• Pretre de Saxe

     

     

    IMPORTANCE DES MINERAUX ET OLIGO-ELEMENTS

    POUR LE PIGEON

    Comme tous les animaux, le pigeon doit se nourrir pour subvenir à ses besoins en énergie (mouvements, vol, chaleur). Il doit également faire face à la reconstitution des tissus vivants de son organisme chez l'adulte, et à leur formation pendant la croissance. Ces besoins sont représentés par :

    ‑ Les protéines (matières azotées), qui ser­vent à édifier les tissus vivants.

    ‑ Les graisses ou lipides servant de ré­serves et à la production de chaleur.

    ‑ Les sucres ou glucides (sucres et fari­nes) servant surtout à la production d'éner­gie motrice.

    Ces divers substances sont nécessaires en quantités importantes et sont apportées par les graines formant la base de l'alimentation de l'oiseau. Si elles manquent, l'animal meurt de faim ; pourtant, si on les lui apporte à l'état pur en quantités même abondantes, l'oiseau dépérit et finit par mourir. C'est donc que les graines et ses aliments naturels contiennent autre chose en faibles quantités mais cepen­dant indispensable. Cette autre chose, ce sont les Vitamines et les Minéraux; les premières surtout sont nécessaires en très faibles quan­tités.

    En fait le pigeon paraît moins exigeant en minéraux et surtout en Vitamines, que les autres oiseaux et que les volailles en parti­culier, et il en résulte que l'on voit parfois des pigeonniers entiers se porter assez bien, sans que des suppléments de ces éléments indispensables aient été distribués. On peut en conclure que les besoins minimums des oiseaux ont été couverts sans pour autant que les besoins optimums l'aient été.

    En effet, au dessous des besoins mini­mums, des accidents surviennent, mais si des doses supérieures au minimum sont distri­buées aux oiseaux, on observe une amélioration du rendement, de la vitalité, de la re­production, de la résistance aux maladies. Le colombiculteur a donc, de toute évidence, avantage à se tenir aux environs des be­soins optimums plutôt que minimums et cela est vrai aussi bien pour l'éleveur industriel que pour l'éleveur familial ou sportif, encore que ce der­nier ait tout intérêt à dépasser cet optimum, dans un but de sécurité.

     

     LES MINERAUX

    Divers minéraux sont indispensables aux oiseaux en général, certains en quantités re­lativement importantes, d'autres en quanti­tés très faibles ces derniers sont les oligo­éléments.

    On emploie, en général, des blocs de sel, ce qui est déjà mieux que rien mais trop souvent on néglige le calcium et le phos­phore, minéraux indispensables en plus gran­des quantités; les blocs de sels, à base de Chlorure de Sodium, ne contiennent que des traces de phosphore et de calcium.

    Il est évident que lorsque les pigeons sont en liberté totale, comme cela s'est longtemps pratiqué dans certaines régions, une grande partie des besoins en minéraux, se trouve satisfaite dans la nature. En élevage indus­triel et souvent en élevage de race, la claus­tration est complète; pour le pigeon voya­geur elle est souvent prolongée, les sorties étant limitées par des interdictions départementales ou par la conduite de l'élevage. Le problème des minéraux revêt donc une très grande importance, trop souvent négligée ou méconnue.

    Le calcium, associé au phosphore sous forme de phosphate, est un constituant es­sentiel des os et, sous forme de carbonate, de la coquille des oeufs. Cette dernière ne contient pratiquement pas de phosphore. Chez une poule qui pond presque un oeuf par jour, les besoins en calcium augmentent considérablement au moment de la ponte, par rapport à la période de croissance ou d'entretien. Chez le pigeon, la ponte est en­viron quinze fois plus faible et ces besoins en calcium accrus chez la femelle ne se po­sent pas. Il ne faut pas cependant oublier l'«allaitement» des jeunes par les parents; ce lait de pigeon, sécrété par le jabot, est produit par les deux sexes et sa composition est très voisine de celle du lait des mammi­fères; cela suppose des besoins accrus en calcium et phosphore.

    Il doit y avoir un certain rapport entre le calcium et le phosphore ; l'optimum est Ca/P = 1,5. Si ce rapport est respecté, l'ossifica­tion est correcte ; plus l'on s'en écarte, plus il y a de risques de rachitisme, surtout si l'on n'a pas prévu un apport correct de Vitamine D, qui règle l'assimilation de ces éléments.

    Le rachitisme se manifeste, chez le jeune en croissance, par un ralentissement dans le durcissement des os. Ceux‑ci sont formés d'un «moule» gélatineux dans lequel se dé­posent peu à peu les minéraux, qui donnent la solidité. Dans le rachitisme, ce dépôt est retardé, mais les muscles se développent et exercent leur traction sur ces os mous qui se déforment : pattes tordues, bréchet sinueux.

    Nous avons vu que la pigeon semble peu exigeant. Chez le jeune, alimenté par ses parents, cela s'explique, car ceux‑ci pour pro­duire un lait normal, puiseront dans leurs ré­serves quittes à se décalcifier. Quand il y a rachitisme, c'est surtout après 15 jours qu'il apparaît.

    Le calcium intervient également à doses bien plus faibles dans divers équilibres hor­monaux et sa carence grave peut entraîner des troubles nerveux.

    Le phosphore, ainsi que nous venons de le voir, est associé au calcium dans la for­mation des os. Cependant il a une autre ac­tion, en quantités plus faibles, mais c'est une action plus «noble». Il est indispensable à la formation de nombreux composés organiques essentiels à la vie de la cellule vivante et au système nerveux. De ce dernier point de vue, le phosphore agit comme un tonique excep­tionnel et naturel, et non artificiel comme cer­taines drogues qui relèvent plutôt du «do­ping» avec ses aléas et ses dangers. Il faut cependant savoir qu'en cas de carence par­tielle en phosphore, ces besoins de la cellule et du système nerveux sont satisfaits en prio­rité, au détriment de l'ossification. En outre, celle‑ci ne peut être assurée que par le phos­phore des phosphates alors que les besoins cellulaires et nerveux sont assurés par tou­tes les formes de phosphore et peut être même mieux par le phosphore autre que ce­lui contenu dans les phosphates (phospholipides).

    Le chlorure de sodium : c'est le sel ordi­naire. Tous les liquides de l'organisme en contiennent environ 8 grammes par litre et les excré­tions et les sécrétions externes en éliminent. Il est donc indispensable que les animaux en trouvent régulièrement dans leur ration ; l'emploi des blocs de sels est  très courant dans les pigeonniers, mais il est bon d'insister sur ce point, déjà signalé au début de ce chapitre : ils appor­tent le chlorure de sodium et en général des oligo‑éléments (voir ci‑dessous) mais non le calcium ni le phosphore. Si ces deux élé­ments figurent dans leur formule c’est à l'état de traces très faibles alors que les besoins sont au moins 2 à 3 fois supérieurs à ceux en Chlorure de Sodium.

    Le Magnésium : est nécessaire à la forma­tion des os, mais ce métal existe abondam­ment dans les végétaux et ne fait généralement pas dé­faut ; dans la pratique, on ne s'en préoccupe guère.

     

    LES OLIGO-ELEMENTS

    Ce sont des métaux nécessaires à l'état de traces (du Grec oligos: petit). Ils interviennent dans divers processus enzymatiques et sont essentiels au même titre que des vita­mines ; ils sont en général présents dans les suppléments minéraux.

    Les oligo‑éléments actuellement reconnus comme indispensables sont: Le Manganèse (Mn) pour lequel les besoins sont les plus élevés (relativement). L'Iode  (thyroïde). Le Fer (Fe) qui intervient dans la formation de l'hémoglobine du sang. Le Zinc (Zn), le Cuivre (Cu) (sang). Le Cobalt (Co) (Vitamine B12). Récemment on a également attribué un rôle, discuté jusqu'ici, au Nickel (Ni). Le Sélénium (Se) est également un élément qui semble nécessaire mais à doses assez pré­cises, un excès devenant rapidement toxi­que, alors que pour les autres éléments éventuellement toxiques comme le Cuivre, le Zinc, il y a une marge énorme entre les doses utiles et les doses toxiques.

    Enfin, dans ce groupe, on peut également parler de l'Arsenic. Il ne semble pas que ce soit un élément indispensable,tout au moins à des doses décelables mais son emploi à de faibles doses et sous forme de composés organiques, paraît exercer une action toni­que éminemment favorable, par certains points comparable à celle du phosphore.

    Il faut aussi mentionner le Soufre (S), qui rentre dans la composition de divers acides aminés constituants des protéines. Il peut être apporté sous forme minérale de Soufre, de Sulfate et autres composés divers, mais ne peut, sous ces formes subvenir à tous les besoins ; la présence de certains acides ami­nés soufrés, comme la méthionine est indis­pensable dans la ration.

     

    Haut-volant de Vienne-copie-1

     


    votre commentaire
  •  

    Coq Rhode Island

     

     

    NOURRIR CORRECTEMENT LES VOLAILLES

    DANS LES PETITS ELEVAGES

     

    L'alimentation des volailles en petit élevage est encore, dans la majorité des cas, basée sur l'emploi à peu près exclusif des céréa­les.

    Tout au plus, pour les poussins pendant leur premier mois, l'emploi des aliments com­plets a tendance à se généraliser.

    C'est une grave erreur de négliger l'alimen­tation des adultes.

    De quoi une poule pondeuse at‑elle be­soin ?

    1) D'hydrates de carbone, c'est‑à‑dire de farine, de sucres qui lui sont fournis par les céréales.

    2) De matières grasses qu'elle y trouve également.

    3) De matières azotées, c'est‑à‑dire de protéines dont quelques‑unes existent dans certaines céréales (avoine surtout) mais dont d'autres ne sont apportées en quantités suf­fisantes que par les matières animales ainsi que par des tourteaux.

    En pratique, des poules en liberté com­plète, cherchent des proies vivantes : vers, insectes, escargots, etc... et satisfont ainsi le besoin d'aliments d'origine animale. Cepen­dant, dès que les volailles sont parquées, même sur un espace relativement important, elles ont vite fait de réduire à zéro le nombre des proies vivantes. A plus forte raison quand elles sont enfermées dans un enclos res­treint où chaque poule ne dispose que d'un ou deux mètres carrés et souvent moins. Il y a alors carence en matières azotées. Cela est grave car l'oeuf contient beaucoup de protéines et la ponte se trouve réduite dans la mesure ou les céréales apportent ces ma­tières azotées, mesure insuffisante, nous l'avons vu. La production est donc elle‑même inférieure à ce qu'elle pourrait être.

    D'autre part, pour compenser ce manque de matières animales, les poules s'attaquent aux plumes de leurs congénères et parfois même font du cannibalisme et vident littéra­lement leur victime de leurs intestins: il y a ainsi des mortalités et, même avec simple picage, les sujets piqués, tracassés perpé­tuellement, cessent de pondre.

    4)  De minéraux et de vitamines. Les miné­raux sont le phosphore et le calcium surtout. Le phosphore contenu dans les céréales est très mal assimilé par les oiseaux. Le calcium peut faire plus ou moins défaut selon la na­ture du sol, variable selon les régions.

    Les vitamines sont nombreuses et les cé­réales ne contiennent guère que des vitami­nes B, et pas toutes ; la verdure peut com­penser ces carences si les poules ont un espace suffisant et si elles sont en bonne santé car la vitamine A de la verdure n'est bien assimilée que par un intestin en bon état. Ces carences en vitamines influent aus­si sur la ponte et sur le picage.

    Il faut bien savoir que la possibili­té de ponte dépend de la poule elle‑même (facteur héréditaire) mais que la réalisation de cette ponte dépend de la santé et de l'ali­mentation ; une poule, en effet, ne peut pon­dre un oeuf incomplet. Si elle manque d'un des constituants de l'oeuf, elle ne pond pas du tout.

     

    QUELLE SOLUTION ?

    Il n'y en a qu'une : fournir aux pondeuses ce qu'il leur faut et, pour cela, réaliser un apport de protéines, de minéraux et de vita­mines, compléments indispensables des cé­réales.

    En pratique, le petit éleveur ne peut pas réaliser lui-même un aliment complet correct car il lui faudrait pour cela se procurer des matières premières nombreuses dont certai­nes en quantités tellement faibles que cela lui serait difficile; d'autre part, le travail de mélange est délicat et fastidieux.

    Faut‑il alors employer l'aliment complet qui contient des céréales dont l'éleveur est par­fois lui‑méme producteur ? C'est une mau­vaise solution puisqu'il devra vendre sa pro­duction pour la racheter plus cher sous forme d'aliment.

    La vraie solution existe : c'est l'aliment complémentaire qui contient tout sauf les céréales ou qui contient seulement une fai­ble proportion de céréales. Ces aliments com­plémentaires existent en farine que l'on peut compléter par addition de farines de céréa­les, ou on granulés que l'on donne directe­ment aux volailles qui reçoivent par ailleurs les céréales. Un seul point important: bien respecter les indications du fabricant qui vous donne la proportion de pâtée complémen­taire et de céréales à employer.

    Il est ainsi possible d'alimenter correcte­ment les volailles tout en employant des cé­réales.

    On dit souvent que les poules « pondent par le bec » et cela est exact, mais il est faux de croire qu'elles sont satisfaites par du grain à volonté ; la qualité de l'alimentation a au­tant d'importance que la quantité; il faut bien savoir que les céréales, même excellentes, même abondantes, constituent un régime déficient qui ne donnera jamais les meilleurs résultats.

    L'aliment complémentaire est, pour le petit élevage, la solution parfaite et finalement éco­nomique.

     

     

    Poule Leghorn doree

     


    votre commentaire
  •  

    Glosters au nid

    Jeunes canaris Gloster, prêts à quitter le nid.

     

    CHOISIR UNE BONNE METHODE D’ELEVAGE

     Au terme d'une une couvaison assidue de douze jours et demi, des bébés canaris, après avoir brisé laborieusement leur coquille, succèdent aux cinq à six oeufs bleus‑verts tachetés de marron. C'est  à partir de ce moment que les soins vigilants de leur mère commenceront, afin d'assurer une croissance harmonieuse de la nichée. Ce sera également le point de départ, pour l'éleveur, d'une attention soute­nue dans le but de favoriser, au maximum, les efforts de l'éleveuse.

     Avant d'entamer l'étude de la conduite d'une méthode d'élevage, nous devons sa­voir qu'il en existe plusieurs, toutes aussi bonnes les unes que les autres. Cependant, chaque amateur de canaris a une préférence pour telle ou telle façon de procéder ; il est évident qu'une méthode peut être considé­rée comme acceptable, à partir de l'instant où ses résultats, quant à la production de jeunes, sont positifs, mais aussi en considé­rant le point de vue santé qui doit être égale­ment irréprochable. Après ces considérations d'ordre général, mais néanmoins très impor­tantes, nous allons décrire un procédé qui donne de bons résultats et qui peut être recommandé aux débutants.

     1) Les reproducteurs sont logés en cage individuelle (couveuse-éleveuse) et on prati­que l'élevage, soit en laissant ensemble le couple, soit avec la femelle seule.  Cette dernière solution est souvent considérée comme la meilleure pour de multiples raisons : la femelle n'est pas dérangée ni ennuyée par le mâle, elle est obligée de se lever du nid pour quérir sa pitance et, lorsqu'elle retourne au berceau natal de ses enfants, ceux ci réclament leurs rations avec force insistance; de la même facon le mâle n'incite pas la femelle à reni­cher, alors que les jeunes ne sont pas en­core sortis de leur nid, etc...

     2) La nourriture à présent sera l'objet de notre propos: le mélange de graines tradi­tionnel est naturellement servi quotidienne­ment. Nous en rappelons les proportions: 50% d'al­piste, 30% de navette, 10% de gruau d'avoine, 5% de niger et 5% de lin. A ces graines doit être ajoutée la patée d'élevage.

    A son propos, ouvrons une parenthèse, car il en existe de toute sorte. On peut les classer grossièrement en trois catégories : les pâtées que l’on prépare soi-même, les pâtées du commerce et les pâtées hybrides qui utili­sent les compositions commerciales, mais en y ajoutant d'autres éléments ou en mélan­geant deux ou plusieurs pâtées produites pour les laboratoires ou firmes spécialisés. Je vais essayer de vous citer au moins un exemple de chaque catégorie : pour la pre­mière, il existe la traditionnelle pâtée à l'oeuf et aux biscottes qui mélange les deux ingré­dients dans la proportion de quatre biscottes pour un oeuf cuit dur.  Cette re­cette ancienne a du bon, mais ne possède pas un assez fort pouvoir nutritif, puisqu'elle est incomplète et déséquilibrée. Aussi, pour éviter ces inconvénients nutritionnels, d’aucuns ont imaginé d'additionner certaines sub­stances à cette préparation: des vitamines synthétiques, du miel, du charbon de bois, de la choline, etc.

    Les pâtées du commerce n'ont pas ce dés­avantage, car elles sont en principe étudiées de façon que la ration soit complète et équili­brée.  Chaque marque a ses adeptes. Il faut sou­vent se méfier de ne pas présenter au der­nier moment ces préparations pour ne pas avoir la mauvaise surprise de voir les oiseaux refuser de consommer ces pâtées. Il est en effet fréquent qu'une plus ou moins longue pé­riode d'adaptation soit nécessaire, avant que nos canaris puissent apprécier cet aliment à sa juste valeur.

    C'est d'ailleurs pourquoi il arrive d'être dans l’obligation d'utiliser la troisième catégorie de pâtée, de façon à bien faire accepter à nos oiseaux cette nourriture indispensable à l'élevage.

     3) Les jeunes restent au nid environ trois semaines, puis ils font de timides sorties, ré­intégrant presque immédiatement leur abri natal. Progressivement, ils s'enhardissent et à qua­tre semaines quittent définitivement leur nid.

    lis commencent alors à becqueter de‑ci de-là, d'abord la pâtée, puis les graines qu'ils ne décortiqueront vraiment que vers le qua­rante ou quarante cinquième jour. L'époque du sevrage sera là, la nichée deviendra indé­pendante pour le restant de son existence qui a débuté de façon si intéressante sous nos yeux toujours émerveillés par les prodi­ges constamment renouvelés de notre mère Nature.

     


    votre commentaire
  •  

    Perdrix grise-copie-1

     Perdrix grise

     

               INCUBATION ET ECLOSION CHEZ LES PERDRIX

     

    COUVAISON CLASSIQUE

    La durée de l'incubation d'un oeuf de perdrix peut durer de 24 à 27 jours suivant les couveuses.

    Bien que l'incubation artificielle puisse don­ner de bons résultats, il est généralement plus facile et moins onéreux d'avoir une cou­verie classique avec des poules. Les gros­ses poules ne donnent pas de bons résul­tats, elles sont trop lourdes, cassent les oeufs, étouffent les petits perdreaux et il est préfé­rable de se procurer quelques poules naines ou nègre‑soie.

    Une poule naine peut couver un nid com­plet d'une vingtaine d'oeufs.

    Si on lui donne des oeufs pondus en par­quets, on s'efforcera de lui confier des oeufs pondus à des dates assez rapprochées.

    On peut laisser, sous les poules naines, les petits perdreaux au moment de leur éclo­sion en retirant simplement les coquilles au fur et à mesure jusqu'à ce que l'éclosion soit complète.

    On peut laisser ainsi les petits perdreaux sous la poule environ 36 heures, puis on place la poule dans une boîte d'élevage avec boîte d'adoption et on lui présente les petits qu'elle adopte facilement. C'est à ce moment que les petits perdreaux, très sensibles au refroidissement, doivent être surveillés de très près. Si le temps est à la pluie, recouvrez la boîte, avec une feuille de plastique ondulé par exemple.

     

    INCUBATION ARTIFICIELLE

    La durée de l'incubation artificielle est de 24 jours. Tout un choix d'incubateurs est offert par divers fabricants. Pour les petits élevages, les incubateurs électriques sont particulière­ment pratiques. Toutefois l'incubation com­plète en couveuse à aération statique donne des résultats variables. Le rendement est très supérieur et régulier lorsque les oeufs sont mis à couver les premiers jours sous une poule.

    L'incubation conduite les 21 premiers jours en incubateur à air forcé avec une tempéra­ture 37,6 degrés et une humidité relative de 45 %, puis en couveuse à aération statique avec 55 % environ d'humidité relative jusqu'à l'éclo­sion, donne de bons résultats.

    Il faut maintenir les perdreaux dans la cou­veuse jusqu'à ce qu’ils soient complètement secs, puis les faire adopter par une poule qui tient le nid depuis 10‑12 jours. On ne donnera rien à manger aux petits perdreaux pendant les 48 heures suivant leur éclosion. Gardez‑vous bien de laisser les petits perdreaux courir dehors dès l'éclosion, gare aux refroidissements !

     

    ALIMENTATION DES JEUNES PERDREAUX

    Si vous avez la possibilité de vous procu­rer des oeufs de fourmis, on n'a encore rien trouvé de mieux pour démarrer de jeunes perdreaux. Cependant il existe aujourd'hui des aliments composés éprouvés qui vous donneront certainement satisfaction. Donnez naturellement de l'eau tempérée, mais pas de verdure pendant les 6 premiers jours. On peut laisser les petits jusqu'à 2 semaines environ avec la poule puis les faire adopter (attention, à cet âge, ils volent déjà).

     

    ADOPTION

    Ici les opinions sont très diverses. Certains préfèrent l’adoption par la poule couveuse,  d'autres par un couple de vieux perdreaux. En fin de compte, ne fait‑on pas avec ce que l'on a, avant tout. Il est rare d'avoir suffisam­ment de vieux couples de reproducteurs, aus­si nous contenterons‑nous de décrire la mé­thode d'adoption des petits perdreaux âgés de 2 semaines par un mâle repris sur la chasse qui est, tout compte fait, celle que nous préconisons.

    L'adoption est facile à réaliser. Le matériel nécessaire se compose d'une boîte centrale avec fond servant de parcours pour les jeu­nes perdreaux, coupée en son centre par une planchette légèrement évidée d'un côté.

    La boîte centrale est recouverte par deux plaques grillagées que l'on peut soulever. A une extrémité, on place la boîte d'élevage contenant la poule couveuse ; c'est dans la moitié de la boîte centrale située du côté de cette boîte d'élevage que les petits perdreaux seront présentés à la poule pour qu'elle les adopte dès l'éclosion. Cette moitié d'élément  central servira pendant 8 à 15 jours de par­cours aux petits perdreaux. La planche de séparation reste placée tout ce temps, bord évidé dans le haut, de telle manière que la séparation en deux soit vraiment totale.

    Au moment de l'adoption par le coq per­dreau on placera, à l'autre bout de l'élément central une boîte dans laquelle un coq perdreau (bourdon) en bon état sanitaire, aura été placé. C'est à ce moment‑là que la planche for­mant séparation sera retournée de manière que la partie évidée laisse le passage aux petits perdreaux dans le bas.

    La nourriture sera alors donnée unique­ment du côté du coq perdreau.

    Dès le premier soir, il faut regarder si le coq a bien rempli son office de père adoptif, si oui, les petits perdreaux sont alors tous dans sa boîte au chaud sous ses ailes; ils auront abandonné la poule. Normalement dans les 48 h, si le coq est bon, l'adoption par ce dernier doit être faite.

     

    Perdrix-rouge.jpg

     Perdrix rouge


    votre commentaire
  • Doré de Saxe-copie-1

     

     

                                               LES ECTOPARASITES DU LAPIN

     

    Les temps ont changé. Les clapiers primi­tifs ont laissé la place à des stabulations modernes et adéquates. Pour relativement peu d'argent, l'éleveur peut se procurer et utiliser toute une gamme de produits de traitement. Cela veut‑il dire que nos lapins sont ainsi mis en sûreté contre les parasi­tes ? Certes pas. Les parasites ont toujours existé et continueront à nous surprendre.

    Peu de personnes veulent en parler. Aus­si nous en montrons la plus grande com­préhension. Qui veut admettre qu'il a eu des poux ou des puces dans son élevage ?

    Dans cet article, nous allons parler des ectoparasites, parasites qui vivent sur l'ani­mal ou immédiatement sur la peau. Ils n'ap­paraissent pas, parce que les cases sont malpropres, ils se transmettent. L'achat d'un nouveau sujet peut en être la cause. Les lapins élevés en garenne peuvent être envahis. Il est rare que l'homme soit propa­gateur. Les ectoparasites ne sont pas seu­lement désagréables, mais transmettent toute une série de maladies qui nécessitent beaucoup de soins et de temps pour guérir. Pensons à la gale par exemple.

     

    LES TIQUES

    Il y aura toujours des éleveurs qui trou­vent une manifestation de tiques impensa­ble chez le lapin. Il est juste que la fait est rare. Cependant elles peuvent devenir un réel danger si elles ne sont pas découver­tes à temps. D'après la bibliographie scien­tifique, une femelle peut déposer jusqu'à 3000 oeufs. Après deux semaines naissent les larves qui cherchent à se fixer immédia­tement sur un sujet. Elles se développent en se nourrissant du sang de la victime et peuvent par leur nombre causer de sérieux dégâts.

    La plus connue est la tique commune, Ixo­des ricinus, qui plante son rostre si profon­dément dans la peau, qu'il devient problé­matique de l'extraire. Il est pratiquement impossible de l'arracher sans qu'il se dé­chire. Les parties qui subsistent dans la peau de l'animal sont cause d'inflammation et d'infections. Pour avoir quelque succès de retirer ce parasite il faut l'endormir avec de l'alcool dénaturé que l'on applique sur la tique soit par gouttes soit par tamponne­ments. Après 15 minutes, elle peut être ex­traite de la peau du lapin.

    Les tiques peuvent vivre des années sans nourriture; les détruire n'est pas de toute simplicité. Si l'on s'aperçoit que les parasites se sont propagés dans le clapier, on traite chaque lapin séparément pour le débarrasser de ces insectes suceurs et en­suite on désinfecte les cases. Les tiques se cachent dans les plus fines fentes. Cela ne sert donc pas à grand‑chose de laver les cases avec une solution forte. Le meilleur désinfectant est une solution à émanations gazeuses. Etant donné qu'il y a toujours de nouveaux produits sur le marché, il est indi­qué de se renseigner. Une tique atteint l'âge de 18 ans et peut vivre 10 à 12 ans sans aucune nourriture. Les tiques arrivent au clapier par l'herbe ou le foin. Les lapins élevés en garenne sont infestés directe­ment, surtout aux abords de bosquets ou en lisière de forêts.

     

    LA PUCE

    La puce du lapin, Spilopsyllus cuniculi, at­teint une longueur de deux millimètres. Cette puce vit exclusivement sur le lapin. Heureusement que son apparition est un fait rare. Elle évolue dans la litière, dans les fentes et interstices de tous genres au cla­pier. Adulte elle vit sur le lapin. Cette puce est considérée comme la principale propa­gatrice de la myxomatose.

    Si la puce du lapin se manifeste, ce qui peut être la cas lors de saillies ou d'achats de nouveaux sujets, nous traitons d'abord l'animal, ensuite les cases. Le traitement du sol sous les clapiers ne doit pas être négli­gé afin d'éviter une nouvelle génération de ce parasite. Traitement par poudrage ou par pulvérisation. Les produits ne manquent guère.

     

    LES POUX

    Sur toutes les variétés de poux, nous n'avons constaté sur le lapin que l'Haemo­dipsus ventricosus. La femelle dépose ses oeufs dans les poils du lapin. Alors que la lutte contre le parasite adulte est relative­ment facile, on procède comme contre les puces ; la destruction des oeufs s'avère plus difficile. Il est indiqué de procéder à un deuxième traitement selon le remède à dis­position afin de détruire aussi les parasites fraîchement éclos avant leur maturité. Les poux peuvent créer des conséquences né­fastes dans les élevages, voire même en­traîner la mort des jeunes sujets infestés.

     

    LES ACARIENS

    Les acariens sont parmi les ectoparasites les plus répandus. Les dégâts qu'ils cau­sent sont horribles. L'éleveur qui a combat­tu la gale dans son clapier, ne pourra que confirmer.

    Parmi les espèces d'acariens connues, trois seulement s'attaquent aux lapins. Ils vivent juste sous l'épiderme, pendant six semaines environ si les conditions, chaleur et humidité, sont remplies.

    Le Sarkoptes minor cuniculi, s'attaque aux parties du lapin qui sont recouvertes de poils courts. Il est la cause de la gale cra­nienne. En général il attaque la région du nez et gagne les yeux et le front, en lais­sant des croûtes et de fortes inflammations. De jeunes sujets laissés sans soins peu­vent périr. Ils maigrissent et montrent des symptômes d'épuisement. L'attaque se re­marque dès le début. Les sujets atteints se grattent et se frottent dès que les parasites creusent leurs galeries dans la peau.

    Le Dermatokoptes cunciculi et Dermato­phagus cuniculi provoquent la gale des oreilles. Ils vivent surtout sur l'oreille ex­terne et s'attaquent de préférence aux ra­ces de lapins aux oreilles droites. Le résultat de leur travail se caractérise par des déjec­tions en couches superposées. Il est parti­culièrement difficile d'extraire ces couches de l'oreille.

    L'attaque peut être si forte qu'elle bouche le canal auditif. Il est reconnu que ces aca­riens peuvent même s'attaquer au tympan et le crever. Un lapin atteint de la gale des oreilles secoue souvent la tête. Pour com­battre ces parasites, on ramollit les déjections au moyen d'un tampon de ouate imbibé de camomille tiède tenu par une fine pincette. Les déjections sont délicatement extraites du conduit auditif. Ensuite, on applique un acaricide efficace. Le baume du Pérou est un produit quelque peu démodé mais qui a fait ses preuves. Entretemps, il a été créé des produits dont l'efficacité acaricide est plus rapide.

     

    Renard argente

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires