•  

    Perdrix grise

    L’ELEVAGE DE LA PERDRIX GRISE

           LES REPRODUCTEURS

    Il est indispensable de commencer l'éle­vage avec des sujets d'élevage; on peut s'en procurer par l'intermédiaire des Fédérations de Chasse. On peut aussi faire couver des oeufs ramassés lors des fauchaisons dans les nids découverts par la machine. Les jeu­nes perdreaux seront alors élevés en vue de la reproduction l'année suivante. Les meilleurs reproducteurs d'un an pourront être conservés pour l'année suivante mais la troi­sième ponte est aléatoire.

    On installera deux parquets d'attente où les futurs reproducteurs seront conservés tout l'hiver, un pour les mâles, l'autre pour les femelles. Cependant si l'on pratique l'accou­plement forcé on peut conserver séparément d'une année sur l'autre les couples formés l'année précédente ; si l'on fait des mariages d'inclination il est souvent commode de pro­céder de même, encore que les couples se reformeraient identiques lors de l'apparie­ment.

    Les sexes seront séparés dès qu'il sera possible de les reconnaître (octobre). Il ne faut pas se fier au fer à cheval car les vieilles poules l'ont souvent également. Par contre, on peut, avec beaucoup de certitude, recon­naître les poules des coqs en comparant les petites plumes de couverture des rémiges :

    ‑ chez le coq, il y a une strie claire longi­tudinale médiane et pas de stries transver­sales ;

    ‑ chez la poule, il y a de larges stries clai­res transversales de chaque côté d'une strie claire longitudinale médiane.

    Lorsque l'on compare les ailes repliées, la différence est facilement visible entre l'aile de la poule qui présente un ensemble de stries ou barres claires que l'on ne trouve pas sur l'aile du coq.

    Cette séparation est absolument indispen­sable sinon les mâles commencent à se bat­tre dès l'automne. Si l'on veut faire des ma­riages forcés, il faut même que les parquets soient assez éloignés afin d'éviter des ma­riages à la voix prématurément; 100 mètres d'éloignement sont suffisants. Moins les lots de poules conservés ensemble seront im­portants, plus on diminuera le risque de per­tes à la suite de bagarres. Cependant si les poules ont été élevées ensemble, on peut en conserver des groupes plus importants.

    La volière reproduite en schéma, est as­sez pratique car elle sert tout à la fois de parquet d'attente et de parquet de ponte; elle permet en outre de procéder facilement aux accouplements. On peut la faire de la di­mension que l'on veut en prévoyant au cen­tre le nombre de parquets de ponte désiré. La superficie des parquets d'attente des ex­trémités doit être d'environ 4 m2 par oiseau. Si le terrain retient l'humidité, il sera prudent de disposer dans ces parquets un grillage à environ 40 cm au‑dessus du sol afin de limi­ter les risques de maladie (maille de 13 mm en grillage mécanique triple torsion); on peut alors se contenter d'une surface inférieure ; au Centre National d'Expérimentation, les parquets ont 5 m2 par groupe de 10 oiseaux.

    Pour 10 couples on gardera 12 mâles et 12 femelles en parquet d'attente.

    Ne prenez surtout pas de perdrix de re­prise comme reproducteurs.

     

    Voliere.jpg

          Plan d'une volière pour 10 couples

     Hauteur sous grillage 1,80m. Le grillage sera doublé jusqu'à 0,80m de hauteur par des paillas­sons, de manière que les perdreaux ne se voient pas d'un parquet à l'autre, Il ne faut pas qu'ils puissent en prenant leur vol se poser sur le dessus des paillassons car ceux‑ci ne serviraient plus à rien. Il est bon d'entourer de la même façon les par­quets d'attente des extrémités .

            

     L’ALIMENTATION :

    Pendant cette période d'attente, en dehors de la verdure qui reste toujours indispensable (choux, betterave coupée en morceaux, avoine germée si l'on a un germoir), les perdreaux doivent être nourris avec un mélange de blé (85 %) et d’ali­ment composé (15 %).

    Ne pas omettre de donner un peu de gra­villons une fois par semaine et de renouveler l'eau de boisson.

     

    L’ACCOUPLEMENT

    L'accouplement peut être réalisé à partir du 15‑20 février. C'est le moment où les na­turels viennent tourner autour des volières. Il faut procéder à l'accouplement par beau temps, au milieu de la journée, quand il y a un maximum de luminosité. Rien n'est plus facile que de réaliser alors l'accouplement avec la volière décrite et représentée ci‑dessus ; il suffit d'ouvrir toutes les portes intérieu­res de l'enclos; les perdreaux circulent alors librement et, dès que l'on voit un couple cher­chant à s'isoler dans un parquet de ponte, on ferme la porte de ce parquet.

    Les perdreaux sont absolument monoga­mes et c'est la femelle qui choisit le mâle, comme chez les canards ; c'est elle qui l'en­traîne dans le parquet de ponte de son choix.

    En l'espace de deux jours l'accouplement peut être ainsi réalisé.

    Si, par hasard, ce n'est pas un couple formé que l'on a enfermé dans un enclos, il y a toutes les chances pour que la femelle tue le mâle (chez les perdreaux rouges, c'est le contraire, c'est en général le mâle qui tue la femelle).

    Une fois les couples enfermés, il ne faut pas laisser des perdreaux traîner autour de la volière, car les mâles feraient la vie à l'intérieur. Ce sont généralement des bourdons qui viennent et il est facile de les prendre en mettant une boîte de reprise avec une chan­terelle autour de la volière. L'orifice d'entrée est simplement constitué par un petit tunnel de grillage faisant nasse.

    Là où un bourdon est venu, on est à peu près assuré d'avoir un divorce, la femelle cherche à tuer le mâle. De toute manière il vaut mieux tuer les visiteurs indésirables, mâles ou femelles, que de les laisser tourner autour de la volière.

    Au moment de la ponte si on ne prend pas garde à ce genre d'incursion on peut avoir davantage d'oeufs clairs et si les poules cou­vent dans les parquets de ponte, elles ris­quent d'abandonner leur nid.

                     

                       L’ALIMENTATION  

    Il faut commencer à pré­parer la ponte en stimulant les perdreaux avec un aliment pour reproduteurs à partir du 1er mars, en augmentant progressivement la proportion jusqu'à arriver à un mélange moitié blé, moitié aliment vers le 1er avril.

    On continuera à donner de la verdure et des gravillons, comme auparavant, mais on peut y ajouter un peu de coquilles d'huîtres écrasées.

     

    LA PONTE

    La ponte précoce est avantageuse, et ne présente pas d'inconvénient si les jeunes sont élevés artificiellement.

    En parquets sur grillage, la ponte peut commencer vers le 10 avril, et au sol vers le 20‑25 avril ; elle se continue jusqu'au 20‑25 juillet et les oiseaux sont en pleine ponte vers le 15 mai.

    On peut obtenir avec une perdrix de l'an­née une ponte de 18 à 20 oeufs si on la laisse couver; avec une perdrix de 2 ans, jusqu'à 25 oeufs. Par contre, si l'on ramasse les oeufs au fur et à mesure de la ponte on peut obtenir facilement 35 à 40 oeufs; dans ce dernier cas, il est préférable de ne pas ramasser les oeufs tous les jours afin de dé­ranger les couples le moins possible.

    Sur parquet à fond grillagé le Centre Na­tional d'Expérimentation obtient une moyenne supérieure à 35 oeufs par poule perdrix en première saison de ponte; la meilleure per­formance individuelle enregistrée est celle d'une perdrix qui a fourni 81 oeufs en pre­mière année de ponte, 84 oeufs l'année sui­vante. Évitez en principe de changer les coqs pendant la ponte.

     

    Perdrix grises couple

       Couple de perdrix grises  (photo : de la poule à l'autruche)

     

     


    votre commentaire
  •  

    Diamants-quadricolore.jpg

    Diamants quadricolores.

     

    L’HYGIENE CHEZ LES OISEAUX

    La salubrité du milieu où vivent les oi­seaux est une condition essentielle de leur santé, même si ce n'est pas toujours une condition suffisante.

    Quand on parle d'hygiène, beaucoup de personnes pensent avant tout qu'il s'agit de la destruction des "microbes" que l'on rend facilement responsables de tous les maux et, par suite, que l'hygiène consiste à utili­ser des produits désinfectants. Cette utili­sation n'a en réalité d'importance que dans des cas particuliers, le cas d'une épidémie par exemple. En temps normal, on peut considérer que la désinfection est une opé­ration assez secondaire.

     

                NETTOYAGE, DESINFECTION, DESINSECTISATION

    Par contre, il y a deux opérations primor­diales : le nettoyage et la désinsectisation.

    Quand il s'agit d'une cage ou d'une vo­lière décorative, la propreté est en général assurée car elle participe à l'esthétique de l'ensemble. En élevage, elle risque plus d'être négligée au moins en partie, par manque de temps et en raison du travail que demande un nettoyage efficace et fré­quent. C'est dans ce cas que l'on voit le recours aux désinfectants, en partant du principe que, faute de pouvoir nettoyer suf­fisamment, il faut au moins tuer les micro­bes. Or cela repose sur une idée fausse, celle que l'on peut désinfecter efficacement des surfaces ou du matériel sales. En fait, il n'existe que très peu de produits qui per­mettent de le faire et leurs propriétés s'op­posent souvent à leur utilisation dans les cas qui nous intéressent ici (odeur, toxicité, action sur le matériel etc ... ). La "saleté" est faite de matières organiques qui pour des raisons diverses, détruisent rapidement le pouvoir microbicide des désinfectants.

    On doit donc en rester à ce grand prin­cipe qu'un bon nettoyage vaut mieux que dix désinfections sans nettoyage.

    Le second point important est la désin­sectisation. C'est une opération qui est souvent négligée ou mal faite, ou pas faite du tout. Il y a, à cela, trois raisons

    1) "Je nettoie tellement qu'il ne peut y avoir de parasites".

    2) "Je ne vois jamais de parasites sur mes oiseaux".

    3) "J'ai employé un désinfectant".

    Toutes ces raisons sont évidemment mauvaises. En effet, les Poux Rouges, les seuls vraiment redoutables, peuvent venir d'assez loin, chaque nuit, pour piquer les oiseaux, et cela dans les cages ou les vo­lières les plus propres : ils peuvent venir d'un pigeonnier ou d'un poulailler voisins, de nids d'oiseaux sauvages (hirondelles, moineaux) proches des habitations et en­suite élire domicile, le jour, dans tous les recoins, fissures, fentes où il est difficile de les déceler et de les atteindre. On ne les ­voit pas sur les oiseaux, car ils n'y viennent que pour se nourrir et la nuit.

    Il ne faut absolument pas lier leur pré­sence avec un mauvais entretien et un manque de propreté.

    Quant aux désinfectants, il faut bien com­prendre qu'ils ne sont pas insecticides et ne détruisent pas ces parasites externes. On ne les tue pas plus avec un désinfectant que l'on ne détruit les microbes avec un insecticide.

    Les Poux rouges sont dangereux à divers titres ; par les ponctions de sang, ils ané­mient les oiseaux ; ils peuvent causer des anémies graves des adultes et mortelles chez les jeunes. De plus, on les accuse à juste titre, de transmettre certaines mala­dies spéciales dues à des protozoaires du sang et qui sont sans doute responsables des mortalités des jeunes oiseaux sevrés.

    Pendant longtemps, leur destruction s'est heurtée à deux difficultés : la relative résis­tance de ces parasites qui sont des aca­riens, aux insecticides classiques, chlorés en particulier, et la toxicité pour les oiseaux de la plupart des produits.

     

    LE BAIN DES OISEAUX

    La plupart des oiseaux se baignent et tous les éleveurs et amateurs leur en don­nent la possibilité en mettant chaque jour à leur disposition une baignoire. Selon les espèces et selon les individus, le bain est plus ou moins complet. On voit certains oiseaux se mouiller complètement au point de ne pouvoir regagner les perchoirs supérieurs pendant quelque temps, alors que d'autres se contentent d'une légère asper­sion. Dans tous les cas les oiseaux font au moins "le bain de pieds" et cela leur permet de garder des pattes propres.

    On ne laisse pas la baignoire aux oiseaux après le bain, afin qu'ils n'en fassent pas un abreuvoir dont l'eau est évidemment d'une propreté douteuse ou plutôt d'une saleté certaine !

    Faut‑il ajouter des produits à l'eau du bain ?

    C'est une question très discutée, mais beaucoup en sont partisans et y trouvent avantage si le produit est :

    ‑ un détergent léger et non toxique qui fait un peu schampooing et contribue à la pro­preté et au brillant du plumage.

    ‑ un antiseptique qui limite les consé­quences de la pollution de l'eau du bain, surtout si les oiseaux viennent à en boire.

     


    votre commentaire
  • Petit Chinchilla-copie-1

     

     

    LES PRINCIPALES LESIONS EXTERNES

    CHEZ LE LAPIN

    Il est fréquent d'observer, chez le lapin, un certain nombre de lésions externes. Il est facile de les reconnaître et, par suite, d'appliquer le traitement correct.

    LA GALE DES OREILLES

    C'est la maladie externe de loin la plus fré­quente : des croûtes jaunâtres, épaisses, sont visibles d'abord au fond de l'oreille mais, peu à peu, elles gagnent et on finit par les voir sans même toucher le lapin atteint. Le malade se­coue la tête, parfois la tient penchée.

    Le traitement est très facile et l'emploi d'un antigale en une ou deux applications, à 3 ou 4 jours d'intervalle, assure une guérison complète et rapide.

    Toutefois, il ne faut pas oublier que la gala est due à un parasite et, pour éviter des recon­taminations, le traitement des cages où il y a des animaux atteints constitue une mesure très utile.

    LA NECROSE DES PATTES

    Cette maladie, bien plus grave que la gale, vient juste derrière elle pour la fréquence.

    Les lapins atteints frappent fréquemment le sol de leur cage avec leurs pattes; quand on regarde le dessous des pattes, on voit une par­tie dénudée, sans poils, rouge et présentant souvent une croûte ; sous cette croûte, on trouve une plaie rouge suintante. Les lésions sont dou­loureuses et l'animal inquiet, perd l'appétit, mai­grit et, sa résistance diminuant, il finit par mou­rir victime d'une maladie surajoutée, la cocci­diose souvent, qui peut se voir alors même chez des adultes.

    La cause de la nécrose des pattes est un microbe, le bacille de la nécrose qui cause aus­si le piétin du mouton. On l'appelle aussi ba­cille de Schmorl.

    Chez le lapin, il peut causer des abcès et la nécrose de la face, bien plus rare que celle des pattes.

    Chez  l'homme, il cause une suppuration bé­nigne mais douloureuse, autour des ongles, et c'est pourquoi, quand on soigne des lapins at­teints de cette maladie, il faut prendre garde aux écorchures que l'on peut avoir aux doigts et, éventuellement, mettre des gants de caoutchouc. Il est bon, quand on a terminé, de se laver soigneusement les mains.

    Pour expliquer la nécrose des pattes, on a mis en avant les litières humides. C'est une explication plausible ; le piétin s'observe chez les moutons fréquentant des endroits boueux. Le sol en grillage devrait alors être la solution idéale, mais il n'en est rien et la nécrose des pattes s'y observe aussi au point que les sols en grillage ont été aussi accusés.

    La vérité est qu'il s'agit d'une contamination et que la présence du microbe est nécessaire. Sa pénétration est favorisée par la macération et le ramollissement de la peau causés par l'humidité d'une litière sale mais aussi par les petites blessures superficielles qui peuvent ré­sulter du contact du grillage.

    Le traitement consiste à désinfecter les lé­sions avec une solution ou une pommade anti­biotique, après avoir mis les lapins sur une li­tière propre et douce. La cage est régulière­ment désinfectée, la litière souvent changée et brûlée.

    On fera utilement un traitement antibiotique général dans l'eau ou la nourriture.

    On ne mettra jamais de sujet indemne dans une cage ayant contenu un malade sans un nettoyage et une désinfection sérieuse au pré­alable.

         LE CAS DE LA MYXOMATOSE

    Tout le monde connaît maintenant cette ma­ladie mais certains la voient partout et pensent qu'il s'agit de myxomatose dès qu'un lapin a un oeil rouge ou larmoyant ; d'autres, au con­traire, en écartent l'hypothèse devant des lé­sions légères, estimant que cette maladie doit toujours s'accompagner d'une enflure impor­tante et hideuse de toute la tête.

    Pour éviter ces erreurs, il faut savoir :

    1) Qu'une ophtalmie banale s'observe par­fois chez le lapin ; elle est bénigne et non ou peu contagieuse et n'intéresse souvent qu'un oeil. Une goutte de solution de mercurochrome ou d'un collyre antiseptique la guérit rapide­ment .

    2) Que l'on observe souvent des cas de myxomatose atténuée qui ne provoque qu'un léger écoulement purulent des yeux, sans en­flure importante et sans lésions génitales.

    3) Que, quand il y a myxomatose, on ob­serve toujours, sous la peau, de petites tumeurs nodulaires, plates et souvent rouges. Elles sont bien visibles sur les pattes mais surtout sur les oreilles. Plus que tous les autres signes, c'est la présence de ces petites tumeurs qui permet de confirmer la myxomatose.

    On sait qu'il n'existe pas de traitement de la myxomatose. Les prétendues guérisons parfois rapportées s'expliquent par des formes atté­nuées, non mortelles, qui sont de plus en plus fréquentes.

    Seule la prévention est possible par la vacci­nation et par la prophylaxie sanitaire. Le vaccin assure pour 6 mois une protection très bonne mais cependant pas absolue. Il faut la faire avec un vaccin très récent et conservé au froid. Bien des échecs s'expliquent par l'emploi de vaccins trop vieux ou mal conservés. Il existe maintenant un vaccin lyophylisé qui se con­serve 6 mois (au lieu de 3 semaines pour le vaccin ordinaire).

    Les mesures d'hygiène consistent a combat­tre les moustiques qui sont les principaux vec­teurs de la maladie. Pour cela, en automne surtout, il est bon de répéter chaque 3 semai­nes un traitement insecticide des alentours des clapiers. Faire très attention de ne pas pulvéri­ser sur les mangeoires, râteliers et abreuvoirs, ni sur les animaux eux‑mêmes.

    Il reste enfin une dernière réponse à donner à certains éleveurs qui disent que le vaccin contre la myxomatose a provoqué la maladie dans tout leur élevage ; le vaccin lui‑même n'y est pour rien et il s'agit dans de tels cas d'une vaccination qui est faite alors qu'il y a un début de myxomatose (connu ou inaperçu) et avec des précautions insuffisantes, en particulier sans changer d'aiguille à chaque sujet. A partir d'un ou de quelques sujets déjà atteints, la maladie se trouve transmise à tous les autres. Donc, pour la vaccination, quand il y a des cas dans les environs et à plus forte raison dans l'éle­vage, un principe absolu : changer d'aiguille à chaque sujet. Avec une dizaine d'aiguilles que l'on flambe ou fait bouillir à tour de rôle, le problème est vite résolu.

               LES ABCES

    Le lapin est assez sujet aux abcès. On peut en voir apparaître en divers points du corps mais surtout à l'encolure, sous le cou, sous les mâchoires. Si l'abcès est rouge, chaud, dou­loureux, et contient un pus assez liquide, cré­meux, il s'agit d'abcès pasteurelliques ou par­fois staphylococciques.

    Si l'abcès est froid, indolore et contient un pus très épais, comme du mastic, c'est le ba­cille de la nécrose qui est en cause.

    On peut appliquer des traitements antibioti­ques et, selon le cas, une vaccination antipas­teurellique mais il faut rechercher les carences, surtout minérales, donner un supplément mi­néral (phosphate de calcium), des vitamines ainsi que des extraits végétaux (huiles essentielles aromatiques), car le «terrain» est souvent l'élément la plus important du problème.

    Quand c'est le bacille de la nécrose qui est en cause, on évitera les causes d'inoculation (puces en particulier) par des traitements in­secticides non toxiques.

    Localement, les abcès peuvent être incisés et désinfectés  (pommade antibio­tique) mais c'est un traitement insuffisant qui n'évite pas l'apparition d'autres cas, souvent sur le même animal car les abcès sont souvent multiples.

     

    Alaska 2

     


    votre commentaire
  • Gier bleu

    Eleveur et photo :  Daniel Cassar

     

    CHOIX ET MISE EN PLACE

    DES COUPLES REPRODUCTEURS

    Pour que l'on puisse exercer un contrôle efficace sur les accouplements, tous les pi­geonneaux devraient être bagués et enre­gistrés dans un cahier spécial. Aussitôt que les jeunes sont sevrés, c'est‑à‑dire aussitôt qu'ils quittent le nid et commencent à se nour­rir eux‑mêmes, il faut les attraper et les trans­porter dans un pigeonnier d'élevage. Quand ils atteignent l'âge de six à douze mois, ils devraient être accouplés après une sélection rigoureuse et transférés au pigeonnier d'ac­couplement.

    On accouple les races différentes à des âges différents qui dépendent de leurs habi­tudes de reproduction. En recherchant le numéro de la bague de chaque oiseau, et en se reportant au registre, on sera bientôt ca­pable d'éviter l'accouplement d'un frère et d'une soeur et de prévenir une intraculture excessive. Bien qu'il y ait toujours une cer­taine fréquence de l'intraculture quand on laisse les oiseaux s'accoupler eux‑mêmes, ce ne sera jamais considérable, à moins que vous ayez si peu d'oiseaux qu'il n'y ait d'au­tre choix que l'intraculture.

     

              LES SEMBLABLES S'ATTIRENT

     

    Dans l'accouplement, il ne faut pas oublier que les semblables s'attirent. Les mauvais nourrisseurs ont tendance à entraîner les mauvais nourrisseurs pour l'accouplement, et les bons à entraîner les bons. Il est donc primordial de choisir les jeunes essentielle­ment parmi les bons nourrisseurs pour l'ac­couplement car le rythme de la croissance et la taille des oiseaux dépendent grandement de la capacité à nourrir des parents. Il est capital pour des pigeonneaux que leur crois­sance soit aussi rapide que possible, non qu'il soit recommandable d'employer des  moyens de croissance artificiels. Au contraire, on ne doit tolérer que des méthodes d'ali­mentation naturelle, parce que des oiseaux qui poussent trop vite risquent de souffrir de certains désordres et déficiences, car plus le rythme de la croissance est rapide, et plus est grand le besoin de vitamines et des ami­no‑acides chez l'oiseau, alors que la nourri­ture ne permet pas une stimulation artificielle du rythme de croissance. Par le terme "bons nourrisseurs", nous entendons les oiseaux qui nourrissent leurs petits plus souvent que la moyenne et dont les petits croissent plus vite que la moyenne.

    Toutes ces particularités doivent être si­gnalées dans le carnet de notes, à côté des notations de la bague. Le caractère d'un "bon nourrisseur" se transmet de génération en génération.

     

    L'INTRACULTURE

     

    Le débutant ne se rend pas souvent très bien compte de ce qui constitue l'intracul­ture. On peut vous demander, par exemple : "Si j'achète deux douzaines d'oiseaux, pour démarrer, comment puis‑je accroître mon troupeau à partir de ces oiseaux sans intra­culture ?" Un peu de réflexion vous aidera à trouver la réponse. Quand un frère est ac­couplé à sa soeur, un père à sa fille, une mère à son fils, ou un petit‑fils à sa grand­mère, c'est là de l'intraculture. Mais si vous accouplez le rejetons de, disons le couple numéro 2 (ou tout autre) avec le rejeton du couple numéro 1 (ou tout autre), c'est de l'hétéroculture. Ce qu'il faut éviter, cependant, c'est l'accouplement des rejetons du couple numéro 1 (ou tout autre paire) entre eux. Ainsi, si vous possédez une douzaine ou deux d'oiseaux, vous n'avez jamais besoin d'intraculture, car il existe une infinie variété d'accouplements possibles.

    Après la séparation des sexes pour la mue ou pour l'hiver, les oiseaux d'un an sont gé­néralement accouplés au mois d'août, et les oiseaux plus âgés en septembre. Mais il est bon de ne pas apparier les vieilles femelles avec de jeunes mâles.

     

                  UN REGIME QUI N'ENGRAISSE PAS

     

    Une semaine avant les accouplements, préparez les cases d'élevage doubles dans le pigeonnier d'élevage et augmentez légè­rement la rations pour les mâles, en donnant aux femelles un régime qui n'engraisse pas. Les amateurs ont des notions confuses au sujet de l'excès de graisse chez les femel­les. Beaucoup augmentent la ration des mâ­les et réduisent celle des femelles pour évi­ter l'engraissernent qui cause la rétention des oeufs. Toutefois, il est essentiel pour les fe­melles d'avoir plus de graisse que les mâles, mais pas trop, car la grande tâche des fe­melles est de constituer des réserves de vi­tamines et de minéraux. Or, les vitamines A, D, E et K ne sont emmagasinées que dans les tissus adipeux de la femelle. Si elle est trop maigre, elle est en danger de souffrir de déficience en vitamines au moment de l'ac­couplement et cela entraîne à la naissance de faibles rejetons. Des embryons sains ne peuvent provenir que d'oeufs sains, des oeufs sains ne peuvent provenir que d'oiseaux sains et ceux‑ci sont le résultat de nourritu­res saines, c'est‑à‑dire d'une alimentation li­bérale, mais qui n'engraisse pas trop.

     

         UN PIGEONNIER CALME

     

    Si l'on accouple les oiseaux dans la deuxième moitié de la semaine, ils resteront au nid pendant la fin de la semaine, alors que vous pouvez être à la maison et contrô­ler comment ils se comportent.

    Donnez aux plus jeunes couples les cases les plus hautes et aux plus lourds les nids les plus près du sol. Les oiseaux doivent s'accoupler après 5 à 10 minutes de réunion. La construction du nid est un indice mon­trant que l'accouplement a eu lieu.

    Un calme parfait étant essentiel dans le pigeonnier d'accouplement, les couples sur le nid doivent être enfermés pendant au moins une journée avec du grit, à manger et à boire. Laissez sortir un couple à  la fois et de telle sorte que la  case du second couple  soit  passablement éloignée de celle du premier, pour éviter des batailles sur le nid. Continuez à appliquer ce système jusqu'à ce que tous les cou­ples reproducteurs aient bien repéré leur case. Ou­vrez l'oeil pour vous assurer qu'aucun mâle ne s’installe dans une case qui n'est pas la sienne, accidentellement ou à dessein. Les jeunes mâles sont plus combatifs que les vieux ; il ne faut pas laisser leurs nids trop près les uns des autres. Si le mâle est trop querelleur envers la femelle, on fixe une cloi­son grillagée dans la case pendant un jour ou deux en laissant le mâle du côté de l'entrée du nid.

    Il est relativement facile de défaire deux couples et de les réapparier à nouveau, à moins, bien entendu, qu'ils n'aient été gar­dés ensemble dans le pigeonnier pendant longtemps. Dans ce cas, ils retourneront tout simplement vers leur ancien partenaire. Toute­fois, ils oublieront plus facilement leur ancien partenaire que leur ancien nid.

     

    Stargarder

     

     


    votre commentaire
  •  

    Poule Braekel

     

     

    LA QUALITE DES COQUILLES

    La coquille de l'oeuf est l'enveloppe que fournit la nature à une denrée très périssa­ble. Il s'ensuit que, meilleure est la coquille et plus il y a de chances pour que l'oeuf arrive au consommateur dans un état parfait et comestible. Une qualité médiocre de la coquille est la cause indirecte de beaucoup de casse et de fêlure. Comme cela se pro­duit au jour le jour, la perte qui en résulte n'apparaît pas toujours immédiatement.

    Quelques fêlures sont inévitables, mais quand on trouve sur un grand nombre d'oeufs une co­quille très fine et que le pourcentage des oeufs fêlés est élevé, il est temps de s'in­quiéter de la situation et d'essayer d'y porter remède.

    A peu près un mois avant qu'une poulette ne vienne à pondre, elle commence à em­magasiner les matériaux qu'exige la produc­tion des oeufs. Pendant cette période préli­minaire à la ponte, le calcium provenant du grit de coquille d’huîtres s'amasse sous forme de dépôt sur les os du squelette. La quantité de calcium ainsi déposée est très minime et n'est suffisante que pour fournir du carbonate de chaux pour les coquilles d'une demi‑douzaine d'oeufs. Il est bien évi­dent qu'une bonne pondeuse produisant, di­sons 200 oeufs par an voire plus, dépendra entière­ment d'autres sources extérieures pour la fourniture continue de calcium dont elle a besoin. Il n'est peut‑être pas suffisant d'offrir du grit aux poules en tout temps. Il peut ne pas leur plaire et elles n'en absorberont pas aussi abondamment qu'il serait nécessaire pour produire des coquilles de bonne quali­té. Dans ce cas il faut ajouter dans la pâtée ou dans l'eau de boisson un supplément de calcium sous forme facilement assimilable.

    Mais le calcium ne peut être absorbé par l'intestin qu'en présence de vitamine D3. Cette vitamine est fournie naturellement par le soleil et peut être donnée au troupeau sous forme d'hydrosol polyvitaminé. Les rayons ultraviolets du soleil agissent sur cer­taines substances grasses de la peau des volailles pour produire la vitamine D. Ainsi les oiseaux jouissant d'un parquet extérieur, reçoivent du soleil, et d'une manière natu­relle, ce qui leur est nécessaire. Les scienti­fiques sont toutefois convaincus que ce n'est pas toujours là un moyen satisfaisant de se procurer cette vitamine aussi nécessaire. Les temps humides confinent les volailles à l'in­térieur et loin des rayons ultraviolets si béné­fiques. Par les temps chauds, les volailles se tiennent à l'ombre.

    En conséquence, un supplément de vita­mine D3 est un auxiliaire très précieux pour assurer aux coquilles une bonne qualité moyenne pendant toute l'année. Pour des volailles confinées dans leur poulailler de ponte, l'usage des suppléments à la vita­mine D3 est absolument indispensable.

    Bien peu, parmi les gens qui dirigent des élevages avicoles se contentent de faire con­fiance au petit rayon de lumière solaire qui entre le matin dans le poulailler de ponte pour produire des oeufs à coquille solide.

    Un élément minéral dont la présence est nécessaire en très petite quantité est le man­ganèse. De toutes les graines: maïs, blé, sor­gho, avoine, pour n'en citer que quelques ­unes, c'est le maïs qui, de beaucoup, a la plus faible teneur en manganèse. Toutes les aliments pour la croissance et la ponte, con­tiennent au moins 50 %. de farine de maïs et parfois davantage. On ajoute à ces aliments du sulfate de manganèse. Le son et la re­coupe sont des sources naturelles très ri­ches en manganèse, il arrive parfois que l'on en trouve dans la nourriture, mais en quantités limitées.

    La qualité de la coquille est liée aussi à l'age des oiseaux et aux conditions climati­ques. Il peut se passer deux mois à partir du moment où une poulette a commencé à pondre, avant que l'on obtienne un oeuf d'une bonne taille dont la qualité de la coquille soient convenable. Ceci est dû au fait qu'avec une certaine ten­dance à produire des lignées à maturité pré­coce, leur activité ovarienne est parfois en avance sur le développement des glandes qui permettent laproduction des éléments nécessaires à la fabrication de la coquille. Il est très commun de voir de jeunes poulettes pondre un ou deux oeufs à coquille mince, bien que l'on ne puisse incri­miner la qualité de la nourriture. Il n'y a pas lieu de s’alarmer.

    Par ailleurs, la ponte soudaine d'un grand nombre d'oeufs à coquilles molles, quand les oiseaux sont en pleine production, peut être tout autre chose qui peut avoir sa cause dans une insuffisance en calcium ou en vitamine D3 ; l'éventualité d'une maladie est aussi à prendre en compte.

    Les conditions climatiques affectent rapi­dement la qualité de la coquille. Pendant les premières vagues de chaleur, la qualité de la coquille diminue rapidement. Mais dès que les volailles se sont habituées aux temps plus chauds, la qualité des coquilles s'améliore. On n'a pas encore expliqué d'une manière satisfaisante pourquoi la qualité de la coquille baisse temporairement puis revient à la nor­male. Une diminution de la consommation de nourriture due à une chaleur excessive est cependant souvent mise en cause car la consommation de calcium se trouve alors restreinte à une époque de l'année où les pondeuses fournissent des oeufs de bonne taille nécessitant davantage de calcium pour constituer des coquilles solides.

     

    Coq Appenzeller

     

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires