes en hiver se voit obligé de résoudre un certain nombre de problè­mes soulevés par la reproduction hivernale. Ces problèmes touchent divers domaines tels l'hébergement des reproductrices, l'alimen­tation et l'abreuvement.

     

    L'HÉBERGEMENT

    Dans les régions montagneuses où les températures négatives de ‑15 degrés sont fréquentes, les clapiers en plein air sont en général peu favorables à la reproduction hi­vernale. On peut créer une bonne installa­tion avec une certaine protection (auvent protecteur qui abritera les lapins, mais aus­si la personne qui soigne les bêtes du vent, de la pluie, de la neige) brise‑vents en paille ou en planche, orientation des clapiers vers l'est, face au soleil levant.

    Pour la reproduction hivernale, l'idéal se­rait d'avoir des clapiers installés dans un endroit susceptible d'être chauffé, ce qui résout d'emblée le problème. Cependant, pour beaucoup d'éleveurs, cela n'est ni pos­sible, ni rentable. Néanmoins, le cuniculteur qui veut s'adonner à la production hivernale des lapereaux devra aménager des clapiers à l'abri des intempéries, soit à l'intérieur d'un garage, d'une grange, d'une étable désaf­fectée ou de tout autre local vacant. Mais le transfert du clapier glacé dans un local plus tempéré ne devra pas être brutal, un brus­que changement de température étant suscep­tible de provoquer une infection pulmonai­re. En outre, la femelle doit être installée dans son clapier plusieurs jours avant la parturi­tion pour éviter le stress. Il est préférable d'aménager à l'intérieur du clapier, qu'il soit en bois ou en fibrociment, une boîte à nid confortable de préférence sous la forme d’une nichette, et de mettre à la disposition de la reproductri­ce de la paille ou du foin en abondance.

    Peu de jours avant la mise bas, la femelle garnit la boîte à nid de paille, de foin, de poils et bourre l'ouverture, offrant ainsi aux jeunes lapereaux un nid confortable et moel­leux où règne souvent une bonne chaleur alors que la température ambiante est net­tement négative. Certes, il faut veiller à ce que au moment de la parturition, certains lapereaux ne soient pas oubliés dans le cla­pier et qu'ils ne restent pas au dehors au moment de l'allaitement. Sous ce rapport, il est important de surveiller les cages d'une façon plus méticuleuse d'où un supplément de travail.

     

    L'ALIMENTATION

    Après le problème de l'hébergement, il ne faut pas oublier celui de l'alimentation. L'éle­veur nourrissant ses lapereaux avec des granulés ou des céréales n'aura pas telle­ment de difficultés sous ce rapport ; mais celui qui dispose d'un stock de racines et de tubercules devra veiller à ce qu'elles ne gêlent pas. Il faut donc bien doser la quanti­té distribuée, repasser un quart d'heure après la distribution pour ramasser ce qui n'a pas été consommé. Le problème le plus ardu est cependant celui de la boisson.

     

    L'ABRIEUVEMENT

    Même si le clapier est installé à l'intérieur d'un bâtiment abrité, si celui‑ci n'est pas chauffé, l'eau risque de geler. Lorsque l'abreuvement est automatique, il y a dan­ger de gel de la conduite. Par période de grands froids, il est donc préférable de cou­per l'eau courante, à moins de pouvoir ins­taller des cordons chauffants électriques et de calorifuger les conduites d'eau. Comme il est indispensable d'abreuver les reproduc­trices, surtout au moment de la parturition, l'apport d'une eau tiède s'avère nécesasire. Après l'abreuvement, il importe de rejeter le reste de l'eau afin qu'elle ne gèle pas. L'abreuvement doit être assuré de préférence pendant les heures les moins froides, vers midi de préférence.

    De tout cela, il résulte que la reproduc­tion hivernale dans un élevage cunicole ne s'avère pas impossible, mais qu'elle exige une dépense supplémentaire de main­-d'oeuvre, de surveillance et d'investisse­ments.

     

    Hollandais noir

     


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  • Hirondelle de Boheme-copie-1

     

    LE PIGEON ET L’EAU

    L'un des problèmes qui se présente aux amateurs est celui‑ci : Comment tenir l'eau à boire strictement séparée de l'eau du bain ? Quand il ne fait pas trop froid, les pigeons vont à leur abreuvoir et s'y baignent. Natu­rellement leurs pattes sales contaminent ra­pidement l'eau, de sorte qu'elle devient im­propre à leur boisson. Les oeufs des parasi­tes internes se collent aux pattes et se dépo­sent dans l'eau. C'est la façon la plus cou­rante de propagation des parasites internes.

    Le problème n'est pas résolu du fait que l'on dispose deux récipients, l'un pour boire et l'autre pour le bain, même si celui qui con­tient l'eau potable est trop petit pour permet­tre aux oiseaux de s'y baigner. Ils boiront alors l'eau sale de leur bain et il n'y a aucun moyen de les en empêcher, à moins d'ajou­ter à l'eau du bain une substance amère sans danger pour leur santé. Il n’est pas certain cependant que les pigeons acceptent de s’y baigner car, prudemment, les pigeons goûtent l’eau du bain avant de s’y tremper.

    Un moyen de les empêcher de boire l'eau de leur bain est de les arroser régulièrement avec un tuyau d'arrosage. Les pigeons n'ai­ment rien tant que d'ouvrir leurs ailes sous une pluie fine d'eau propre. Si, on les traite ainsi régulièrement, ils n'éprouveront plus le besoin d'avoir un récipient spécial pour leur bain et on peut de cette façon, supprimer leurs mau­vaises habitudes.

    On peut donc leur donner pour boire un récipient dans lequel ils ne peuvent se bai­gner, et ils n'ont plus besoin d'un récipient spécial pour le bain. S'ils ne sont pas arro­sés, ils tenteront de se baigner dans le plus petit récipient, même si tout ce qu'ils peu­vent faire est de plonger leur tête dans l'eau, Evidemment, l'eau n'en est pas polluée, mais cela ne satisfait pas entièrement leur besoin de bains.

    Les pigeons reproducteurs sont de grands consommateurs d'eau et leurs besoins sont réelle­ment considérables quand ils nourrissent leurs petits, car ils ont besoin de beaucoup d'eau pour imbiber les grains de leur jabot et produire le lait de pigeon. Pendant la saison chaude, leur besoin en eau s'élève naturel­lement avec la température.

    L'eau doit être placée dans le pigeonnier de telle sorte que les oiseaux ne puissent la souiller de leurs crottes. De même, il faut mettre le récipient sur une plate-forme en grillage surélevée au‑dessus du sol, spécia­lement si celui‑ci est constitué par de la terre ou toute autre matière susceptible d'abriter des vers ou des parasites, de façon que leurs pattes ne puissent venir en contact avec le sol mouillé et ramasser des oeufs des vers.

    En fait, le sol devrait être recouvert tout entier d'un fond en grillage permettant la chute des crottes au travers, à l'abri du con­tact des pattes des oiseaux. C'est une pré­caution hygiénique spéciale qui empêche les pattes d'être contaminées et de transmettre des maladies. Si le sol du pigeonnier est protégé par un grillage, les oiseaux seront plus en sécurité s'ils boivent et se baignent dans le même récipient, car leurs pattes res­teront plus propres. Naturellement le grillage devra avoir des mailles laissant juste le pas­sage des crottes tout en permettant aux oi­seaux de marcher facilement sur le faux plan­cher.

    Toutefois, là où on sera obligé de garder les pigeons à l'intérieur pendant quelque temps, ils seront privés des avantages d'un sol sablé, à moins qu'on ne leur fournisse un récipient plat plein de sable propre, soigneu­sement à l'abri des crottes.

    Pendant les périodes où les températures sont élevées, les abreuvoirs doivent être par­faitement propres et ne pas présenter la plus petite trace d'algues vertes. Dès qu'ils en arrivent là, ils sont assez souillés pour recé­ler des parasites. Il est étonnant de voir com­bien une eau même paraissant propre dans un récipient peut contenir de petits parasites après un séiour de quelques jours seulement à la chaleur. Ce ne sont pas seulement les larves de moustiques qui prospèrent dans l'eau en très peu de temps.

    Un bon moyen de nettoyer les abreuvoirs consiste à les frotter au sable fin. Cela use­rait rapidement tout récipient vernissé ou gal­vanisé, d'où l'intérêt de la poterie et de la matière plastique.

    Un bassin pour le bain, d'environ 50 centi­mètres de diamètre, est amplement suffisant pour un troupeau de 12 oiseaux. Il doit avoir 12 à 15 centimètres de profondeur au plus. Les pigeons adorent le bain du matin, de bonne heure. Laissez séjourner l'eau dans le bassin pendant 10 à 20 minutes, jusqu'à ce que tous se soient baignés ; il faut alors la jeter pour empêcher les oiseaux de boire de l'eau sale. Un tel bain par jour est suffisant. Le bassin doit toujours reposer sur une pla­te-forme en treillage assez large pour éviter que les oiseaux ne marchent sur le sol hu­mide. Ce sol humide constitue en effet, un endroit idéal pour l'éclosion des parasites in­ternes sans parler des germes de maladie. Une protection plus simple consiste à placer le récipient dans un autre plus grand qui re­çoit toutes les éclaboussures.

    Quand l'hiver est trop froid, il n'est ni re­commandé, ni nécessaire de laisser les pi­geons se baigner, à moins que la journée ne soit assez ensoleillée. Cela ne fera aucun mal aux pigeons de rester sans leur bain quotidien pendant des semaines en hiver.

     

    Boulant Hollandais

     

     


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  • Coq Breda-copie-1

     

    A PROPOS DU TAUX D’ECLOSION

    D’une façon générale, l’aviculture a fait d'énormes pro­grès au cours de ces dernières décennies. Nous pouvons considérer avec satisfaction les pourcentages toujours croissants de ponte; nous pouvons aussi faire valoir la production performante de certains poulets de chair. Mais pouvons nous prétendre que les résultats sont du même ordre en ce qui concerne l'amélioration des pourcentages d'éclosion ?

    On peut estimer en se basant sur les per­formances obtenues, que le taux d'éclosion pour tous les oeufs mis en incuba­tion, est, de l'ordre de 70 à 71 %, s'il est vrai que les résultats des petits élevages sont obligatoirement moins bons que ceux des grands élevages.

    Le point intéressant ‑ et en même temps assez désespérant ‑ au sujet de ces chiffres est qu'ils ne semblent pas avoir subi de modifi­cations depuis longtemps.

    Il est encore plus choquant de constater que les Egyptiens, avec leurs systèmes d'incubation empiriques, obtiennent des pourcen­tages d'éclosion de 66 pour cent.

    Et leurs archives n'indiquent aucun chan­gement depuis plusieurs siècles ! C'est bien triste de considérer cet état de fait à une époque de progrès dans le domaine de la nutrition et de la sélection.

    Un grand nombre de lecteurs, sans aucun doute, pensent en lisant ces lignes, à cer­tains merveilleux résultats obtenus par leurs amis ou par eux‑mêmes. Mais ces chiffres sont‑ils réellement valables, sont‑ils réguliè­rement obtenus ? Dans bien des occasions, la moyenne pour la saison est encore bien médiocre. Et si nous avons quelques pro­priétaires de souches donnant des pourcentages élevés d'éclosabilité, pourquoi n'y a t‑il pas d'amélioration sur l'ensemble d’un pays ? En d'autres termes, quel est l'obsta­cle au progrès ? Sont‑ce nos méthodes de sélection ou d'incubation ou existe-t-il un fac­teur empêchant la réalisation totale de l'amé­lioration technique (s'il y en a) dans ces deux premiers domaines ?

    Nous essayons, sans aucun doute, d'at­teindre certains objectifs, et nos succès dans d'autres domaines provoquent un affaiblis­sement de l'éclosabilité. Pour cette raison une comparaison stricte entre nos pourcen­tages et ceux d'autres pays comme l'Egypte n'est pas valable. Ainsi, nous nous préoccu­pons par exemple de produire un oeuf se conservant mieux pour la consommation et un oeuf beaucoup plus gros. Des oeufs gros, une bonne proportion de blanc épais (qui favorise la conservation de la fraîcheur) et certains types de coquilles, sont contraires aux taux élevés d'éclosion. La grosseur du jaune de l'oeuf varie beaucoup moins que le contenu d'albumen. Et la plupart des gros oeufs doivent leur grosseur à un plus grand poids de blanc. Comme la proportion de blanc par rapport au jaune dépasse la norme, l'éclosabi­lité s’en trouve réduite.

    En même temps qu'augmente la propor­tion de blanc épais, le taux d'éclosion dé­cline même si l'oeuf – en raison de la consis­tance de ce blanc – gardera sa fraîcheur plus longtemps pour la vente au détail. Un bon exemple de ce fait a été vu aux USA dans une région de production de poulets de chair. Pour le fournisseur de poussins type "chair", les taux élevés d'éclosion sont d'une impor­tance vitale. La sélection avait fait atteindre le pourcentage d'éclosion de 90 % environ pour la totalité des oeufs. Mais ce résultat avait été atteint au prix d'une telle réduction du pourcentage de blanc épais que, pratiquement, aucun oeuf de consommation pro­duit par ces souches ne reçut le label de qualité pour la consommation. Nous devons donc tenir compte du fait que, si l'industrie avi­cole doit tendre vers la production de gros oeufs de bonne conservation, avec une so­lide coquille et une bonne présentation, la tâche du sélectionneur et de l'accouveur de­vient beaucoup plus compliquée.

    Les sélectionneurs savent qu'il est difficile d'améliorer un facteur ; en améliorer deux par la sélection est plus que doublement difficile. Pourtant il n'y a rien d'autre à faire que de tenter la réussite. Nous n'avons, cependant, que peu parlé des incubateurs. A ce sujet, il est souvent intéressant de faire remarquer que les oeufs à couver provenant d'une même souche, et souvent du même troupeau, mon­trent souvent de grandes différences de ré­sultat d'éclosabilité au cours de la même sai­son, différences qu'il est rarement possible de mettre sur le compte de l'alimentation. Des différences ont été remarquées avec les oeufs de deux souches; dans un cas les oeufs étaient mis dans un incubateur trop plein, dans un autre les oeufs étaient dans un incu­bateur insuffisamment rempli. Des oeufs de deux souches différentes mis ensemble sur tiroirs et dans le même incubateur ont aussi montré une certaine différence à l'éclosion, dans les pourcentages d'éclosabilité.

    Cela ne montre-t-il pas que nous sommes en train d'obliger les oeufs à bien éclore dans toutes les conditions d'incubation, alors que nous devrions peut‑être mieux concevoir un incubateur pour satisfaire les différents besoins de l'œuf à couver. La plus grande fréquence de la mortalité embryonnaire a lieu  au 14ème jour d'incubation, et du 17ème au 19ème jour. On dit que la mortalité en début d'incubation est due aux stress provoqués par un développement trop rapide de l'embryon, et que la mortalité plus tardive est due au stress résultant du changement entre la respiration allantoïde et la respiration pulmonaire.

    Le professeur Romijn, d'Utrecht, considère que la cause directe de la mortalité précoce est due à un manque d'oxygène; et que la mortalité plus tardive est la cause d'un manque d'oxygène et d'une intoxication par le gaz carbonique. Il fait aussi remarquer que les oeufs présentent quelques différen­ces en ce qui concerne le type et le contenu en enzymes du jaune, qui influencent l'ab­sorbtion de l'oxygène. En outre, les membra­nes coquillères, lorsqu'elles sont humides, diffèrent dans leurs aptitudes à permettre le passage des gaz vers l'intérieur (oxygène) et vers l'extérieur (CO2). De ces observations, on peut conclure que les conditions d'incubation af­fectant l'humidité et l'approvisionnement en oxygène, seront adéquates pour un type d'oeuf et ne conviendront pas pour un autre.

     

    Poule Niederrheimer

     

     


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  • Canari-Lizard.jpg

    Canari Lizard

     

                 LES BONNES BASES POUR UN ELEVAGE REUSSI

    Pour les éleveurs chevronnés, la perspective de la saison d’élevage qui s’annonce est empreinte d’une certaine sérénité.  En revanche, certains débutants quant à eux, éprouvent quelques difficultés. C'est le plus souvent le manque d'expérience qui cause cette apparente malchance. Aussi, pour ces derniers,  essayons de développer la technique de base à utiliser en élevage.  Précisons qu’il n’y a pas de solution miracle. Le procédé est des plus classiques et des plus simples, mais ce sont peut‑être ces deux dernières qualités qui lui permettent de parvenir à une certaine réussite, car les résultats parfaits en ce domaine n'exis­tent pas et n'existeront d'ailleurs jamais.

    La première règle concerne les accouple­ments. Pour les débutants, la meilleure façon de pro­céder est  l'élevage par couple ou avec la mère seule.  La deuxième so­lution est souvent à préférer, la présence du mâle présentant quelques in­convénients, comme le nourrissage de la femelle au nid qui ne se lève donc que trop peu et a ten­dance à relâcher sa tâche nourricière auprès de ses oisillons ; en outre, le mâle l'incite par ailleurs à préparer trop tôt une nouvelle couvée, la fin du nourris­sage se trouvant bâclée, ce qui conduit à obtenir des petits frêles ou souffreteux. Le pire est le picage par les deux parents du duvet des petits, afin de parfaire le confort du nid. Par conséquent, en enle­vant le mâle à partir de la ponte du troisième oeuf, on évite ces  désagréments. Toutefois, une chose importante à faire est de le remettre dans la cage d’élevage au moment où la femelle le réclame, sous peine d'obtenir une seconde ponte fécondée partiellement si ce n'est pas du tout.

    La deuxième règle concerne la nourriture. Elle est composée de deux éléments de base: le mélange de graines et la pâtée d'élevage. Le premier comprend les diverses graines habi­tuelles dans les mêmes proportions qu'à l'ac­coutumée, à savoir: 50% alpiste, 30% navette, 10% gruau d'avoine, 5% niger et 5% de lin. Il peut être utile de " l’enrichir" à cette époque en gruau d'avoine, en rajoutant un supplément de 5 % environ.

     La pâtée est généralement un facteur déterminant dans la réussite, aussi faut-il y attacher une grande importance. A ce sujet, il existe d'innombrables recettes qui toutes ont plus ou moins fait leur preuve. A  partir de l'instant où les oisillons poussent bien, on peut considérer la formule comme étant bonne ; il convient d’éviter cependant tout excès de matières grasses. Une règle absolue consiste à distribuer une provende fraîche, tout rancissement pouvant entraîner de graves troubles capables de provoquer la mort des jeunes. Pour ceux qui désirent préparer une certaine quanti­té sans en utiliser l'intégralité immédiatement, la solu­tion pour conserver leur préparation consiste à la mettre au réfrigérateur, mais pas plus de deux jours. Néanmoins, dans toute la mesure du possible, cette dernière solution est à éviter.

    La troisième règle découle des deux premiè­res, c'est‑à‑dire que les parents (ou la mère seule) qui disposent d'une bonne nourriture élè­veront toujours convenablement leurs jeunes. Dans le cas inverse, il est évident que de nom­breux déboires ne pourront en être que l'issue logique.

    Pour conclure, notons que le nourrissage au nid dure environ trois semaines, au terme desquelles les oisillons quittent leur berceau natal tout en continuant d'être nourris par leurs parents. A un mois, ils mangeront couramment leur pâtée et commenceront à attaquer timidement le mé­lange de graines. Mais ce n'est que vers un mois et demi qu'ils parviendront à décortiquer correctement les graines les plus dures tels que l'alpiste.

    L'époque du sevrage sera alors atteinte et nous les réunirons de préférence dans de peti­tes volières avant de les mettre un peu plus tard dans une plus grande où ils pourront voler à leur guise et développer leurs muscles encore tendres. Le début de la mue juvénile, vers trois mois, marquera la fin de la période juvénile et le dé­but de leur existence de canari adulte.

     


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  •   Fuligule Nyroca 2

     

    Photo Wikipedia

     

      LE FULIGULE NYROCA (aythya nyroca)

     SIGNES DISTINCTIFS

    Mâle: bec gris ‑ yeux blancs ‑ tête mar­ron dorée ‑ cou marron foncé ‑ miroir blanc avec un peu de noir en bas ‑ poitrine mar­ron ‑ flancs marron clair ‑ ventre blanc‑ pat­tes gris fer à palmes noirâtres ‑ queue noi­râtre sur croupion blanc.

    Femelle : bec gris ‑ yeux gris marron tête brune ‑ cou marron ‑ miroir identique à celui du mâle ‑ poitrine brune ‑ flancs mar­ron clair ‑ ventre gris blanc ‑ pattes grises à palmes noirâtres ‑ queue noirâtre sur crou­pion blanc sale.

    Caractères

    Il accompagne les milouins en migra­tion. Ce plongeur émérite peut supporter des immersions de 40 secondes. Il affec­tionne les eaux douces de faible étendue, et se tient volontiers au bord de roseaux.

    Il est peu courant en hiver ‑ ce plongeur se confond aisément avec d'autres fuligules. Il est rare de pouvoir l'observer.

    Cris

    Il est très discret en dehors des pério­des de parades et de nidification.

    Le mâle émet un sifflement bref "wuk­wuk` ; la femelle lui répond un "gek‑gek".

    Mensurations

    Poids : 600 g.

    Longueur : 40 cm.

    Bec: 4 cm.

    Reproduction

    Elle s'effectue en mai‑juin dans les zo­nes d'eau peu profondes avec vasières. Le nid est bâti à proximité de l'eau ou, comme les foulques, surélevé dans les roseaux. La femelle rabat au‑dessus de son nid la végétation voisine. Le nid, isolé hors des territoires de nidification véritable, contient 7 à 11 oeufs, beiges, couvés par la femelle pendant 25 jours. Les poussins, brun olive et dessous jaune, volent à 2 mois.

    Répartition

    Nidification

    Europe centrale et méridionale ‑. Pologne, Italie, Balkans, Russie, Sibérie, Yougosla­vie. Les limites ouest sont la Sicile, la Sar­daigne, l'Espagne, la Hollande, la Belgi­que et la France. La limite sud : Afrique du Nord. Sa nidification est régulière, isolée, mais très localisée et rare en France. Les observations sont enregistrées en Dom­bes, Lorraine et Grand‑Lieu.

    Hivernage :

    C'est un migrateur partiel qui séjourne en Grèce, Afrique du Nord, Asie. La Camar­gue l'abrite.

    Nourriture

    Ses plongées lui permettent de capter algues, lentilles d'eau, amphibiens et crus­tacés.

    Migrations

    ‑ De descente :

     De septembre à novem­bre, le nyroca descend la voie Danube, Rhône, Rhin en compagnie des milouins. Des reprises en Picardie laissent à pen­ser que le cheptel n'a pas une ligne de vol unique. Il peut ainsi rejoindre la ligne cô­tière. Il est avant tout un oiseau rare, très difficilement identifiable, et notre pays l'ob­serve bien peu dans les deux sens.

    ‑ De remontée :

    En mars‑avril, des isolés se rencontrent, principalement en zones littorales ouest (Somme, Brière).

    Hybridations et sous-espèces

    Le milouin et le nyroca peuvent sympa­thiser dans I'accoupIement. Six sous‑espèces au total, toutes plus brunes que l'aythya nyroca.

    Ne pas confondre avec...

    ‑ Le fuligule morillon plus grand et plus gros, plus noir, huppé.

    ‑ Le fuligule milouin yeux rouges, pas de bandes blanches sur l'aile.

    ‑ La nette rousse femelle : dessus de tête marron foncé légèrement huppé.

    ‑ Le fuligule milouinan femelle : front blanc.

     

     


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